Bruno Ben Moubamba est un homme politique gabonais né à Libreville. Il est nommé Ministre d'État, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement le après avoir été Vice-premier ministre avec les mêmes attributions dans le gouvernement d'ouverture d'Emmanuel Issoze-Ngondet du au . Il est démis de ses fonctions le à la suite d’un désaccord politique larvé de plusieurs mois sur le Plan de Relance Économique (PRE) du président Ali Bongo Ondimba. Bruno Ben Moubamba estime que le recours excessif à la dette met de facto le Gabon sous tutelle des institutions financières internationales telles que le FMI au travers du Mécanisme Élargi de Crédit (MEC).
Bruno Ben Moubamba, de son prénom orthodoxe Vladimir et de son surnom kémit Imhotep, a rédigé en , une proposition de Charte Républicaine et Citoyenne pour la Transition Politique au Gabon..
Biographie Jeunesse et formation Bruno Ben Moubamba est élevé au Gabon et scolarisé dans des institutions catholiques : petit séminaire Saint-Jean, collège Sainte-Marie et collège Bessieux. Né dans le quartier populaire de la Sorbonne-Gare routière, il commence son parcours scolaire à l'école primaire de la Sorbonne.
Après son baccalauréat à Libreville en 1987, il entreprend des études de philosophie et de communication à Bordeaux dans le sud-ouest de la France, avant de compléter son parcours académique par un doctorat en philosophie à Reims et un autre doctorat en sciences sociales et politiques à Paris. Il a de ce fait, achevé des études de troisième cycle en philosophie (université de Reims) et en sciences sociales - sciences politiques à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris.
Il a passé cinq années dans le sud de la France comme formateur et animateur social de jeunes à l’abbaye Saint-Étienne-d'Aubazine.. En 1992, il effectue une mission humanitaire en Bosnie-Herzégovine alors plongée dans les horreurs de la guerre.
Il a également suivi une formation en management des ressources humaines au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Reims.
Dans sa première thèse de philosophie obtenue avec la mention « très honorable à l’unanimité du jury » à l’université de Reims, traitant de la « Doctrine de la paix chez saint Augustin », il se positionne clairement comme un ardent défenseur de la paix. Par cette recherche philosophique, , le grand évêque et philosophe d’origine africaine, avec tout ce que cela comporte pour la résolution pacifique des problèmes du Gabon et de l’Afrique, dans le cadre d’un « nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe », horizon entre autres de ses investigations politiques actuelles.
Dans le prolongement de ses travaux de philosophie, sa thèse de science politique, soutenue le à l’EHESS de Paris et également obtenue avec la mention « très honorable à l’unanimité du jury », traite de « L'idée de permanence dans le problème théologico-politique ». Cette recherche vise notamment à définir les fondements de la foi au moyen de la raison et à mettre en lumière les éléments rationnels communs aux grandes religions monothéistes permettant, par la tolérance, de pacifier les relations entre des communautés et les hommes souvent perturbés par le fondamentalisme.
Carrière professionnelle Journaliste, il commence sa carrière au Gabon à Africa puis à Radio Soleil en 1997/1998. Il a ensuite participé à la création d'une radio catholique gabonaise en 1999 à Libreville, Radio Sainte-Marie, tout en travaillant en France à Radio Notre-Dame, KTO la télévision catholique, RCF Hautes Alpes ou des médias en ligne tels que OMEGA TV.
Spécialisé dans les grandes interviews concernant l'Afrique et les droits de l'homme, sa carrière lui a permis de rencontrer de nombreuses personnalités connues et moins connues, telles que par exemple : Elie Wiesel (prix Nobel de la paix), monseigneur Carlos Belo (prix Nobel de la Paix), L'abbé Pierre, le président Blaise Compaoré, ainsi que de nombreux acteurs politiques, associatifs et humanitaires (Croix-Rouge, Secours catholique, Croissant Rouge, UNESCO, Caire, etc.) ou des militants peu connus qu'il mettait en avant.
En 1997, il a créé l’Association THEOPOLIS de droit gabonais qui deviendra la Fondation THEOPOLIS. En 1998, il a créé et dirigé l’Institut français Édith-Stein avec lequel, il s'est beaucoup investi dans l'action humanitaire au profit des populations et en particulier de l'éducation des enfants. Il a notamment travaillé dès 1999 en compagnie de son épouse Virginie (née Hubert) et de dizaines de volontaires français pour la sauvegarde de la Mission historique de Sindara (province de la Ngounié) à l’intérieur du Gabon où il a fait vivre sur des fonds propres essentiellement et grâce à de nombreux volontaires français : une école, un internat, un dispensaire, une sauvegarde du site, etc., avant d'être contraint d'arrêter ce projet en , à cause des difficultés liées à son engagement le en tant que candidat à la présidentielle gabonaise du .
Avec l'appui de volontaires du Burkina Faso, il a également tenté de reprendre pendant deux ans (de 2006 à 2008), l'école, l'internat et le dispensaire de la mission Sainte-Anne dans la lagune du Fernan Vaz, construite avec des restes de la tour Eiffel, non loin de Port-Gentil et a également tenté plusieurs expériences humanitaires à Ndjolé au centre du Gabon mais elles n'ont pas été couronnées de succès.
En 2007 et 2008, il a eu l'idée avec d'autres Gabonais de proposer aux évêques du Gabon, l'organisation d'un jubilé-anniversaire dédié aux 25 ans de la visite du pape Jean-Paul II dans le pays.
Acteur de la société civile Porte-parole des Acteurs libres de la société civile gabonaise, il a été l’auteur d'une lettre ouverte au président gabonais Omar Bongo dans laquelle il a demandé au deuxième président du Gabon (1967 - 2009) en , des comptes sur la gestion financière du Gabon pendant ses 42 années de présidenceLettre ouverte, lire en ligne
Cette lettre lui valut une traque et une tentative d'assassinat à laquelle il a échappé en quittant précipitamment le pays avec l'aide de la société civile et de la communauté internationale. Toutefois, des militants associatifs et un responsable gabonais de l'Institut Édith-Stein ont été mis en prison et une responsable de la mission de Sindara a été recherchée. Elle a dû, elle aussi quitter le Gabon. À la suite de cette affaire et de la vive réaction internationale, y compris du Congrès des États-Unis face à l'abus des autorités gabonaises, le ministre de l'Intérieur de l'époque, a organisé une conférence de presse durant laquelle il a accusé Bruno Ben Moubamba de vouloir déstabiliser l'État. Du jour au lendemain, l'acteur humanitaire et associatif était propulsé sur le devant de la scène politique.
Il a organisé le , le Forum de Reims appelant à un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique pour l'enrichissement des populations africaines qu'il a théorisé à cette date. Le congrès a rassemblé près de cinq cents Gabonais et a été retransmis en direct sur internet et en différé par la chaîne Africa 24. Cet évènement démocratique accueillant aussi bien des membres du régime gabonais que des opposants a été un tournant décisif : Ben Moubamba a appelé le président Omar Bongo, qui devait quitter le Gabon sur une civière un mois plus tard (le ), à se ..
Bruno Ben Moubamba a été très médiatisé, dans les médias gabonais, français et internationaux dans le cadre de son engagement contre les biens mal acquis, la répression et la corruption au Gabon ainsi que lors du décès du président Omar Bongo, dont il a commenté les obsèques en direct sur France 24 et Africa 24. Cependant, à partir du dernier trimestre 2009 ses relations se sont dégradées avec l'Agence France-Presse (AFP) qui a porté plainte à Paris contre son blog qui contestait la couverture de la présidentielle gabonaise par l'AFP. L'affaire s'est conclue devant les tribunaux français au début de l'été 2012 quand l'Agence France-Presse et son directeur à Libreville qui demandaient d'amende n'ont obtenu devant la justice française qu' symbolique de dédommagement plus de remboursement de frais de dossiers.
Carrière politique Le , avant sa candidature à l'élection présidentielle, il sous-entend publiquement, en présence de madame Clotilde Rendjambé qu' Ali Bongo et André Mba Obame sont responsables du meurtre de Joseph Rendjambé Issani..
Candidat indépendant à la présidentielle gabonaise du , Ben Moubamba est arrivé officiellement derrière les candidats Ali Bongo, Pierre Mamboundou, André Mba Obame, Zacharie Myboto et Pierre-Claver Maganga Moussavou avec un score de 0,30 % sur 18 autres candidats. Pendant la campagne électorale de 2009, il a dénoncé un , demandant la suspension du processus électoral. Il a fait une grève de la faim du 15 au devant l'Assemblée nationale gabonaise..
En 2010, il cofonde le parti Union nationale avec les anciens responsables du PDG passés dans l'opposition. Le secrétaire exécutif de ce mouvement politique revendiquant la victoire à la présidentielle de 2009 s'est auto-proclamé président du Gabon en pour et solder la crise née de la présidentielle gabonaise. Ben Moubamba a été nommé ministre des Affaires étrangères d'un gouvernement parallèle. Il a pourtant démissionné de son parti en avant que l'Union nationale ne soit dissout par le gouvernement gabonais.
Il a adhéré en à l'Union du peuple gabonais (UPG), parti fondé par l'opposant Pierre Mamboundou Mamboundou (décédé le ) tout en .
Lors de son discours d'investiture, il a appelé à une et a accusé les dirigeants du Parti démocratique gabonais, au pouvoir, d'être des du fait d'une management des populations par la misère et des .
Le , il a lancé avec d'autres citoyens gabonais un appel à manifester à Libreville pour exiger la démission du candidat Ali Bongo de son ministère de la Défense. Non autorisée, la manifestation a été réprimée par des gaz lacrymogènes et a donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre. Après qu'un manifestant a été blessé, il s'est adressé aux policiers, chemise ouverte, hurlant : Gabon: violences lors d'une manifestation anti-Ali Bongo, AFP, 7 août 2009..
À la suite de sa première grève de la faim à caractère politique au Gabon, il est arrivé sixième à la présidentielle gabonaise du derrière Ali Bongo, Pierre Mamboundou, André Mba Obame, Zacharie Myboto et Pierre-Claver Maganga-Moussavou.
Remarqué par les néo-opposants issus du Parti démocratique gabonais (PDG), il a cofondé avec ceux-ci le parti Union nationale en . Il en a démissionné le avant de rejoindre l'Union du peuple gabonais (UPG) en .
En , il a été nommé par le secrétaire exécutif de l'Union du peuple gabonais (UPG) au poste de chargé de la communication, de l’économie, de l’économie numérique et des relations avec les institutions constitutionnellesdécision / UPG/CSE/SE/MY/2013.
Lors du premier congrès, du 10 au , il est élu sans surprise président de l'UPG avec 94 % des voix.
Candidat sous couvert de l'UPG, il finit à l'élection présidentielle gabonaise du 27 août 2016 avec 0,53 % des voix.
Le , il est nommé Vice-premier Ministre, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement. du nouveau gouvernement d'ouverture d'Emmanuel Issoze-Ngondet.
A son arrivée au minsitère de l'Habitat, il déclare "Le foncier est un problème au Gabon. Les Gabonais sont appelés à tous avoir des titres fonciers. L’objectif de ce projet est de permettre d’identifier les occupants de terres sur toute l’étendue du territoire national » et promet la construction de 10000 logements par an aux gabonais.
Le comme première action il fait expulser les squatters de la cité Angondjé., il poursuit en expulsant les squatters de la cité Bikélé le ..
A la mi- il suspend Juste Valère Okologo de ses fonctions le directeur général de la Société nationale immobilière. mais ce dernier reste en poste, le vice premier ministre est publiquement désavoué mais le vice premier ministre reste en poste..