Sainte-Thècle est une municipalité canadienne du Québec dans la région de la Mauricie. Elle est située dans la municipalité régionale de comté de Mékinac, dans le bassin hydrographique de la Batiscanie et dans la région administrative de la Mauricie. Cette localité qui occupe au total dont de superficie terrestreRépertoire des municipalités du Québec - Sainte-Thècle, est particulièrement reconnue pour sa villégiature autour de ses qui parsèment son territoire. Sa forêt et ses paysages de montagnes offrent des panoramas exceptionnels pour les touristes et les villégiateurs.

Sainte-Thècle attire également une population qui s'adonne à la chasse, la pêche, aux activités en motoneige et véhicules tout-terrain, et aux autres sports extérieurs. L'église, le presbytère et le cimetière, situés sur la colline dominante du village, constituent un patrimoine historique de grand intérêt. Les industries agricole et forestière ont marqué son histoire.

Toponymie La dénomination « Sainte-Thècle » a été attribuée à la paroisse catholique, aux municipalités (paroisse et village) et aux commissions scolaires locales (paroisse et village) de la localité de Sainte-Thècle. Ce toponyme provient de sainte Thècle, vierge martyre du , convertie à la chrétienté et instruite par saint Paul lors de son premier voyage missionnaire. Thècle est née dans l'Isaurie en Turquie. Saint Tite et sainte Thècle ayant vécu à la même époque, le nom de cette vierge a été retenu pour la fondation canonique de cette paroisse de la Moyenne-Mauricie par le décret du édicté par Louis-François Richer Laflèche, évêque du diocèse de Trois-Rivières"Chronique sur l'histoire de Ste-Thècle - Épilogue de la vie de Sainte-Thècle", par René Veillette, journal Le Dynamique, 7 mars 1973. D'ailleurs, Moïse Proulx, curé de Saint-Tite desservit la paroisse de Sainte-Thècle jusqu'en 1880, soit jusqu'à l'arrivée du premier curé résident"Chronique sur l'histoire de Ste-Thècle - L'érection canonique" par René Veillette, journal Le Dynamique, 28 février 1973, p. 2, mentionnant les services religieux offerts par Moïse Proulx..

La toponymie des rangs de la paroisse incarne l'élan de chrétienté du : Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Pierre, Saint-Georges et Saint-Thomas. La partie Est de ce dernier a été rattachée à la municipalité de Sainte-Thècle en 1891.

Les principaux artères du village de jadis sont les rues Notre-Dame, Saint-Jacques, Masson, Grenier, Lacordaire, Tessier, de la Station, et Du Pont. Cette dernière rue tire sa désignation du pont flottant sur le lac Croche, qui reliait le village dans bas au rang St-Michel (nord). Avec l'expansion du village, la toponymie des nouvelles rues a connu un courant patronymique: rues Bédard, Veillette, Vallée, Piché, Carré Proteau, Carré Cloutier, route Marcotte, route Marchand... La rue du Centenaire a été érigée lors des grandes festivités de 1973-74, en parallèle à la rue Villeneuve. Plusieurs chemins ont été désignés selon leur contexte géographique, tels que le chemin de l'Anse, le lac du Jésuite, le lac Traverse, le lac Aylwin, le canton Lejeune et le lac Bouton. Le chemin Joseph Saint-Amant au Canton Lejeune rend hommage à cet homme d'affaires de Saint-Tite qui a grandement contribué à l'industrie forestière ; il possédait le moulin à scie dans la ville de Saint-TiteArticle "Jos. St-Amant & Fils Ltée", journal Le Nouvelliste, 11 septembre 1992, cahier 2, p. 21..

La route Charest (désignée ainsi en hommage à Florent Charest dont la famille habitait à Sainte-Thècle, au coin du chemin St-Thomas et de la route Rompré), reliait le chemin Saint-Thomas à la route du lac Pierre-Paul (à Saint-Tite). Un segment d'environ de cette route a été abandonnée dans les années 1970, en partant de la route du lac Pierre-Paul. La route Rompré (aujourd'hui un segment de la route 352) relie le chemin du rang Saint-Thomas au chemin Saint-Émile (Saint-Adelphe).

À la fin du , le village de Sainte-Thècle était départagé en deux zones principales : le village d'en bas (soit le plus ancien, situé entre le lac Croche et le lac-aux-Chicots) et le village de la gare (qui s'est constitué grâce à la gare du chemin de fer ; le chemin de fer étant arrivé à Sainte-Thècle en 1887). Finalement l'érection de l'église, à partir de 1903, engendra la construction des rues Saint-Jacques et Masson, créant ainsi un troisième villageArticle "Le conseil de Ste-Thècle adopte une résolution de reconnaissance", journal Le Nouvelliste, 20 mars 1962, p. 7, nommant les inspecteurs de chacune des routes (ou segments de route)..

Histoire Chronologie municipale

: la municipalité de la paroisse de Sainte-Thècle est officiellement constituée à la suite de la parution du décret gouvernemental dans la Gazette Officielle du Québec. : la municipalité du village de Sainte-Thècle est créée et son territoire (village d'en haut et de la gare) se détache de la municipalité de la paroisse. 1958 : le secteur du village d'en bas se détache de la municipalité de la paroisse et se fusionne à la municipalité du village. : mise en place de la MRC de Mékinac (municipalité régionale de comté) qui succède alors à la corporation de comté qui avait été mis sur pied en 1855. La MRC de Mékinac est une organisation supramunicipale dont le territoire englobe toutes les municipalités de la zone Mékinac. Les pouvoirs de MRC s’appuient à la fois sur des compétences obligatoires prévues par la loi et sur des compétences supplémentaires selon la volonté des municipalités de son territoire de mettre en commun des services. : fusion entre la municipalité de la paroisse et celle du village de Sainte-Thècle pour former la municipalité de Sainte-Thècle.

Chronologie scolaire

1878 : création de la première commission scolaire de Sainte-Thècle. La première réunion de la commission scolaire s'est tenue le en la résidence de Théophile MagnanRecherches historiques de Gaétan Veillette sur l'histoire des commissions scolaires de Sainte-Thècle.. 1915 : séparation du territoire de Sainte-Thècle en deux commissions scolaires: village et paroisse. 1949 : fusion des deux commissions scolaires. 1965 : fondation de la CSRM (Commission scolaire régionale de la Mauricie) pour desservir tout l'enseignement de niveau secondaire à partir du . Tandis que la Commission scolaire de Sainte-Thècle continue d'encadrer l'enseignement de niveau primaire. 1969 : cessation de l'enseignement de niveau secondaire 3 et plus, en , à Sainte-Thècle. Dorénavant, cet enseignement est dispensé à la polyvalente Paul Le Jeune à Saint-Tite qui a débuté en . : fusion de la Commission scolaire de Sainte-Thècle avec la Commission scolaire de Normandie laquelle avait déjà la charge depuis 1969 de l'enseignement de niveau primaire dans toutes les autres paroisses de la zone dite de Normandie (aujourd'hui, équivalent à la MRC de Mékinac). : la Commission scolaire de Normandie est dissoute au , pour faire place au à la Commission scolaire de l'Énergie qui a la charge d’administrer l’élémentaire et le secondaire sur le même territoire que l'ex-CSRM (territoire s'étendant de Mont-Carmel, jusqu’à Parent (Québec) en Abitibi).

Chronologie religieuse

: érection canonique de la paroisse catholique de Sainte-ThècleChroniques sur l'histoire de Sainte-Thècle, parues de 1972 à 1982 dans le journal Le Dynamique (publié à Saint-Tite), rédigées par René Veillette et Gaétan Veillette.. : Don par acte notarié du seigneur John Price d'un lot à la Fabrique de Sainte-Thècle dans le but d'y ériger une chapelle. 1877 à 1879 : Construction de la chapelle du village d'en bas. 1880 : Ouverture des registres des actes de baptêmes, mariages et sépultures de Sainte-Thècle. Auparavant, les actes relatifs aux résidents du Lac-aux-Chicots étaient inscrits aux registres de Saint-Tite. 1893 : Agrandissement de la chapelle du village d’en bas, à la suite d’un nouveau décret de l’évêque du . Cet agrandissement a permis l'ajout de 75 bancs alors qu’initialement la chapelle comportait 97 bancs dans son enceinte. 1903 : Choix du site de la future église d’en haut et début de la construction de l’église. 1903 : Arrivée de Maxime Masson, le , comme curé de Sainte-Thècle. Sa cure dura . 1904 : Approbation le du nouveau cimetière, au sommet du plus haut coteau entre les deux villages : celui de la gare et celui d’en bas. : Dernière sépulture dans le cimetière du village d’en bas. Il s’agit de la dépouille de Marie Paquin, épouse de François Béland. : Première célébration religieuse dans la nouvelle église. La vente des bancs s'est fait le même dimanche après la grande messe. 1905 : Construction d'un chemin de croix à l’intérieur de l’église. 1907 et 1908 : Érection du chemin de croix dans la sacristie. 1914 : Acquisition du grand orgue de l’église, en remplacement de l'ancien orgue qui provenait de la chapelle. 1932 : Nouvelle phase d'aménagement de la finition de l'intérieur de l’église, notamment par le célèbre peintre Louis-Édouard Monty. 1938 : Fabrication par le curé Maxime Masson d'un lion en ciment, installé sur un socle extérieur du côté nord-est de l'église, symbolisant que la Fabrique de Sainte-Thècle est libérée de la dette générée par la construction de l'église de 1903 à 1905. : Un ouragan fait tomber les deux clochers de l’église de Sainte-Thècle. Plusieurs maisons et d’autres bâtiments ont été endommagés. : Début des travaux de réalisation des tableaux ornant les murs et la voûte de l’église, par Louis-Édouard Monty, artiste de Montréal. Le Curé Maxime Masson réalise les peintures au plafond de la sacristie. : Fin de la curé de du curé Maxime Masson ( à Saint-Justin : à Pointe-du-Lac). : Installation d'un nouvel autel dans le chœur de l'église permettant au célébrant d'être face à l'audience. 1974 : Installation de la pierre souvenir dans le parterre devant l'église, au terme des festivités du centenaire canonique et civil de Sainte-Thècle. Cette pierre a été déménagée en 2017 dans le parterre face au presbytère. 1983 : Fin de la cure (1962-1985) de André Morin (né le au Lac-à-la-Tortue). 1987 : Reconstitution du maître-autel dans le chœur de l'église. : L'église a servi de scène au tournage du mariage dans la série télévisée "Blanche" à Radio-Canada. : Inauguration de la fontaine face à l'église, sur le même site que l'ancienne fontaine de l'époque du curé Masson. Élargissement de la rue St-Jacques pour créer des places de stationnement devant l'égliseArticle «Sainte-Thècle, toujours de l'avant» du journal Le Nouvelliste, 2 juin 2017, p. A11.. : Création de la nouvelle fabrique de la paroisse Saint-Cœur-de-Marie comprenant les fabriques de Notre-Dame-des-Anges, Saint-Éloi-les-Mines, Saint-Rémi-du-Lac-aux-Sables, Saint-Léopold d'Hervey-Jonction, Sainte-Thècle et Saint-Adelphe. : Inauguration de la nouvelle fabrique en présence de l'évêque du diocèse de Trois-Rivières Luc Bouchard. : Fin de la cure de ( plus longue de l'histoire de Sainte-Thècle) de Gérald Baril, soit depuis 1985. : Entrée en fonction du nouveau prêtre modérateur, l'abbé Benoit Muhindo Matiri, de la paroisse Saint-Cœur-de-Marie. Été 2018 : Rénovation de l'intérieur du calvaire du cimetière de Sainte-Thècle.

Géographie Sainte-Thècle est située à la jonction des routes 153 et 352. La route 153, d'orientation nord-sud, relie Yamachiche jusqu'au Lac-aux-Sables, via Saint-Tite. Sur son passage à Sainte-Thècle, la route 153 couvre le trajet du chemin Saint-Georges (Sud), la rue Notre-Dame, la rue Saint-Jacques et le chemin Saint-Pierre-Nord. Tandis que la route 352 part de Trois-Rivières, passe par Saint-Stanislas et Saint-Adelphe; puis arrive à Sainte-Thècle, par le chemin Saint-Thomas-Sud, pour se terminer à l'intersection de la route 153 à l'extrémité sud du village de Sainte-Thècle (près de l'ancienne gare).