Le Parc est une chorégraphie d'Angelin Preljocaj créée en 1994, sur une musique de Mozart, pour les danseurs du Ballet de l'Opéra de Paris. Le chorégraphe s'interroge sur le cheminement des passions et la guerre des sexes. Il invite à un voyage au pays de la Carte de TendreDans la Carte de Tendre décrite dans le roman de la Clélie (1654), on doit traverser les marécages des Terres Inconnues avant de franchir la Rivière Dangereuse pour atteindre Tendresse ou Grand Cœur. dans un style particulier fait d'un lyrisme teinté d'une forte sensualité.
L'intrigue ou les jeux de l'amour dans un jardin français Dans un décor loin d'être bucolique, quatre jardiniers, modernes Cupidons aux lunettes noires, rythment le mécanisme des conquêtes sentimentales : on se cherche, on s'aguiche, on s'observe, on se désire, on se refuse mais l'orgueil finit par céder en libérant les ardeurs trop longtemps refoulées. Sur des musiques empruntées à Mozart, Preljocaj campe les stratégies galantes qui aboutissent à l'amour.
Le chorégraphe part ici à la recherche des codes et comportements amoureux de la littérature des depuis les amours platoniques de La Princesse de Clèves jusqu'au libertinage des Liaisons dangereuses.
La création du ballet Le Parc a été créé le à l'Opéra Garnier avec deux couples de danseurs : Isabelle Guérin et Laurent Hilaire ainsi qu'Élisabeth Maurin et Manuel Legris. Il a été repris à l'Opéra Bastille en février et , en et en février 2002. Il a été également représenté au Festival RomaEuropa de , au Festival français de Singapour en , au MET de New York en , au Festival d'Aix-en-Provence de , à l'Opéra royal du château de Versailles en et au War Memorial & Performing Arts Center de San Francisco (Californie) en .
Cette chorégraphie d'Angelin Preljocaj a reçu un Prix Benois de la danse (Moscou) en 1995 et le film qui en a été tourné à l'Opéra de Paris en 1999 s'est vu décerner le « Grand Prix International de Vidéo-Danse » à Nice en .
La partition musicale Aux extraits de pièces pour cordes et de concertos pour piano de Mozart, le chorégraphe mêle des créations sonores de Goran Vejvoda.
Ouverture : Adagio de la Symphonie n° 36 dite de « Linz » en do majeur - K. 425 (1783)
Acte I 1. Les jardiniersCréation sonore 2. Les représentants des deux sexes s'observent Adagio et fugue en ut mineur - K. 546 (1783) 3. Jeux d'approcheSix danses allemandes - K. 571 (1789) (la n'est pas utilisée) 4. Rencontre Pas de deuxAndantino en si bémol du Concerto pour piano n° 14 ern mi bémol majeur - K. 449 (1784)
Acte II 5. Les jardiniersCréation sonore 6. Tendres appasLes demoisellesRondo de la Petite Musique de Nuit - K. 525 (1787) 7. DésirsLes messieursAndantino en la du Divertimento n° 11 en ré majeur - K. 251 (1776) 8. ConquêteQuatre amoureuxPresto de la Plaisanterie Musicale pour cordes et deux cors - K. 522 (1787) 9. RésistancePas de deuxAndante en mi bémol du Concerto pour piano n° 15 en si bémol majeur - K. 450 (1784)
Acte III 10. Rêve - Les jardiniersCréation sonore 11. Lamentation Quatre amoureusesAdagio en fa majeur extrait de l'adagio et fugue pour cordes d'après J.S. Bach - K. 404a (1782) 12. ArdeurAllegro du Divertimento en si bémol majeur - K. 137 (1782) 13. PâmoisonSept couplesAdagio de la Sérénade « Haffner » en ré majeur - K; 250 (1776) 14. AbandonPas de deuxAdagio en fa dièse mineur du Concerto pour piano n° 23 en la majeur - K. 488 (1786)
Épilogue 15. Les jardiniersCréation sonore
Filmographie Le Parc, DVD chez Bel Air (BAC009), 1999.
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Un extrait du ballet dansé par Benjamin Millepied et Virginie Caussin a été utilisé en 2011 par Angelin Preljocaj pour la réalisation d'une publicité pour Air France tournée au Maroc.
Notes
Catégorie:Ballet de danse contemporaine