Le d'infanterie, auparavant appelé jusqu'en , de la Garde nationale de New York, est une unité militaire américaine. C'est le régiment le plus connu comportant des hommes noirs durant la Première Guerre mondiale.. Ces soldats sont mieux connus sous le surnom des « Harlem Hellfighters », des « Black Rattlers » (« Serpents à sonnette noirs ») en référence à leur insigne, ou encore des « Men of Bronze ».
Historique Entre 1917 et 1918, afro-américains sont mobilisés. Sur ce nombre, débarquent en France et vont au front. Ils sont essentiellement dans les (« les Buffles ») et d'infanterie (« les Casques bleus »), dont fait partie le d'infanterie. Ce régiment comporte également des PortoricainsJournal France-Amérique.. Le et le de la division sont intégrés à la Division Main rouge (Red Hand Division) du général Français Mariano Goybet.
vignette|Linard, Mission militaire française près l’armée américaine - Au sujet des troupes noires américaines (dit Circulaire Linard), le . droite|vignette|Le d'infanterie défilant à New York en février 1919. vignette|Dix neuf d'entre eux dont Henry Johnson et le colonel William Hayward, les real figthers, décorés de la croix de guerre.
Ces soldats noirs sont moins bien entraînés, habillés et nourris que leurs homologues blancs. L'administration du président des États-Unis Woodrow Wilson étant réticente à les enrôler dans l'armée et ne leur montrant aucune estime, ils sont ainsi à leur arrivée en , relégués à des tâches de soutien (travaux de manutention ou de ravitaillement). Le général John Pershing, commandant en chef des forces américaines, envoie même une note secrète. aux militaires français intitulée Secret Information Concerning Black American TroopsLe document original a été rédigé en français, avec la mention « Confidentiel », sous l'objet « Au sujet des troupes noires américaines ». Cf. , contenant : Au sujet des troupes noires américaines (dit Circulaire Linard, 7 août 1918), pdf, version en français. The Crisis, Vol. 58, n° 3, mars 1951, page 176, révèle le document et en donne une traduction en anglais pour son lectorat aux Etats-Unis d'Amérique. dans laquelle il évoque le des soldats noirs, qui constituerait une New York State Military Museum..
Néanmoins, les militaires français ne prennent pas en compte cet avertissement et le maréchal Ferdinand Foch, commandant-en-chef des forces alliées, exige que le régiment soit incorporé aux troupes françaises. Les Français avaient en effet connu beaucoup de succès avec les Africains de leurs colonies et manquaient de troupesFrance24..
Le régiment qui dépend à l'origine de la garde nationale des États-Unis débarque à Brest le et fait un défilé remarqué lorsque son orchestre d'une soixantaine de membres dirigé par James Reese Europe joue la Marseillaise puis d'autres titres sur un air de jazz. Le , l'orchestre des Harlem Hellfighters, dirigé par James Reese Europe, donne le premier concert de jazz sur le continent européen sur les marches puis dans le théâtre Graslin à Nantes.
En , il prend sa nouvelle désignation et, en , coiffés du casque Adrian, les « Harlem Hellfighters » sont ainsi incorporés à la d'infanterie française (D.I.), sous le commandement direct des FrançaisJournal de marches et des opérations (J.M.O.) de la , cote , ministère français de la Défense... Ils opérèrent notamment en Champagne et en Alsace, se battant sur le front pendant , soit plus que tous les autres soldats américains. C'est aussi la première unité alliée à franchir le Rhin. Leur surnom de « Harlem Hellfighters » leur est donné par les Allemands, surpris par leur courage. Environ d'entre eux périssent au combat. Le régiment quitte la le J.M.O. de la , cote , ministère français de la Défense.. en vue de son retour aux États-Unis.
Après la guerre, le gouvernement français décerne au régiment la croix de guerre décorée d'une étoile d'argentUne citation à l'ordre de la division. pour la prise de Séchault.. Ce sont les premiers Américains à avoir été ainsi décorés de la Croix de guerre françaiseConsulat Général de France à New York.. Des distinctions à titre individuel sont également décernées à 171 d'entre eux.
Pourtant, sous la pression des autorités américaines, le régiment n'est pas autorisé à parader dans les rues de Paris. Grâce au colonel William Hayward, et malgré les réticences du commandement américain, les « Harlem Hellfighters » peuvent tout de même défiler sur la Cinquième Avenue de New York à leur retour en The U.S. National Archives and Records Administration.. Ils marchent devant une foule immense, au son de leur orchestre de jazz, dirigé par James Reese Europe.
Postérité 220 px|vignette|redresse|Prospectus mettant en avant James Reese Europe.
Une stèle rend hommage au régiment à Séchault.Dossier de monument..
En , l'auteur américain Max Brooks leur rend hommage dans un récit de fiction en bande-dessinée, The Harlem Hellfighters, illustré par Caanan White. Le sort le jeu vidéo Battlefield 1 dont la campagne rend hommage aux Harlem Hellfighters en les mettant en scène en introduction. Un des membres de l'unité sert de narrateur tout au long de l'aventure.. Le groupe de power metal Sabaton leur rend hommage dans leur chanson Hellfighters.
La vision d'une Europe sans ségrégation raciale joue un rôle sur la volonté d'engager une réflexion sur les droits civiques des Afro-Américains. James Reese Europe et son orchestre sont aujourd'hui célèbres pour avoir introduit et popularisé le jazz en Europe..
Parmi les membres de ce régiment figurent en outre Henry Johnson, Horace Pippin et les musiciens de jazz Noble Sissle et Eubie Blake.
Certains des soldats sont enterrés au African Cemetery No. 2.
Notes et références
Liens internes James Reese Europe Arthur Briggs
Bibliographie
Mamba Point Blues, roman de Christophe Naigeon, Presse de la cité , 535 p.
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