Adèle Kamm ( à Lausanne en Suisse - à Leysin en Suisse) est la fondatrice d'une association de malades et un écrivain.

Biographie

À 20 ans, après avoir achevé ses études en Angleterre, elle tombe malade, d'abord une pleurésie, puis trois ans plus tard, une tuberculose, qui est diagnostiquée comme incurable.

De confession protestante, hospitalisée au sanatorium de Leysin, Adèle Kamm fonde, avec une autre malade, Louise Devenoge, une petite association de malades dont l'objectif est d'amener les malades à échanger entre eux leurs réflexions.

Comme le souligne Henry Bordeaux : Henry Bordeaux, Voici l'heure des âmes, Flammarion, 1931 (74).

Les deux jeunes femmes font circuler entre les malades un petit cahier intitulé Les Coccinelles sur lequel chacun peut écrire son ressenti sur sa maladie et les épreuves qu'il traverse. Pour Adèle Kamm, il ne s'agit pas, dans ce cahier, de faire œuvre d'apostolat, mais de témoigner et de faire témoigner, d'écrire quelque chose de sincère, sans tristesse, .

Paul Seippel, son biographe, souligne qu'Adèle Kamm avait confiance dans la bonté de ceux qui l'entouraient et elle-même affirmait que ce qui lui procurait le plus de bonheur était la confiance qui pouvait exister entre les êtres humains.

Cette petite association devient une union suisse de malades, l'association Union des Coccinelles, qui visite les malades , œuvre dirigée par Geneviève Boegner à partir de 1913 et qui sera à l'origine de la création de l'Union catholique des malades par Louis Peyrot .

À la demande du pasteur Hoffet, elle écrit une brochure : Joyeux dans l'affliction (Fröhlich in Trübsal) . Elle entretient également une correspondance avec des prisonniers.

Grâce au succès de Joyeux dans l'affliction, qui lui procure les premiers fonds, Adèle Kamm crée, à Genève, une galerie de cure d'air pour les incurables . L'établissement ouvre en au Pré Jérôme. C'est à cette époque qu'elle écrit à son pasteur : .

La réputation d'Adèle Kamm s'élargit peu à peu au-delà de Leysin et de la Suisse. Vers 1910, elle reçoit la visite de Lady d'Aberdeen, vice-reine d'Irlande, présidente du Conseil international des femmes, fondé en 1888 aux États-Unis, qui avait entrepris dans son pays la lutte contre la tuberculose.

Pendant les premières années de la guerre, en 1914 et 1915, le pasteur Charles-Édouard BabutCharles Babut (1835-1916), pasteur et théologien de l'Église Réformée cite Adèle Kamm dans ses sermons .

Une sainte protestante

En 1912, l'écrivain suisse Paul Seippel, l'ami de Romain Rolland, écrit la biographie d'Adèle Kamm, celle qu'il appelle Paul Seippel, Adèle Kamm, éditions Payot, Lausanne, 1912 (2) La Semaine littéraire, Volume 34 (1926) (135). Ce livre est l'un des plus forts tirages de la littérature romande de l'époque. Largement réédité il a été traduit en au moins sept langues, dont l'allemand, l'anglais (traduction Olive Wyon), l'espéranto (traduction René de Saussure), le finnois, l'italien et le suédois .

Publications

Joyeux dans l'affliction, imprimerie Reggiani & Renaud, lieu de publication non connu, 1910, Fiche Joyeux dans l'affliction (1910), Google Livres. — Réédité en français, en 1914 : , cf. fiche Joyeux dans l'affliction (1914).

Traductions de Joyeux dans l'affliction Blijmoedig in het lijden, Amsterdam 1912 Glada i bedrövelsen, Lindblad, 1915 Iloisia murheessa, Gummerus, 1920 Eĉ en doloro ni estu ĝojaj! Paris: Librairie de l'Esperanto, 1920, 39 paĝoj, par (E. Ramo) Fröhlich in Trübsal, 1927, Strasbourg, impr. Ch. Hiller, Buchhandlung der Evang. Gesellschaft

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Paul Seippel, Adèle Kamm, éditions Payot, Lausanne, 1912 Henry Bordeaux, « Adèle Kamm », in Voici l'heure des âmes, Flammarion, 1931

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