Le Sicilien ou l'Amour peintre est une comédie-ballet de Molière en un acte, sur une musique de Jean-Baptiste Lully, créée le à Saint-Germain-en-Laye.

Sujet L’intrigue du Sicilien ou l’Amour peintre repose sur une aventure galante classique où la ruse triomphe de la jalousie. Par sa simplicité, elle sert de support à un éloge de la douceur de vivre et des mœurs françaises, en contraste avec la jalousie sombre attribuée aux personnages étrangers.

Contexte Cette comédie-ballet a été conçue pour clore le Ballet des Muses, une série de divertissements offerts au roi Louis XIV, qui a participé personnellement au ballet en interprétant un « Maure de qualité » dans la dernière entrée..

Portée Cette pièce est un précurseur du style nommé opéra-comique, mêle chant, danse et comédie. Jean-Baptiste Lully aurait réalisé ici sa

Personnages Adraste, gentilhomme français, amant d’Isidore. Dom Pèdre, Sicilien, amant d’Isidore. Isidore, Grecque, esclave de Dom Pèdre. Climène, sœur d’Adraste. Hali, valet d’Adraste. Le sénateur. Les musiciens. La troupe d’esclaves. La troupe de Maures. Deux laquais.

Argument Adraste, un gentilhomme français, est éperdument amoureux d’Isidore, une jeune esclave grecque affranchie. Cependant, celle-ci est sous la surveillance jalouse et tyrannique de Dom Pèdre, un Sicilien riche et âgé qui projette de l’épouser après l’avoir affranchie. Apprenant que Dom Pèdre a commandé le portrait d’Isidore, Adraste imagine un stratagème pour approcher la jeune femme : il se déguise en peintre français renommé. Sous ce couvert artistique, il parvient à s’introduire auprès d’Isidore, avec qui il échange des déclarations galantes à double sens en prétendant discuter de technique picturale, sous le nez de Dom Pèdre qui ne soupçonne rien. Aidé par un serviteur, Hali, et une jeune femme, Climène, et grâce à la galanterie française opposée à la brutalité sicilienne, Adraste finit par parvenir à enlever Isidore et à la soustraire à son tuteur.

Thème Malgré sa brièveté, l’œuvre aborde plusieurs thèmes chers à Molière, tels que la galanterie française, où l’amour est un échange raffiné, qui réside dans la séduction et le langage codé. Dans le même temps, la conception autoritaire du mariage et de la tutelle est contestée au benefice de la liberté amoureuse. L’instinct et le cœur permettent de faire échec à la contrainte imposée par Dom Pèdre..

Réception Voltaire a distingué cette œuvre des farces plus bouffonnes de l’auteur, la saluant comme

Reprises Lors des reprises de la pièce à La Comédie Française , c’est Marc-Antoine Charpentier qui compose la musiqueRéférencée H.497 dans le catalogue raisonné de H. W. Hitchcock, le , la musique est d'Antoine Dauvergne.

Camille Saint-Saëns a composé une musique de scène pour la recréation le au Théâtre français à Paris.

La Comédie-Française, accompagnée de l’ensemble Les Arts Florissants, l’a redonnée avec la musique composée par Jean-Baptiste Lully en 2005 et en 2006Article sur le site du Magazine de l’opéra baroque.

Notes et références

Bibliographie Catherine Cessac, Marc-Antoine Charpentier, Musiques pour les comédies de Molière (H.494, 495, 497, 498), « Monumentales I.8.1 », Éditions du CMBV, 2019.

Liens externes

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