Agnes Bluhm est une gynécologue, hygiéniste raciale et eugéniste allemande, née le à Constantinople (Empire ottoman), et décédée le à Beelitz (Allemagne).
Biographie En 1884, elle part faire ses études à l'université de Zurich, pays où les femmes sont autorisées à étudier la médecine. Là, elle rencontre Friedrich Nietzsche, dont elle devient l'étudiante. Elle s'établit en tant que gynécologue à Berlin en 1890, à la fin de ses études. Elle est la troisième médecin femme à Berlin, après et , avec qui elle fonde une clinique pour les femmes pauvres.
Elle est l'une des premières membres de la Société d'hygiène raciale (Gesellsschaft für Rassenhygiene) en 1905, influencée par les idées d'Auguste Forel et d'Alfred Ploetz. Cette société est l'une des principales organisations s'intéressant à la question de la « race » à l'époque. Comme eux, elle croit en l'obligation d'une certification de bonne santé avant le mariage, prouvant une absence de maladie vénérienne ou de trouble psychique. Elle reçoit la médaille Leibniz d'argent pour ses recherches.
En 1907, elle commence à collaborer à la revue de la Société, les Annales de biologie raciale et sociale (Archiv für Rassen-und-Gesellsschaftsbiologie) et devient, en 1924, membre du comité de rédaction.
Quelques années plus tard, en 1912, elle assiste au premier Congrès international d'eugénisme à Londres, où elle fait un exposé sur le thème « Hygiène raciale et obstétrique ».
En tant que membre de la Ligue pour la protection maternelle, elle est contre le droit de l'avortement sauf pour des raisons eugénistes (maladies congénitales, physique ou psychique). Elle explique ses vues sur la maternité et l’hygiène raciale dans son ouvrage de 1938, The Racial Hygiene Problem for Women Physicians.
En 1919, Agnes Bluhm entre à l’Institut de biologie Kaiser-Wilhelm, où elle commence des recherches sur le lien entre l'hérédité et l'alcoolisme, recherche pour laquelle elle reçoit une bourse de la fondation Rockefeller. Dans les années qui suivent, elle tente de prouver les effets nocifs de l’alcoolisme sur le plasma sanguin.
Pendant la guerre, elle reçoit la médaille Goethe pour l'art et la science.
Agnes Bluhm meurt à Beelitz en 1943.
Publications
Die rassenhygienischen Aufgaben des weiblichen Arztes, Berlin, 1934 Das Gesetz zur Verhütung erbkranken Nachwuchses, in Die Frau Bd 41, S 529-538, 1934 Alfred Ploetz zum Gedächtnis, in Die Ärztin Bd 8, S 213-214, 1940
Distinctions 1931 – Médaille Leibniz de l'Académie prussienne des Sciences 1940 – Médaille Goethe de l'art et de la science (première femme à la recevoir)
Références
Liens externes
Catégorie:Médecin allemand du XXe siècle Catégorie:Femme médecin du XIXe siècle Catégorie:Femme médecin du XXe siècle Catégorie:Femme médecin allemande Catégorie:Adversaire de la prostitution Catégorie:Gynécologue allemand Catégorie:Personnalité féminine du Troisième Reich Catégorie:Étudiant de l'université de Zurich Catégorie:Naissance en janvier 1862 Catégorie:Naissance à Constantinople Catégorie:Décès en novembre 1943 Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Décès dans le Brandebourg Catégorie:Décès dans le Troisième Reich