thumb|alt=Carte d'Yzeures sur Creuse|right|upright=2|Carte d'Yzeures sur Creuse et ses hameaux

Le vaste finage du territoire ( soit ²), permet à la commune de disposer d'un grand nombre de hameaux. Même si la superficie d'Yzeures-sur-Creuse est importante, le fait que le bourg se situe au centre du territoire permet aux hameaux les plus éloignés de n'être pas à plus de de la zone agglomérée.

Hameaux actuels De Baratière à Bussay Baratière Avant la Révolution, il y avait dans ce hameau un poste d’employé des gabelles, commandé par un officier portant le titre de capitaine. Ce hameau est divisé en deux parties. Autrefois, on distinguait Baratière et Port de Baratière. Face à ce hameau, on distingue dans la creuse, les îles de Baratière. Il est présent sur la carte de Cassini.

Barre (La) Situé sur la RD 104 en allant sur Vicq sur Gartempe, son nom a pour origine l'ancien français barre « clôture, enclos », voire « limite », issu du latin vulgaire *barra, d'origine gauloise barros. Le gaulois barros a aussi donné les toponymes en Bar- (Bar-le-Duc, etc.) où il signifie « sommet ». En effet, ce hameau se situe sur un point haut tout proche de la limite des trois anciennes provinces la Touraine, du Poitou et du Berry. On le retrouve cité sur la carte de Cassini au .

Basse Métairie (La) C'est une ancienne ferme du château de Thou, située près de la RD 104 en allant sur Vicq-sur-Gartempe. Cette appellation est utilisée à partir de 1896 dans les registres du recensement. Le mot métairie désigne une exploitation agricole gérée par un métayer, mot dérivé de l'ancien français meitiez > français moitié, car une moitié des revenus revenait au métayer et l'autre au propriétaire. Il est attesté en latin médiéval sous la forme metaria « tenure héréditaire à demi-fruit », plus anciennement medietaria. L'adjectif basse précise que ce lieu est situé à une faible altitude, dans le cas présent, ce lieu est en pied de coteau non loin de la rivière.

Bâtiment (Le) C'est une ancienne ferme au nord de la commune qui aujourd'hui est à l’état de ruines. Elle est mentionnée sur la carte de Cassini. Selon les registres de recensement de la population, cette ferme n'a plus été habitée depuis 1906.

Beauge (La) Autre graphie pour l'ancien français bauge « hutte en torchis », aujourd'hui le sens est « gîte de certains animaux », notamment pour les sangliers. On peut donc supposer la présence d'une hutte en torchis en ce lieu. Cette ferme fut vendue nationalement en 1793, le 5 Ventôse An 3 ; son orthographe était alors La Bauge, tout comme sur la carte de Cassini. Elle se situe sur le RD 104 en allant sur Vicq-sur-Gartempe, près de la Barre.

Beauvais Hameau situé au nord du territoire. Il est mentionné sur la carte de Cassini. Son nom signifie « lieu avec une belle vue ».

Bel Air Le décret impérial du qui supprima la commune de Saint Michel du Bois, attribua à celle d'Yzeures le territoire de Bel Air. Saint-Michel-du-Bois était une commune qui fut supprimée en 1814, et rattachée à Preuilly-sur-Claise. Cependant, certains de ses hameaux furent attribués à Charnizay, Bossay-sur-Claise, Boussay, Le Petit-Pressigny et Yzeures.

Bignoux Appelé Beignoux au mais aussi le Bignon sur la carte de Cassini (1750). En 1661, il appartenait à Brice Villeret, qualifié alors de seigneur de Beignoux. Charles-François d’Aloigny, marquis de Rochefort, en était le propriétaire lorsque Bignoux fut vendu nationalement en 1793. On peut rapprocher ce toponyme de manière conjecturelle, soit de Bignoux qui signifie « lieu de baignade » (bas latin balneolum) ou encore de l'ancien français bugnon, buignon « tronc d'arbre, ruche », terme d'origine gauloise qui explique Le Bignon-Mirabeau et le Bignon.

Bois-Chevet En 1793, le 13 Frimaire An 3, la métairie et le domaine de Boischevet furent vendus comme bien national. Sur le cadastre de 1811, on le retrouve orthographié Bois Chevé, il est également mentionné sur la carte de Cassini. Ce nom dérive de bois et chevet, le nom d'une personne, probablement du propriétaire primitif.

Borre On trouve aussi les orthographes Bors et sur la carte de Cassini Bord. De 1677 à 1723, elle appartenait à Pierre Charcellay, avocat au Parlement, bailli de Preuilly. De 1723 à 1734, à Pierre Charcellay, seigneur de Pétertault, conseiller du roi. En 1767, Auguste-Joseph Charcellay de Bors qui remplissait les fonctions de lieutenant des maréchaux de France de la sénéchaussée de Châtellerault, rapporteur du point d’honneur. Son frère, Pierre Charcellay de Bors, était, à la même époque, conseiller et procureur du roi aux bailliage et siège royal de Loches. (Arch d’I et L, Lettres patentes, 442, E, 142)Bout du Pont (Le) Ce hameau se trouve sur la rive droite de la creuse. C'est à cet endroit qu'un pont permet de franchir cette rivière pour rejoindre la ville de La Roche-Posay, située sur la rive gauche. Pendant l'antiquité, un pont gallo-romain y enjambait déjà le cours d'eau, des vestiges sont encore visibles. Le viaduc de l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Pleumartin à Tournon Saint Martin, franchit lui aussi la creuse à la hauteur de ce hameau. Le cadastre de 1811 le nomme Les Bouts des Ponts. Il s'est également dénommé Les Borderies, en 1931, ce hameau portait encore ce nom. En 1841, le recensement distinguait Le Pavillon du Bout du Pont et La Borderie du bout du Pont.

Brineraies (Les) En 1597, ce hameau est attesté sous les formes la Bellemeraye , puis vers 1635 la Belineraye ou la Blineraye (carte de Cassini). C'est un ancien fief, dont Charles Ancelon était propriétaire en 1597. Il le vendit à Josias Poizay le et , il lui vendit la métairie dépendant du hameau.

Buissons (Les) C'est un hameau récent situé à la sortie nord-est du bourg d'Yzeures.

Bussay Ce hameau, situé près de la creuse, était un fief sous l'ancien régime. On en trouve trace en 1639, Le fief de Busseil, paroisse d’Izeures, dans les Fonds de Châtres de Cangé. Sur la carte de Cassini, il est écrit Bussé, puis sur le cadastre de 1811 Bussay.

Du Cailloutage à La Croix Rouge Cailloutage (Le) Ce hameau n'est présent ni sur le plan cadastral, ni sur les cartes d'état major. Toutefois, on le retrouve sur les cadastres de 1811 et 1955. Il se situe près de la Mauricière et du Pontreau, non loin du bourg.

Caltière (La) C'est un ancien fief, près de Lignez, qui au , appartenait à la famille d’Aloigny. On le retrouve en 1639 dans une charte de Cangé sous l'appellation « Le fief de la Cailletière, paroisse d’Izeures ».

Carroir (Le) Une métairie, située dans ce hameau, qui appartenait à Louis de Beaucorps, fut vendue nationalement en 1793. On le retrouve sur la carte de Cassini sous le nom de Carrois. En 1856, les registres du recensement distinguent le carroir et le petit carroir. Sa signification étant carrefour ou patte d'oie.

Carroir de Louche (Le) Il fait partie du groupe de hameaux qui se trouve dans le prolongement d'Yzeures le long de la RD750. Il se situe face à Madrolles et est mentionné sur le cadastre de 1811. Il est souvent considéré comme partie intégrante de Madrolles.

Chaise (La) Aujourd'hui en ruine, c'était un fief important dont plusieurs hameaux et fiefs relevaient tel que La Fineraie, La Roulière ou encore La Marchandière. Il appartenait à l'abbaye de Preuilly et dépendait de l'aumônerie. Il y avait un prieuré dont le même monastère était propriétaire. Julien Boissonnet en était prieur en 1556, puis Antoine Jousselin en 1683 et Jean-Pierre de Lossendière en 1742. Le domaine fut vendu comme bien national en 1791 au prix de 2,500 livres (Arch. dl.-et-L., titres de l'abbaye de Preuilly et de la Chaise; Biens nationaux.). Il ne fut plus habité à partir de 1901. Ce mot est issu de l'ancien français chaise « maison », issu du latin casa qui signifie maison ou habitation.

Chavis C'est un hameau récent situé en sortie Ouest d'Yzeures sur la RD750. À partir de 1891, le recensement indique un lieu appelé Croix de Chavis.

Cimbeaudrie (La) C'est une ancienne ferme située au nord de la commune, sur la route de Preuilly. On trouve parfois aussi l'orthographe Saimbaudrie, Cimbauderie ou Symbauderie. Elle est déjà présente dans les premiers recensement de la population (en 1841).

Cirandes Autrefois, on pouvait trouver l'orthographe Cyrandes. C'est un ancien fief, possédé dès le par la famille Isoré. Vers le milieu du , Jean Isoré de Pleumartin le céda à l’abbaye de la Merci Dieu, en échange des biens que celle-ci possédait dans la seigneurie de Pleumartin. Il est situé sur la rive gauche de la Creuse, au bout du pont, face à Yzeures qui est sur la rive droite.

Claireaux (Les) Ce hameau comptait 32 habitants vers 1880. Il apparait sur la carte de Cassini, près de Bois Chevet.

Confluent Vers 460, il était appelé Citium, lieu où Saint-Savin et Saint-Cyprien, échappèrent miraculeusement au païen Maximus qui tentait de les capturer.

En 1420, ce hameau est appelé Conflans. Ce village tire son nom du fait qu'il est proche du point de jonction de la Creuse et de la Gartempe. En 1880, ce hameau comptait 88 habitants.

Cormier (Le) Ce hameau se trouve pour partie sur la commune d'Yzeures et pour partie sur celle de Chambon. Il est présent sur la carte de Cassini et sur le cadastre de 1811. Son appellation proviendrait de la présence près de ce lieu de cormiers appelés aussi sorbiers.

Cour (La) C'est un hameau construit au pied de la butte de confluence du côté de la gartempe. Il apparaît sur le cadastre de 1811. Ce mot dérive du latin cohors qui se traduit par enclos, parc à bétail, il désigne le plus souvent un domaine agricole ou une métairie.

Croix Rouge (La) Le bâti de ce hameau est récent, il est situé entre Le Cormier et Bussay. Il n'était toujours pas présent au recensement de 1931. . Deux de ces voies passaient sur le territoire d'Yzeures, celle de Limoges à Poitiers et une autre reliant La Roche-Posay à Preuilly-sur-Claise. Il est donc probable qu'elles se soient croisées à cet endroit.

Les Effes Effes (Les) Ce hameau est pour partie sur la commune d'Yzeures et pour partie sur celle de Tournon-Saint-Pierre. Il est présent sur le cadastre de 1812 de Tournon-Saint-Pierre. Il apparait dans les registres du recensement à partir de 1881. Ce nom provient du latin defensa signifiant défense que l'on traduit par « champ clos après le défrichement ».

Des Ferrands à Fromenteau Ferrands (Les) Hameau situé au carrefour de la RD750 et de la RD105. Il apparait dans les registres du recensement à partir de 1886. Une ferme y fut brûlée par les allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Fineraie (La) Hameau parfois écrit La Fineraye, il relevait du prieuré-fief de la Chaise et appartenait à l’abbaye de Preuilly, selon la déclaration féodale du rapportée dans une charte du Prieuré de la Chaise. Il est présent sur la carte de Cassini sous le nom de La Fineray.

Folie (La) C'est une maison située sur le RD 104 en allant sur Vicq-sur-Gartempe. Sur certaines cartes, elle est parfois désignée sous le nom Les Essarts ou Essards, ce nom était d'ailleurs encore utilisé en 1931. Il apparait dans les registres du recensement à partir de 1886.

Forge (La) C'est un ancien fief qui, vers 1500, appartenait à la famille Chasteigner puis en 1789, à Charles d’Aloigny de Rochefort. En 1793, le 2 Ventôse de l'An 3, « le domaine de la Forge et la borderie de la Forge » sont vendus comme biens nationaux. Elle apparaît également sur la carte de Cassini. La forge dérive du latin fabrica signifiant atelier où se travaille le fer.

Fromenteau C'est un ancien fief qui en 1591 appartenait à la famille de Menou. En 1639, on le retrouve sous l'appellation « Le fief de Fourmanteaux, paroisse d’Izeures » dans les Fonds de Châtres de Cangé. Les historiens pensent que Agnès Sorel serait née dans ce hameau dans les années 1420. Fromenteau viendrait du latin frumentalis et désignerait une terre propre à la culture du blé et du froment.

De la Garbouillère à La Guérinière Garbouillère (La)