Le Mouvement démocrate orange (en anglais , en abrégé ODM) est un parti politique libéral du Kenya membre du .

Officiellement créé par Raila Odinga en , sa devise, en swahili, est , ce qui peut être traduit par .

Histoire Origine L'ODM est né à la suite du limogeage de l'ensemble du gouvernement kényan le par le président Mwai Kibaki en réaction au refus populaire à propos de sa réforme de la Constitution lors du référendum deux jours plus tôt. L'homme politique Raila Odinga décide alors d'être candidat à la prochaine élection présidentielle et crée le parti qui devient officiel en . Le nom provient des cartes de vote du référendum, où un « oui » était représenté par une banane et un « non » par une orangeBBC ; « 'Fruity' campaigning in Kenya » ; article du 18 novembre 2005 .

Législature 2002 - 2007 En , à la suite de dissensions internes et sous l'impulsion de Kalonzo Musyoka, certains membres de l'ODM forment un nouveau parti : l'Orange Democratic Movement–Kenya (ODM-Kenya)VOA News ; « Kenya’s Opposition Split Brightens Kibaki’s Second Term Bid » ; article du 16 août 2007 . L'ODM reste dirigé par Raila Odinga et l'ODM-Kenya l'est par Kalonzo Musyoka.

Si Raila Odinga perd l'élection présidentielle du face à Mwai Kibaki, l'ODM devient le premier parti du pays avec 105 sièges de députés sur 222 à l'Assemblée nationale.

Législature 2007 - 2013 Lorsque Odinga devient Premier ministre, le , celui-ci annonce qu'il ne se représentera pas à la prochaine élection pour la présidence du parti. Le nouvel élu par l'assemblée générale des membres en est qui est un proche de Raila Odinga.

Le , Henry Kosgey, qui est aussi le ministre de l'Industrialisation en place, est précisément nommé par le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, comme étant un des six principaux accusés des crimes contre l'humanité commis lors des violences postélectorales de 2007-2008Jeune Afrique, « CPI : le fils de Jomo Kenyatta dans le viseur de Luis Moreno-Ocampo », article du 15 décembre 2010 . Le , accusé de corruption dans une affaire d'importation d'automobiles, il démissionne de son poste de ministre de l'IndustrialisationLa Tribune, Kenya : déjà visé par la CPI, un ministre démissionne pour corruption article du 5 janvier 2011 mais reste président du parti.

La conférence nationale des délégués de l'ODM du désigne officiellement Raila Odinga comme leur candidat à la prochaine élection présidentielle.

Afin de contrecarrer les autres coalitions politiques, l'ODM forme, elle aussi, une alliance avec le de Kalonzo Musyoka et le de Moses Wetangula. Cette alliance est appelée Coalition for Reforms and Democracy (CORD) avec Odinga pour seul candidat à l'élection présidentielle.

Selon la Constitution, pour l'emporter au premier tour, un candidat doit réunir au moins 25 % des votes dans au moins 24 comtés différents et 50 % de l'ensemble des votes plus un (majorité absolue). Deux d'entre eux obtiennent ensemble 93,38 % des bulletins de vote déposés : le vice-premier ministre et ministre des Finances sortant Uhuru Kenyatta et Raila Odinga. Raila obtient 43,31 % du total des suffrages et, au moins, 25 % dans 30 comtés différents. Kenyatta récolte 50,07 %Les 0,7 % représentent votes hors de et, au moins, 25 % dans 42 comtés différents ce qui, dès le premier tour, en fait le président élu de la république du Kenya.

Raila Oginga, conformément à la possibilité donnée par l'article 140.1 de la Constitution, dépose, en date du une pétition à la Cour suprême pour contester la validité du scrutin présidentiel arguant des bourrages d'urnes, les dysfonctionnements du système électronique de transmission vers l' et l'inorganisation de cette dernière tandis que la , conformément à la possibilité donnée par l'article 87 de la Constitution, en dépose une autre, mettant en cause la validité des scrutins législatifs pour l'Assemblée nationale, à la Haute cour de Milimani (Nairobi) le .

Législature 2013 - 2018 l'ODM reste le premier parti du pays avec 96 sièges de députés sur 349 à l'Assemblée nationale mais partage cette première place avec The National Alliance au Sénat chacun ayant 17 sénateurs sur 67.

Personnalités liées à l'ODM Henry Kosgey ; Peter Anyang' Nyong'o ; Kenneth Marende ; Kalonzo Musyoka ; Raila Odinga ; William Ruto ; David Kimutai Too ; Melitus Mugabe Were.

Notes et références Notes

Références

Liens externes L'assemblée nationale du Kenya sur WorldLingo Center for Multiparty Democraty

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