Le commandement des opérations spéciales (COS) est un état-major interarmées qui commande, en opérations, les forces spéciales des armées françaises.

Il est placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA).

La nécessité d'un commandement dédié aux opérations spéciales est apparue après la participation française à la première guerre du Golfe et l'observation des exemples américain (USSOCOM) et britannique (UKSF).

Historique Le Commandement des opérations spéciales (COS) est créé par l'arrêté du du ministre de la Défense Pierre Joxe. L'arrêté du relatif au commandement des opérations spéciales fixe ses attributions :

Après avoir été longtemps situé sur la base à Vélizy-Villacoublay, dans les Yvelines, l'état-major du COS est aujourd'hui installé à Balard, dans le quinzième arrondissement de Paris.

Le COS représentait début 2014 un réservoir théorique de (dont 256 dans les états-majors), auxquels s'ajoutent . Son effectif réel était alors de . La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoyait de porter ce nombre à ..

En 2018, il comptait ..

François Hollande puis Emmanuel Macron, en tant que présidents de la République, sont convaincus de l'importance des forces spéciales. Elles participent, hier comme aujourd'hui, à tous les engagements de la France à l'extérieur. Elles sont régulièrement les "premières" à arriver sur place et les dernières à en repartir. Elles comptent souvent le premier mort français des combats sur un terrain particulier.

En , les journalistes Benoît Collombat, Jacques Monin (Radio France) et Geoffrey Livolsi (Disclose) sont convoqués à la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) après une enquête publiée en 2018 sur des soupçons de trafic d'influence au sein de l'armée française. L'enquête indique que le parquet national financier enquête notamment sur le Commandement des opérations spéciales...

Place du COS dans la structure militaire française vignette|Équipe des forces spéciales terre lors d'une démonstration de libération d'otages, juin 2018. Le COS est placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA). C'est un commandement opérationnel qui n'a pas d'autorité organique directe sur les unités qu'il emploie. Néanmoins il assume certaines de ces fonctions, notamment en matière de politique d'équipement, de recherche et développement, d'entrainement et de préparation opérationnelle.

Pour effectuer les missions qu'il lui assigne, le CEMA met à la disposition du COS les moyens matériels ou humains adaptés provenant, le cas échéant, de n'importe quelle unité des Forces armées françaises. Mais le COS fait appel de manière ordinaire aux composantes de forces spéciales des trois armées : Composante spéciale de l'armée de Terre : Commandement des actions spéciales terre (CAST), basé à Pau, ancienne brigade des forces spéciales Terre (BFST) : Compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales (CCTFS), basée à Pau ; de parachutistes d'infanterie de marine (), spécialisé dans les actions terrestres commandos du type RAPAS (recherche aéroportée et actions spécialisées), basé à Bayonne ; de dragons parachutistes (), spécialisé dans le renseignement militaire en milieu hostile, basé à Martignas-sur-Jalle ; régiment d'hélicoptères des forces spéciales (), unité d'hélicoptères des forces spéciales basée à Pau ; Centre interarmées des actions sur l'environnement (CIAE), basé au sein du Quartier Général-Frère à Lyon ; compagnie de transmissions ( CT), créée en 2025 et basée à Martignas-sur-Jalle. Composante spéciale de la Marine nationale : Force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) : Commando Hubert (actions spéciales polyvalentes avec spécialité nageurs de combatLa FORFUSCO contenait autrefois la composante anti-terroriste de la Marine nationale, l’ECTLO, qui était répartie sur les commandos Jaubert et Trépel. Désormais, cette mission est directement assignée aux commandos Hubert, Jaubert et Trépel.) ; Commando Jaubert (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ; Commando Trépel (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ; Commando de Penfentenyo (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ; Commando de Montfort (contre-terrorisme et surveillance-neutralisation) ; Commando Kieffer (commandement et appui opérationnel, hautes technologies) ; Commando Ponchardier (soutien logistique et appui aux opérations spéciales mer). Composante spéciale de l'Armée de l'air et de l'espace : Brigade des forces spéciales air (BFSA) : Commando parachutiste de l'air n° 10 (CPA 10 : action commando, reconnaissance, contre-terrorisme, guidage de frappes aériennes dans la profondeur) ; Commando parachutiste de l'air n° 20 (CPA 20) ; Commando parachutiste de l'air n° 30 (CPA 30 : appuis spécialisés techniques, drones) ; Escadron de transport 3/61 Poitou ; Escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées.

Les dénominations antérieures d'unités de « , et », employées dans les premières années d’existence du COS n'ont plus cours. Elles visaient à distinguer les unités dites spéciales (cf supra) des autres unités ou groupes spécialisés du reste des armées (Fusiliers Marins, GCP, GCM, EOP, DIN, etc.), pouvant renforcer le cas échéant les unités du COS en opération pour des besoins ponctuels. Dans ce type d'unités, il est naturel et nécessaire que des échanges relatifs aux matériels et aux tactiques existent. Leurs structures, équipements, entraînements ainsi que leurs capacités opérationnelles sont basés sur leur emploi particulier au sein de leurs divisions. Néanmoins, dans le cadre des opérations spéciales dites « adaptées », un groupement de forces spéciales (GFS) s'appuie et se coordonne avec ces unités de manière préférentielle.

Il dispose d'A400M, de C-130 Hercules, de deux DHC-6 Twin Otter, de vingt-huit hélicoptères de l'ALAT et de deux hélicoptères de l'Armée de l'air. Afin de renforcer les capacités "voilure tournante" du COS, il a été décidé d'intégrer en 2014 l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées avec ses Caracal.

Composantes du Service de santé des armées : chefferie du service de santé - forces spéciales (1 CSS-FS) : antenne médicale spécialisée (2 AMS : soutien au profit du Commando Hubert) ; antenne médicale spécialisée (3 AMS : soutien au profit du Commandement des forces spéciales terre (CAST)), de la Compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales (CCTFS) et du régiment d'hélicoptères des forces spéciales () ; antenne médicale spécialisée (4 AMS : soutien au profit du de parachutistes d'infanterie de marine ()) ; antenne médicale spécialisée (5 AMS : soutien au profit du de dragons parachutistes ()) ; antenne médicale spécialisée (6 AMS : soutien au profit du Commando parachutiste de l'air n°10 (CPA 10)) ; antenne médicale spécialisée (7 AMS : soutien au profit du Force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO)) de Lorient.

Unités Effectif théoriquedébut 2014 Effectif réeldébut 2014 Effectif prévu dans la LPM 2014-2019 Effectif 2025 780 768 865 905Présentation du 1er Régiment de Parachutistes d'infanterie de Marine 751 707 841 900Présentation du 13eme Régiment de Dragons Parachutistes 279 271 454 500Présentation du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales GAOS - - 150 Cdo Marine 721 674 721 CPA 10 274 231 274 ET 3/61 Poitou 134 123 134 Total « combattants »2 9392 7743 439 EM-BFST 71 71 71 EM-ALFUSCO 80 8080 EM-BFS12 12 12 EM-COS 94 82 144 Total « états-majors » 257 245 307 Total général 3 196 3 019 3 746

Engagements connus du COS vignette|Équipe des forces spéciales terre après une démonstration de libération d'otages - juin 2018. vignette|redresse|Opérateurs de la compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales terre - juin 2018. vignette|redresse|Opérateurs de la compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales terre - juin 2018. Depuis sa création en 1992, le COS a notamment participé aux opérations extérieures suivantes : Comores, 1992 Opération Oryx en Somalie, 1992-93 Opération Balbuzard en mer Adriatique, 1993 Opération Amaryllis et Opération Turquoise au Rwanda, 1994-95 Haïti, 1994 Opération Azalée aux Comores, 1995 Opération Balbuzard noir en mer Adriatique, 1995 Opération Almandin en République centrafricaine, 1996 Opération Pélican 1 et 2 et Opération Antilope au Congo-Brazzaville, 1997 Opération Espadon : le , 20 hommes du commando de Montfort (commandos marine) sont envoyés sur place pour évacuer près d'un millier de personnes de 21 nationalités différentes de Sierra Leone. Ces personnes seront rapatriées sur l’aviso Jean Moulin et la FS Germinal pour être débarquées à Conakry, en Guinée. Opération Alba en Albanie, 1997 Opération Iroko en Guinée-Bissau, 1998 Bosnie-Herzégovine, arrestation de personnes inculpées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de 1999 à 2002. Opération Kahia en Côte d'Ivoire, 1999 Opération Vulcain au Kosovo, 2000 Opération Licorne en Côte d'Ivoire à partir de 2002 Opération Artémis, République démocratique du Congo, 2003 Afghanistan à partir de 2001 Opération Benga, en République Démocratique du Congo, 2006 Opération Boali en République centrafricaine en 2007 avec un saut de 58 chuteurs opérationnels sur l'aérodrome de Birao le Opération Thalathine en , Somalie, libération d'otage, Acte de piraterie contre le Ponant. Mali, pour l'enlèvement des salariés d'Areva et de Vinci au Niger, le Libye, Opération Harmattan, intervention en soutien des opérations de l'OTAN ou auprès des opposants au régime du colonel Kadhafi en 2011 (renseignement maritime, insertion maritime des forces du CNT, guidage de frappes aériennes et navales, instruction et conseil).. Syrie, contacts du COS et de la DGSE avec des militaires dissidents syriens en 2011 (formation et structuration de la capacité opérationnelle). Opération Sabre, : déploiement des hommes du COS dans le Sahel. Le , les forces du COS participent à la tentative de libération de l'otage français Denis Allex à Buulo Mareer, en Somalie., en appui du Service Action de la DGSE Opération Serval : depuis le à la demande du Mali afin de contrer l'offensive de plusieurs groupes terroristes armés qui occupaient déjà tout le Nord du pays, jusqu'à 500 hommes du COS engagés. Niger : un détachement du COS est chargé à partir de d'appuyer l'armée nigérienne dans le Nord du pays. Le , des éléments du COS auraient appuyé l'armée lors d'un assaut sur une prise d'otages à l'école des sous-officiers à Agadez. Libye : en , évacuation de ressortissants français et étrangers de Tripoli, avec le GIGN. Mali : l’otage néerlandais Sjaak Rijke, enlevé à Tombouctou le , a été libéré en lors d'une opération militaire conduite par les forces spéciales françaises. Mali : le COS intervient le lors de l'Attentat du Radisson Blu de Bamako Burkina Faso : le , les forces spéciales françaises interviennent contre les terroristes de l’hôtel Splendid lors des attentats de Ouagadougou. Burkina Faso : le , dans le cadre de l'Attaque de Ouagadougou, les forces spéciales françaises interviennent en défense de l'ambassade de France et évacuent l'Institut français ainsi que les bureaux de l'Agence française de développement. Irak et Syrie : Task Force Hydra, en appui de l'armée irakienne et des forces kurdes contre l'État Islamique.. Les forces spéciales françaises seraient présentes dans la province de Deir ez-Zor en Syrie selon des photos publiées en par l'armée américaine.. Celles-ci montraient un véhicule Aravis en arrière-plan.