Kim Kirchen, né le à Luxembourg, est un coureur cycliste luxembourgeois.
Professionnel de 1999 à 2010, il a remporté la Flèche wallonne 2008, le championnat du Luxembourg contre-la-montre la même année et a été champion national du Luxembourg à trois reprises. Il a remporté deux étapes sur le Tour de France et porté plusieurs jours le maillot jaune. Il a également été élu six fois sportif luxembourgeois de l'année.
Biographie Enfance et jeunesse Kim Kirchen naît le à Luxembourg. Son père Erny Kirchen a été coureur cycliste, vainqueur notamment de la Flèche du Sud et vice-champion national en 1974Fiche de Erny Kirchen sur Siteducyclisme.net. Celui-ci a pour oncles JeanFiche de Jean Kirchen sur Siteducyclisme.net et Jim KirchenFiche de Jim Kirchen sur Siteducyclisme.net, tous deux anciens coureurs professionnels, Jean Kirchen ayant été champion du Luxembourg du contre-la-montre, de la course en ligne et de cyclo-cross, et du Tour de France.
Jouant d'abord au football de 1985 à 1994 à l'US HosterBiographie de Kim Kirchen, sur le site de son club de supporters, Kim Kirchen commence le cyclisme à 13 ans, en 1992, aux Amis du Cyclisme de la Commune de Contern (ACC Contern), club luxembourgeois de renom présidé par Marcel Gilles, où il côtoie notamment Fränk SchleckFrank Schleck né le 18 avril 1980 (Luxembourg), sociétaire de l'ACC Contern entre 1992 et 1995 et à nouveau depuis 2003. Pour sa première année, il se classe troisième du championnat du Luxembourg dans la catégorie cadets. Après d'autres podiums lors des championnats de 1994 et 1995, il devient champion national en junior en 1996Palmarès de Kim Kirchen sur le site de l'ACC Contern.
Le début de carrière En 1998, il intègre l'équipe semi-professionnelle italienne De Nardi. Il se classe cinquième de Paris-Tours espoirs et de la course en ligne du championnat du Luxembourg cette année-là. En 1999, il est sacré champion du Luxembourg sur route et en cyclo-cross, et remporte la Flèche du Sud. En octobre, il termine quatrième de la course en ligne des championnats du monde espoirs à Vérone Classement de la course en ligne espoirs des championnats du monde 1999, Cyclingnews.com, . L'année suivante, il obtient la même place aux championnats du monde de Plouay Classement de la course en ligne espoirs des championnats du monde 2000, Cyclingnews.com, , après être monté sur les podiums du Tour de Slovaquie, du Grand Prix Guillaume Tell et du championnat du Luxembourg contre-la-montre. Il est élu sportif luxembourgeois de l'année.
2001-2005 : Fassa Bortolo 2001-2002 En 2001, Kim Kirchen rejoint l'équipe italienne Fassa Bortolo. Sa première compétition majeure est Paris-Nice, où il prend la tandis que ses coéquipiers Dario Frigo et Raimondas Rumšas réalisent un doublé. Il signe un premier succès en juin en remportant la du Tour de Luxembourg. En 2002, il confirme ses aptitudes pour les terrains vallonnés et de moyenne montagne. Il termine troisième de la Semaine cycliste lombarde, puis remporte le Tour de Berne. Sur le Tour des Pays-Bas, il termine du contre-la-montre, puis s'échappe avec Michael Boogerd dans l'exigeante étape menant à Landgraaf. Boogerd gagne l'étape, mais Kirchen remporte le classement général.
2003 En 2003, Kirchen réalise un bon printemps, montrant des aptitudes pour les classiques, notamment pavées ( du Het Volk, du Milan-San Remo, de la Flèche brabançonne) et les courses par étapes vallonnées ( de Paris-Nice).
Il participe ensuite au Tour d'Italie, son premier grand tour. Il y travaille pour le sprinter Alessandro Petacchi, vainqueur de six étapes et porteur du maillot rose durant la première semaine « Petacchi takes second consecutive stage », Cyclingnews.com, . Il obtient également de bonnes places sur des étapes importantes : il est septième à Faenza, après la traversée des Apennins « Audacious Simoni grabs Maglia Rosa by 2" », Cyclingnews.com, , dixième au sommet du Monte Zoncolan où il accompagne ses leaders Dario Frigo et Aitor González « Ecco Fatto: Simoni reigns on Zoncolan », Cyclingnews.com, et huitième du contre-la-montre de Bolzano « Gonzalez pounds to stage win in Bolzano TT », Cyclingnews.com, . Il conclut ce Giro à la place.
Dans la foulée, Kirchen prend le départ du Tour de Suisse. Il termine du prologue, puis de l'étape menant au Locle. Il aborde les étapes de montagne en position. Dans la première étape de montagne, il est manifestement le plus fort des coureurs du groupe de contre qui se forme derrière Francesco Casagrande, et qui comprend le leader Alexandre Vinokourov et deux coéquipiers de Kirchen, Sven Montgomery et Tadej Valjavec. Deuxième au sommet à Saas Fee, Kirchen prend la quatrième place du classement général. Le lendemain, à Losone, Kirchen croit remporter le sprint de peloton. Il lève les bras, mais prend une nouvelle deuxième place, battu par Sandy Casar. Dans la étape, sur la route de La Punt, Kirchen concède plus d'une minute à Casagrande, termine septième, et perd toute chance de remporter ce Tour de Suisse. du contre-la-montre final, Kirchen prend la quatrième place du classement final. Kirchen prouve ainsi qu'il peut être non seulement un coureur de classiques, mais aussi un grand coureur par étapes.
En fin de saison, il remporte sa première semi-classique, Paris-Bruxelles, battant au sprint László Bodrogi et Maryan Hary. À l'issue de la course, il s'estime capable de jouer un rôle sur toutes les classiques, à l'exception de Paris-Roubaixhttp://www.cyclingnews.com/news/?id=2003/sep03/sep16news, Kirchen steps up, Cyclingnews.com, .
2004 thumbnail|Kim Kirchen 2005 En 2004, Kirchen réussit plusieurs places d'honneur sur les étapes de Paris-Nice, mais perd toute chance au classement général dès la étape, où il est pris dans une bordure et perd plus de 5 minutes. Après une campagne de classiques très décevante, Kirchen renoue avec la compétition au Tour de Luxembourg, dont il remporte une étape. Sur le Tour de Suisse, il perd toute chance dans la étape, perdant plus de 9 minutes alors qu'il occupe la septième place du classement général. Quelques jours plus tard, il remporte le titre de Champion du Luxembourg.
En , son premier Tour de France, débute par la défense du maillot jaune conquis par Fabian Cancellara sur le prologue « Jaan jams 'em in Charleroi », Cyclingnews.com, , ainsi que la préparation des sprints d'Alessandro Petacchi « Norway does it Thor's way », Cyclingnews.com, . Celui-ci ne remporte pas d'étapes et abandonne après six jours de courses. Kirchen, déjà cinquième de la troisième étape à Wasquehal « Mayo's Wasquehal Waterloo », Cyclingnews.com, , peut dès lors tenter sa chance. Lors de la huitième étape, il attaque dans dernier kilomètre à Quimper mais est dépassé par Thor Hushovd dans les derniers mètres « Vikings invade Brittany: Hushovd wins in Quimper », Cyclingnews.com, . Il se classe ensuite huitième de la première étape de moyenne montagne à Figeac, puis s'échappe le surlendemain dans la première étape pyrénéenne en compagnie de trois coureurs jusqu'au début du col d'Aspin. Il termine l'étape dans le gruppetto « Finalmente! Basso confirms, Armstrong gains », Cyclingnews.com, . Après trois semaines de courses, il arrive à Paris en position, à près de deux heures du vainqueur Lance Armstrong.
En août, Kim Kirchen participe aux Jeux olympiques d'Athènes où il représente le Luxembourg avec Fränk Schleck et Benoît Joachim. Il se classe sixième de la course en ligne de 224 kilomètres, en prenant la troisième place du peloton arrivé 12 secondes après le vainqueur Paolo Bettini « Bettini unbeatable for Athens Gold », Cyclingnews.com, .
2005 En , le champion du Luxembourg remporte coup sur coup le Trofeo Laigueglia et le Grand Prix de Chiasso. Il termine ensuite de Paris-Nice, puis participe en Italie à Milan-San Remo et à la Semaine internationale Coppi et Bartali. Son équipe y remporte le contre-la-montre par équipes, et Kirchen, contraint par le jeu d'équipe en faveur de Mauro Facci remporte tout de même la étape et termine septième. Il fait alors l'impasse sur les classiques pavées, et choisit le Tour du Pays basque pour préparer les ardennaises. Bien lui en prend : il termine de l'Amstel Gold Race, dans le groupe de tête, crée la surprise en prenant la deuxième place sur la Flèche wallonne derrière Danilo Di Luca, et enfin termine de Liège-Bastogne-Liège.
Battu par Fränk Schleck sur son championnat national, Kirchen ne réussit pas un Tour de France à la hauteur de son excellent printemps, et est contraint à l'abandon dans les Alpes, sur la étape. En fin de saison, il termine deuxième de la Coppa Placci derrière Paolo Valoti, puis participe au Tour de Pologne nouvellement promu, qui est marqué par trois arrivées successives à Karpacz. Kirchen y termine , , puis lors du contre-la-montre, et remporte l'épreuve.
2006-2009 : de T-Mobile à Columbia En , alors que l'équipe Fassa Bortolo disparaît, Kim Kirchen signe un contrat de deux ans avec la formation allemande T-Mobile « Kirchen to T-Mobile », Cyclingnews.com, . En , il prolonge de deux ans son contrat avec T-Mobile « Kirchen renews with T-Mobile », Cyclingnews.com, , qui devient Team High Road puis Team Columbia en 2008.
2006 La saison 2006 de Kim Kirchen est très décevante. Après quelques performances prometteuses en début de saison, notamment une deuxième place au Grand Prix de Lugano derrière Paolo Bettini, il abandonne sur Paris-Nice, souffrant de maux de dos, et doit observer un repos de deux semaineshttp://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2006/mar06/mar24news, Kirchen to spearhead T-Mobile in Critérium International, Cyclingnews.com, . Il passe alors au travers de toute la saison des classiques. Au cours de la saison, il remporte tout de même le prologue du Tour de Luxembourg, portant le maillot de leader pendant deux étapes et un deuxième titre de Champion du Luxembourg, et prend la place du Tour de Suisse. Mais il ne participe à aucun grand tour.
2007 En 2007, Kirchen s'impose comme un coureur par étapes de premier plan. Après une préparation au Qatar et en Californie, il obtient la troisième place de Milan-Turin, il participe à Tirreno-Adriatico. Sa troisième place dans le contre-la-montre de la étape à Civitanova Marche lui permet de prendre la quatrième place du classement général, à quelques secondes de Stefan Schumacher. Le lendemain, dans l'étape-reine, il prend la septième place, la deuxième parmi les favoris, et remonte à la deuxième place du classement général. Il perd ainsi la course pour 3 secondes face à Andreas Klöden.
Kirchen réalise par la suite une campagne de classiques moins brillante qu'en 2005. Il est de Milan-San Remo, troisième de la Flèche brabançonne, de l'Amstel Gold Race et enfin neuvième de Liège-Bastogne-Liège, sa meilleure performance sur cette course. En préparation pour le Tour de France, il termine du Tour de Catalogne, puis tente une nouvelle fois de remporter le Tour de Suisse. Grâce à un bon prologue, il est troisième au départ de la première grande étape de montagne, où il prend la cinquième place. Deux jours plus tard, il ne termine que à Crans-Montana, et recule à la sixième place au classement, à 30 secondes seulement du leader, Vladimir Efimkin. Enfin, dans la dernière grande étape de montagne, la il termine septième, le meilleur des favoris, et remonte à la deuxième place au classement général. du contre-la-montre final, il dépasse Efimkin, mais est battu par un autre russe, Vladimir Karpets, et conserve sa deuxième place au classement final.