Les troupes allemandes et leurs auxiliaires commirent plusieurs massacres et de nombreuses exécutions en France, à partir de l'invasion de jusqu’à la Libération en . De nombreuses catégories de populations en furent victimes : hommes, femmes et enfants, civils, tirailleurs sénégalais en 1940 (Chasselay), résistants blessés ou prisonniers (Mont-Mouchet, Vassieux-en-Vercors, grotte de la Luire), otages et Juifs (Saint-Genis-Laval, Bron, Savigny-en-Septaine).
Si dans la mémoire collective et la littérature historique, le massacre d'Oradour-sur-Glane, avec ses , occupe une place prépondérante, il ne peut occulter l'atrocité d'assassinats collectifs comme ceux commis à Maillé, Tulle, Ascq, Buchères, Dortan, Valréas, la vallée de la Saulx et de toutes les autres exactions des troupes allemandes qui firent plusieurs milliers de victimes.
Généralement attribués à la Waffen-SS, ces massacres sont aussi perpétrés par des unités de la Wehrmacht, de la Gestapo, de la Sipo-SD et par leurs subordonnés français. La brutalité s'intensifie au début de l'année 1944, avec les instructions données le par le général Hugo Sperrle, concernant la répression, à la suite d'une intervention personnelle d'Adolf Hitler. Sont alors perpétrés en France, après le débarquement de Normandie, les crimes pratiqués sur le front de l'Est et dans les Balkans.
Durant la Seconde Guerre mondiale, un total de massacrés, exécutés sommairement par les Allemands et leurs auxiliaires, fusillés, morts en déportation, en plus de Juifs déportés..
vignette|Ruines d'Oradour-sur-Glane conservées « en l'état ».
Liste chronologique Mai 1940
Le 21 Pas-de-Calais Mercatel : six civils y sont exécutés par des soldats de la division SS Totenkopf. ; Simencourt : cinq hommes y sont exécutés, vingt-quatre fermes incendiées par des soldats de la division SS Totenkopf. ; Hermaville : quatre civils y sont exécutés (dont une femme handicapée, âgée de 78 ans, dans son lit), plusieurs maisons et fermes sont incendiées par des soldats de la division SS Totenkopf..
Le 22 Pas-de-Calais Aubigny-en-Artois : 98 civils y sont exécutés par des soldats de la division SS Totenkopf. ; Berles-Monchel, hameau de Vandelicourt : quarante-cinq civils y sont exécutés (quarante-et-un réfugiés et quatre habitants de la commune) par des soldats de la division SS Totenkopf..
Le 23 Aubigny (Somme) : au cours de la bataille d'Amiens, après de durs combats, la division d'infanterie motorisée de la Wehrmacht reprend la localité. Une cinquantaine de soldats prisonniers du de tirailleurs sénégalais, blessés, y sont achevés, ..
Le 24 Hinges (Pas-de-Calais) : dix civils, âgés de 26 à 53 ans, sont exécutés au bord d'un trou d'obus datant de la Première Guerre mondiale, puis y sont ensevelis..
Les 24 et 25 Beuvry (Pas-de-Calais), quartier du Quesnoy : quarante-huit civils et réfugiés y sont massacrés par des soldats de la Panzerdivision SS Totenkopf..
Le 26 Pas-de-Calais Houlle : onze prisonniers du RI y sont exécutés par des soldats de la division SS Leibstandarte Adolf Hitler. ; Lestrem , ferme du Paradis : 97 soldats britanniques prisonniers issus du bataillon du Royal Norfolk Regiment, du bataillon du Royal Scots et d'autres corps expéditionnaires britanniques y sont exécutés par des soldats de la Panzerdivision SS Totenkopf.
Le 28 Esquelbecq (Nord), lieu-dit de la Plaine au Bois : quatre-vingts soldats britanniques du bataillon du , du et du Royal Regiment of Artillery, ainsi qu'un soldat français, y sont exécutés par des hommes de la division SS Leibstandarte Adolf Hitler. ;
Pas-de-Calais Oignies : entre quatre-vingts et cent vingt-quatre civils y sont assassinés par des soldats de la d'infanterie de la Wehrmacht, à la suite d'une bataille qui dure trois jours.. Un homme est torturé et brûlé vif, ce dernier est pris à tort, pendant plus de 60 ans, pour le lieutenant anglais Keith Davenport. ; Courrières : quarante-cinq hommes y sont assassinés par des soldats de la division d'infanterie de la Wehrmacht, la ville est incendiée et détruite à 90 %.
Les 29, 30 et 31 Emmerin (Nord) : au cours de la bataille d'Haubourdin, des soldats de la compagnie du bataillon du régiment d'infanterie de la division d'infanterie de la Wehrmacht y commettent de nombreux crimes : le 29 : trois habitants sont exécutés à leurs domiciles ; douze hommes, dont un infirme (neuf réfugiés belges et trois français) sont fusillés derrière une maison. le 30 : un homme est fusillé ; trois réfugiés belges périssent, alors que la bâtisse où ils se trouvent est incendiée. le 31 : deux habitants sont abattus dans les rues.
le 30 Febvin-Palfart (Pas-de-Calais) : trente-deux soldats marocains du régiment d'artillerie lourde nord-africaine de la division d'infanterie nord-africaine y sont exécutés..
Juin 1940
Date inconnue Laxou (Meurthe-et-Moselle), lieu-dit Quatre-Vents : sept artilleurs malgaches y sont fusillés..
Le 7 Somme Airaines : le capitaine N'Tchoréré, officier français refusant d'être séparé de ses camarades officiers, y est exécuté par un feldwebel de la division d'infanterie de la Wehrmacht ; Beaufort-en-Santerre : une trentaine de soldats du régiment d'infanterie sont rassemblés dans un champ et y sont exécutés..
Le 8 Dromesnil (Somme) : des soldats allemands y exécutent cent vingt-trois tirailleurs sénégalais de la division d'infanterie coloniale, alors que ceux-ci ont rendu les armes.
Le 10 Erquinvillers (Oise) : des tirailleurs sénégalais de la division d'Infanterie coloniale y sont massacrés par des soldats de la WehrmachtDominique Tantin, ..
Les 10 et 11 Cressonsacq, (Oise), bois d'Éraine : des soldats de la Panzergrenadier-Division Großdeutschland y exécutent, à l'issue des combats, au moins soixante-six soldats et huit officiers du RTS et du RTS (régiments de tirailleurs sénégalais)Dominique Tantin, ..
Le 17 Clamecy (Nièvre) : quarante-quatre tirailleurs sénégalais et nord-africains y sont fusillés ; l'un d'entre-eux parvient malgré tout à s'enfuir mais est rattrapé et tué à Oisy..
Le 19 Sillé-le-Guillaume (Sarthe) : des soldats allemands y assassinent quatorze prisonniers appartenant au régiment d’artillerie lourde coloniale.Jean-Louis Ponnavoy, ..
Le 20 Domptail (Vosges) : entre vingt-huit et trente-trois soldats français y sont fusillés par des soldats allemands. ; Rhône vignette|Tata sénégalais de Chasselay. Chasselay : quarante-huit prisonniers, appartenant au régiment de tirailleurs sénégalais, sont exécutés dans un champ par des hommes de la division SS TotenkopfR. Scheck, Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940, Paris, Tallandier, 2007, . ; Lentilly : des hommes de la division SS Totenkopf y massacrent dix-huit tirailleurs sénégalais faits prisonniers. ; Champagne-au-Mont-d'Or : des hommes de la division SS Totenkopf y massacrent douze tirailleurs sénégalais faits prisonniers ; Éveux : des hommes de la division SS Totenkopf y massacrent treize tirailleurs sénégalais faits prisonniers.
Août 1941
Le 26 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quatre militants communistes y sont fusillés..
Le 29 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : trois hommes du réseau Nemrod y sont fusillés : le capitaine de corvette Honoré d'Estienne d'Orves, le lieutenant Maurice Barlier, officiers de la France libre, et Jan Doornik, officier néerlandais.
Octobre 1941
Le 22 Quarante-huit prisonniers sont exécutés en représailles après la mort de Karl Hotz : Châteaubriant (Loire-Inférieure), carrière de la Sablière : vingt-sept prisonniers, dont Guy Möquet, y sont fusillés. ; Nantes (Loire-Inférieure), champ de tir du Bêle : seize prisonniers y sont fusillés. ; Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : cinq otages y sont fusillés..
Le 24 Martignas-sur-Jalle (Gironde), camp de Souge : cinquante otages y sont fusillés en représailles, après l'assassinat du conseiller d'administration militaire , abattu par Pierre Rebiere..
Décembre 1941
Le 15 95 prisonniers sont exécutés en représailles à une série d'attentats : Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : soixante-neuf otages y sont fusillés, dont cinquante-trois Juifs, parmi lesquels quarante-quatre ont été extraits du camp de Drancy. ; Caen (Calvados) : treize prisonniers communistes y sont fusillés par les Allemands. ; Juigné-des-Moutiers (Loire-Atlantique), lieu-dit la Blisière : neuf prisonniers du camp de Choisel à Châteaubriant y sont fusillés. ; Fontevraud-l'Abbaye (Maine-et-Loire) : quatre militants communistes, détenus à la prison, sont fusillés à proximité de cette dernière..
Février 1942
Le 21 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : treize Juifs internés au camp de Drancy, ainsi que trois militants communistes, y sont fusillés.
Mars 1942 Le 31 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : dix-sept otages y sont fusillés. Avril 1942 Le 17 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : vingt résistants communistes y sont fusillés. Mai 1942 Le 16 Avon-les-Roches (Indre-et-Loire), camp du Ruchard : cinq jeunes communistes tourangeaux et trois résistants d'autres départements y sont fusillés..
Août 1942
Le 11 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quatre-vingt-huit otages communistes y sont fusillés sur ordre de la Sipo-SD, en représailles à un attentat ayant tué huit soldats de la Luftwaffe...
Septembre 1942
Le 21 Cent seize militants communistes sont exécutés sur ordre de la Sipo-SD en représailles après plusieurs attentats. : Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quarante-six otages y sont fusillés. ; Martignas-sur-Jalle (Gironde), camp de Souge : 70 otages y sont fusillés..
Octobre 1942
Le 5 Paris arrondissement, stand de tir de Balard : dix-huit résistants FTP, dont Pierre Rebiere, y sont fusillés..
Le 27 Avon-les-Roches (Indre-et-Loire), camp du Ruchard : sept résistants FTP, dont Georges Bernard, y sont fusillés.
Novembre 1942
Le 3 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : trois résistants communistesDaniel Grason, .Daniel Grason, .Daniel Grason, . et trois détenus de droit communDaniel Grason, .Daniel Grason, .Daniel Grason, . y sont fusillés.
Le 24 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : cinq résistants FTP de la Seine y sont fusillés.
Le 27 Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : quinze résistants du réseau de recherche de renseignements militaires « Georges France 31 », condamnés à mort pour espionnage, et un de leur camarade FFI, y sont fusillés.
Décembre 1942
Le 30 vignette|La butte de la Maltière. Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine), stand de tir de la Maltière : vingt-cinq résistants communistes y sont fusillés..
Janvier 1943
Le 29 Nantes (Loire-Inférieure), champ de tir du Bêle : neuf résistants condamnés à mort y sont fusillés..
Février 1943
Le 8 Paris arrondissement, stand de tir de Balard : cinq étudiants résistants, âgés de 17 à 20 ans, y sont fusillés par les Allemands après avoir été condamnés à mort pour actes de franc-tireur..
Suresnes (Hauts-de-Seine), forteresse du Mont-Valérien : onze résistants FTP du Nord y sont fusillés après leurs condamnations à mort pour actes de franc-tireur.
Les 12-13, 17 et 24 Massacre de Ballersdorf (Haut-Rhin) : dix-huit hommes dont neuf Ballersdorfois, refusant leur incorporation de force dans l'armée allemande, décident de s'y soustraire en tentant de se rendre en Suisse la nuit de 12 au . Trois d'entre eux sont tués lors d'une échauffourée avec des garde-frontières allemands, un parvient à se cacher, les quatorze autres sont arrêtés le lendemain.treize seront jugés sommairement et fusillés le à la sablière du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, le quatorzième y est fusillé le 24, sans avoir été jugé.
Le 19