Chamoson () est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Conthey, entre les villes de Martigny (17 km) et de Sion (12 km).

Géographie

Situation générale Le territoire de Chamoson s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .

Au nord, le Grand Muveran fait office de frontière avec la commune de Bex dans le canton de Vaud. Le massif du Haut de Cry fait office de frontière avec la commune de Conthey. À l'est, le rocher du Cy de Grü et le pied du coteau font office de frontière avec la commune d'Ardon. Au sud, le Rhône crée la frontière avec les communes de Nendaz et de Riddes. Enfin, à l'ouest, la rivière Losentse fait office de frontière avec la commune de Leytron.

Localités

La commune comporte plusieurs localités, la principale étant bien-entendu Chamoson, au sommet du cône d'alluvions de la Losentse, avec recensés.

Juste au-dessus de ce village, se situe le hameau du Grugnay avec 203 habitants recensés. Au pied du coteau s'étend Saint-Pierre-de-Clages (604 habitants), célèbre pour son église romane. Sur le flanc du Haut de Cry, les deux hameaux d’Azerin et de Némiaz totalisent 117 habitants. Entre la Losentse et son affluent, le torrent de Cry, le hameau Les Vérines abrite 236 personnes. Enfin, le hameau de Châtelard se situe à l'Ardève, tandis que sur les hauteurs, proche de la limite communale avec Leytron, on trouve les Mayens de Chamoson, avec 302 habitants.

Les indications de population datent du recensement 2016..

Hydrographie

Comme pour la majorité des communes du Valais, le territoire de Chamoson se trouve entièrement sur le bassin versant du Rhône.

Le cours d'eau principal, la Losentse, prend sa source à l'étang de la Forcla situé au pied du Pacheu. Elle compte trois affluents : le Grand Tsené, s'écoulant depuis la Pointe de Chemo, le torrent de Cry et le Tsené (anciennement torrent de Saint-André ou Merdesson) en provenance du Haut de Crycartes nationale suisse n° 1305.

Montagnes

La commune de Chamoson est délimitée par de nombreux sommets de montagnes : L'Ardève (), le Grand Muveran (), la Tête aux Veillon (), Le Pacheu (), la Tita Naire (), les Pointes de Tsériés (), le Haut de Cry (), la Tête de Vertsan (), les Ancillons (), la Routia () et le Cy de Grü (746 m).

Les quelques montagnes situées entièrement sur la commune sont : la Pointe de Chemo (), la Dent de Chamosentse (), le Sécheralle () et la Tita di Larzes ()cartes nationale suisse n° 1305 et n° 1306.

Toponymie Le nom de la commune, qui se prononce , désigne par ellipse un domaine appartenant à une personne nommée Camusius ou Camusio.

Son ancien nom allemand est .

Histoire vignette|Vue aérienne (1955). On est incapable de dater la création de ce village, la plus ancienne découverte est une hache-ciseau en amphibolite calcique découverte au lieu-dit La Posse, datant du millénaire .. Des habitats en terrasses datant de la période de l'âge du Bronze final ont été mis au jour sur le haut du cône des Lumeires..

Des vestiges de villa gallo-romaine ont été trouvés également, les archéologues s'accordant à décréter que c'est là que se trouvait un lieu de villégiature pour les habitants de Sedunum : campus amasorium (camp d'amusement) ..

En 999, le roi Rodolphe III de Bourgogne cède les villages de Chamoson, Ardon et Saint-Pierre-de-Clages à l'évêque de Sion.

Durant le Moyen Âge, Ardon et Chamoson forment une même seigneurie, qui au fil des luttes va appartenir tantôt à l'évêque de Sion, tantôt à la maison de Savoie.

Vers 1230, de nombreux écrits font référence à la construction d'une fortification à Chamoson par l'évêque Landry de Mont, bâtisseur du château de la Soie.. Lors du traité du , le comte Amédée IV de Savoie reconnaît la propriété de ces deux châteaux à l'évêché de Sion, puis il est cédé en 1260 à Pierre II de Savoie. En 1266, pour réduire les coûts d'entretien, le château de Chamoson est partiellement démantelé.. Il est remis en état deux ans plus tard par l'évêché lorsque Philippe Ier de Savoie le restitue..

Lors de l'année 1384, Amédée VII massacre la garnison du château du Crest à Ardon. Les défenseurs de Chamoson préfèrent se rendre sans opposer de résistance et se voient rattachés à la Savoie. Le château est démantelé durant cette période. Après la bataille de la Planta, en 1475, le Prince-évêque de Sion reprend le contrôle de cette région.

Le , une importante lave torrentielle a déferlé sur Chamoson après un orageinfo sur rts.chla lave torrentielle de Chamoson sur YouTTube.

Population et société Gentilé et surnom Les habitants de la commune se nomment les Chamosards (lé Tsamozâ en patois valaisan). Ils sont surnommés lé Leu, soit les loups, en raison de leur appétit insatiable.

Démographie Évolution de la population

Pyramide des âges

Politique Le conseil communal comporte 5 élus. L'actuel est composé de : Reynald Blanchut (président), Luc Monsciani (vice-président), Stéphane Giroud, Sandra Maillard Koller et Claude Crittin.

Au niveau cantonal, la commune n'a jamais eu d'élus au Conseil d'état. 32 habitants ont eu la chance de siéger au Grand Conseil, dont 4 l'ont même présidé : Albert Delaloye (1932-1934), Robert Carrupt (1958-1960), Albert Biollaz (1966-1968) et Charles-Marie Crittin (1973-1974).

Au niveau fédéral, la commune compte 3 personnes ayant été élues conseillers nationaux : Camille Crittin (1928-1959), Antoine Favre (1943-1959) et Félix Carruzzo (1959-1979)..

Économie Viticulture Chamoson est la plus grande commune viticole du Valais, avec ses de vignes. Le terroir de Chamoson est réputé idéal pour le sylvaner, dont résulte un vin appelé Johannisberg.

Activité minière Une mine de fer, à Chamoson, produisait la « chamosite ». Au tout début du , Pinson et Liotard en sont les premiers propriétaires connus. En 1814, un ingénieur français de mines, Émile Gueymard, signale ici de nombreuses scories qui attestent une exploitation ancienne. En 1820, un autre ingénieur des mines, Pierre Berthier, précise que ce minerai est formé de sous-silicate de fer, de sous-silicate d'alumine, et d'eau, une composition qui ne semble pas attestée ailleurs. Berthier propose donc d’appeler ce minerai « chamosite » du nom du lieu de sa découverte.

Jusqu’en 1857, le minerai est transporté par luges, puis par chars à bœufs jusqu'aux forges d'Ardon. En 1855, ce filon produit de minerai, mais les prix d'extraction augmentant, il n’est bientôt plus rentable. L'exploitation est interrompue en 1857.

Une nouvelle concession est accordée en 1936 et l'exploitation reprend en 1941, le transport se faisant désormais en partie au moyen d'un téléphérique. Mais la société qui se charge de l’exploitation est mise en sursis concordataire en 1944, quelques jours avant qu'une avalanche emporte une partie des installations. En outre, en 1945, le Conseil fédéral interdit l'usage du bois local pour traiter le minerai. La liquidation est donc prononcée et la fermeture définitive de la mine intervient le . Seuls quelques vestiges attestent encore cette activité qui fut un temps importante..

Dans un tout autre domaine, une découverte en 1980 a révélé un four à goudron végétal dans un abri sous roche au pied de l'Ardève. Cette installation exceptionnelle, la seule connue à ce jour en Suisse romande, se situe dans un bois à 750 mètres d'altitude, au haut d'une vigne sur la rive droite de la Losentze. Il n'y a pas pour l'instant d'éléments permettant sa datation..

Culture et patrimoine Patrimoine bâti

Église paroissiale Saint-André. Édifice de structure basilicale à trois nefs, néogothique, avec transept et chœur polygonal. Construite en 1928-1930 par l'architecte Lucien Praz. Le clocher, conservé de l'ancienne église, présente une flèche pyramidale et date de 1751-1752 (millésimé sur les fers qui ceinturent le sommet du clocher). À l'intérieur de l'église, la mosaïque ornant l'abside, les peintures murales dans la nef, ainsi que les vitraux datent de 1928-1930 et sont dus à Edmond Bille..

Village. Maisons de pierre, en partie ornées de décors peints du . Maison paysannes. École bâtie en 1920-1940 par les architectes Lucien Praz et Robert Tronchet dans le goût Heimatstil valaisan.

Personnalités liées à la commune Antoine Favre (1897-1974), politicien Dominique Giroud (1971-), viticulteur Alexandre Posse (1986), joueur de hockey Albert Schmidt (1912-1977), écrivain Hélène Giroud (1864-1950), enseignante et espérantiste Safi Martin Yé (1987), comédienne

Héraldique

Les armoiries de Chamoson sont attestées sur une pierre sculptée en façade de l'ancienne maison de commune de 1650. Elles auraient été les armes des seigneurs de Chamoson, l'argent remplaçant l'or..

Voir aussi Fonds d'archives

Liens externes

Références

Catégorie:Commune du canton du Valais Catégorie:Commune située au bord du Rhône Catégorie:Site construit à protéger dans le canton du Valais