Jean Robin, né le à Clermont-Ferrand, est un journaliste, éditeur, essayiste, chef d'entreprise et militant d'extrême droite français.

Débuts dans le milieu associatif et l'édition Jean Robin grandit dans la région de Clermont-Ferrand.. Il étudie ensuite dans une école de commerce parisienne.

Il exerce d'abord comme consultant internet/télécom. Puis il milite brièvement chez les Verts en 1999, avant de fonder la « Maison de la démocratie », une association qui souhaite faire de la France « le premier pays à montrer la voie vers la démocratie continue » grâce aux technologies de l'information et de la communication. Son conseil stratégique compte Jean-Marie Descarpentries, ancien président de Bull et ancien trésorier de Citroën, ainsi que plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles le coprésident du groupe d'études nouvelles technologies de l'Assemblée nationale et le sénateur UMP René Trégouët. Jean Robin crée également l'Association pour la qualité de l'information (AQIT) en 2004 emplacements 4918 sur 6678.

En 2005, il dénonce dans divers médias un plagiat de Thierry Ardisson dans l'ouvrage Pondichéry (publié en 1994) et déclare que celui-ci aurait plagié au moins soixante pages dans six livres différents, alors qu'Ardisson n'a reconnu avoir plagié que six pages.

En 2006, il fonde les Éditions du Journalisme continu, renommées ultérieurement « Éditions Tatamis », à la suite du refus d'une vingtaine d'éditeurs français pour son livre Ils ont tué la télé publique. Celui-ci reprend son enquête sur Thierry Ardisson et accuse notamment l'animateur d'être obsédé par les théories du complot et par les Juifs« Chasseur d'Ardisson », Technikart, .« Personne n'en parle ? », Chronic'art, .« Ardisson, menteur et plagiaire : personne n'en parle ! », Charlie Hebdo, .., Livres-Hebdo, .. Il présente sa maison d'édition comme permettant de publier des ouvrages qui sont , Actualité juive, .. Elle publie des auteurs tels que Oskar Freysinger, Louis Dalmas, Laurence Catinot-Crost, Jean-Pierre Petit, Guy Millière, Guillaume Faye, Emmanuel Ludot, Elena Tchoudinova, Dominique Zardi, Christian Vanneste, Christian Harbulot ou encore Bernard Zimmern..

Publications d'essais et activité militante (2006-2009) En 2006, il publie également aux éditions Tatamis La judéomanie : elle nuit aux Juifs, elle nuit à la République, livre de nouveau refusé par de nombreux éditeursBernard Dumont, recension de La judéomanie, Catholica, , printemps 2007, .. Définissant la judéomanie comme une , il affirme que . Faisant remonter le phénomène à la publication de L'Idéologie française par Bernard-Henri Lévy en 1981, il juge que : pour cette raison, il s'oppose à la loi Gayssot . L'hebdomadaire Actualité juive évoque et le chercheur Jean-Yves Camus . À l'extrême droite, le journal Le Choc du mois parle d', Le Choc du mois, et l'écrivain Renaud Camus affirme : Pour Bernard Dumont, rédacteur en chef de la revue Catholica (proche des traditionalistes catholiques), la thèse de Jean Robin se trouve dans la continuité de celles d'Alain Finkielkraut, Edgar Morin, Emmanuel Todd, Éric Zemmour ou encore Raymond Aron.

En 2007, il participe à l'université d'été du mouvement Égalité et Réconciliation fondé par Alain Soral pour y présenter La Judéomanie. Il plaide également à cette occasion pour la sortie de la France de l'Union européenne en s'appuyant sur un livre de Pierre Hillard. Rattaché à la mouvance antisioniste par Jean-Yves CamusJean-Yves Camus, , Actualité juive, du et Le Monde.fr., Jean Robin dément : il affirme avoir, , et se définit comme Jean Robin, droit de réponse à Jean-Yves Camus, Actualité juive, du .. Il finira par rompre avec Alain Soral et par lui consacrer un livre à charge.

En 2007 également, il soutient la candidature de Nicolas Dupont-Aignan à l'occasion de l’élection présidentielle. et adhère à l'Union populaire républicaine de François Asselineau, avant de se brouiller avec le parti..

En 2009, il publie avec La Position du missionnaire, selon Actualité juive. Cette même année, il est présent lors de la première rencontre entre Marine Le Pen et Florian Philippot, organisée par l'entremise de Paul-Marie Coûteaux..

Lancement dEnquête et Débat et diversification de l'activité (depuis 2010) Une activité médiatique et journalistique de nature polémique Il crée en 2010 le site Enquête et Débat, qui se présente comme un média de défense de . : Jean Robin se dit, d'après France-Soir.. Pour L'Express, Enquête et Débat fait partie des sites de réinformation développant et versant dans la théorie du complot, en l'occurrence contre sur et .

Jean Robin estime cependant être isolé au sein de cette nébuleuse, dans laquelle il considère comme ennemis les sites de Riposte laïque, Novopress, Fdesouche, Dieudonné et Alain Soral.. S'il se présente comme journaliste et est considéré comme tel par certains médias, il n'est pas détenteur de la carte de presse.. Fréquenté par uniques par mois en 2014, Enquête & Débat est partenaire de Contribuables associés et du magazine L'Ère nouvelle.

vignette|redresse|Éric Zemmour se voit remettre le Prix de la liberté d'expression du site Enquête et Débat en . En , Enquête et Débat remet le prix de la liberté d'expression à Éric Zemmour après un sondage en ligne qui place l'humoriste Dieudonné en deuxième position et Christine Tasin en troisième, ce qui amène les trois personnalités à se rencontrer lors de la remise du prix.. Dans le journal Le Monde, Caroline Fourest qualifie la scène d' et condamne des .. Le Nouvel Observateur évoque de son côté l'événement en classant Enquête et Débat comme un ..

Enquête et Débat diffuse également des billets d'André Bercoff et est considéré en 2012 par Rue89 comme un de Riposte laïque..

Au printemps 2011, Jean Robin affirme sur son site que le politologue Jean-Yves Camus a appartenu au mouvement nationaliste révolutionnaire Troisième Voie, ce qui est démenti par l'intéressé et par Christian Bouchet, ancien secrétaire général du mouvement, et est qualifié de « blague facho » par .

En , il collabore brièvement avec Robert Ménard pour la matinale de Sud Radio : il justifie sa démission par un désaccord sur la ligne éditoriale de l'émission..

En , Enquête et Débat révèle que Florian Philippot, avant de rejoindre officiellement le Front national, animait déjà un site se prétendant apolitique, . Caroline Fourest et Fiammetta Venner précisent à ce propos qu'

En , le lancement par Enquête et Débat de l'application iPhone « Observer la loi », qui permet la géolocalisation de diverses infractions dans l'espace public (fumeurs, tapage, voitures mal garées, voile intégral), est dénoncée dans les médias comme un appel à la délation. créé par une personnalité ., , ou encore un site proche de l'extrême droite... La presse est en revanche partagée sur la légalité de l'application... De son côté, Jean Robin se considère comme un et affirme :

Le Mouvement des jeunes socialistes réclame le retrait de l'application et le député UMP Benoist Apparu interpelle la ministre de la Culture Aurélie Filippetti en lui demandant C'est le ministre de l'Intérieur Manuel Valls qui lui répond en en indiquant avoir

En , Jean Robin affirme sur son site qu'Elie Wiesel .. La seule réaction est celle de Michaël de Saint-Cheron, qui précise :

Entre 2012 et 2014, Jean Robin publie une série de auto-édités (notamment sur la gauche, l’écologie, l'islam, l'Agence France-Presse, l'Union européenne, ou encore les géants de l'Internet) qui retiennent en partie l'attention de certains médias... Le site 01net.com critique le procédé employé pour ces livres noirs, en particulier pour celui consacré aux géants de l'internet : . Jean Robin qualifie quant à lui sa méthode de ..

En , sur le site Enquête et Débat, il accuse Éric Zemmour d'avoir plagié David Cascaro et Jean-Claude Valla dans son ouvrage Le Suicide français, ce qui est signalé sur son blog par Hélène Maurel-Indart, universitaire spécialiste du plagiat. Interrogé, David Cascaro parle plutôt de manquement à la déontologie que de plagiathttps://leplagiat.net/.

Le site Enquête et Débat, quant à lui, subit des difficultés pour se financer. Jean Robin fait appel plusieurs fois à ses lecteurs pour des dons. Le site ferme le https://entreprises.lefigaro.fr/enquete-et-debat-75/entreprise-523108512.

Activité militante Lors de l'été 2010, Jean Robin signe une pétition lancée par l'écrivain Paul-Éric Blanrue visant à l'abrogation de la loi Gayssot : les journalistes du Monde Abel Mestre et Caroline Monnot l'identifient alors comme un https://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/01/l-ecrivain-yann-moix-la-petition-et-les-negationnistes_5976963_823448.html, qualificatif qui sera aussi utilisé par Jean-Yves Camus l'année suivante..

Le , Jean Robin participe aux ., un colloque organisé par Riposte laïque et le Bloc identitaire.

À l'automne 2011, son livre Entre la Haine et l'Espoir révèle le contenu de nombreuses émissions télévisées diffusées dans le monde arabo-musulman, à savoir : https://www.calameo.com/books/001561857094079a236c5. À l’occasion de cette sortie, Jean Robin lance une pétition intitulée : elle est signée par une trentaine de personnalités et plus de .

En , il fait l’objet d’une violente critique de Robert Spieler dans le journal d’extrême droite RivarolRivarol, du . : celui-ci lui reproche , le présente comme un , un et un au motif qu’il aurait incité Oskar Freysinger à retirer sa signature d’une pétition critique de l'Union européenne, également signée par Hervé Ryssen, essayiste négationniste...

vignette|gauche|La proximité de Jean Robin avec Oskar Freysinger contribue à ce que certains observateurs l'apparentent à la droite radicale, voire à l'extrême droite.

En 2012, Jean Robin est considéré comme d'extrême droite et qualifié de « néo-facho » par un article du Nouvel Observateur, selon lequel . Cet article le classe parmi des personnalités telles que Robert Ménard, Renaud Camus, Richard Millet, Patrick Buisson, Gilbert Collard, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy ou encore Alain Soral. Sur Mediapart, Laurent Mauduit estime la même année qu'Enquête et Débat est .. Lui-même se réclame du gaullismehttps://toutelaculture.com/actu/medias/sud-radio-accuse-dantisemitisme/. De son côté, souligne qu'il fait partie des figures de fréquentant le Centre Saint-Paul, . où Enquête et Débat organise des conférences thématiques faisant notamment intervenir Oskar Freysinger, Pierre Cassen et Christine Tasin ou encore Yvan Blot. situe pour sa part Enquête et Débat comme un site http://lelab.europe1.fr/gerard-jugnot-sous-sarkozy-on-n-etait-pas-non-plus-sous-le-iiieme-reich-6028. En 2013, Jean Robin est qualifié de par Mediapart« Jean Robin, […] figure de la réacosphère » dans ..

vignette|redresse|Le collectif militant fondé en 2013 par Jean Robin a obtenu le soutien de Christian Vanneste.

Il fonde le le collectif Contre-Attaque, qui sur un positionnement . Il en est le président, avec le soutien de Christian Vanneste, Claude Reichman, Madi Seydi et Mike Borowski. Le , Contre-Attaque manifeste devant les locaux de l'Agence France-Presse en la surnommant , Valeurs actuelles, ..

Le , L'Humanité relève la présence d'Enquête et Débat au rassemblement des travailleurs indépendants, commerçants et artisans contre les dysfonctionnements du régime social des indépendants (RSI). Le journal présente le média de Jean Robin comme un , ..

En , Challenges le décrit comme un ..