L’ est une université nationale du Japon. Elle a été fondée en 1876 comme collège d'agriculture de Sapporo, avant d'être élevée au rang d'université impériale du Japon en 1918. Elle appartient depuis 2004 à l’association des universités nationales du Japon.

L’université compte deux campus principaux à Sapporo et à Hakodate tous deux dans la préfecture de Hokkaidō. Elle forme en 2011 quelque , dont , et compte travaillant dans des activités liées à la recherche ou à l’enseignement. Elle est structurée en douze facultés pour le premier cycle et dix-neuf pour les cycles suivants. Elle compte par ailleurs plusieurs infrastructures, dont un hôpital, un service de bibliothèques comptant presque quatre millions de titres, ainsi qu’un musée.

Parmi les personnalités liées à l’université, un ancien étudiant a obtenu un prix Nobel, un autre a été spationaute et trois ont obtenu un prix Akutagawa.

Histoire Contexte de création Avec le début de l’ère Meiji au Japon à partir de 1868, le pays commence un mouvement important de valorisation de Hokkaidō, jusque-là faiblement peuplée. La modernisation du pays à cette époque impose le développement de terres agricoles, et les prétentions territoriales de la Russie impériale dans la région incitent les dirigeants japonais à affirmer leur présence dans cette zone. Entre 4 et 5 % du budget de l’État sont ainsi alloués au développement de l’île dans les années 1870 Akemi Nakamura, « Japan's last frontier took time to tame, cultivate image », The Japan Times, 8 juillet 2008, consulté le ..

Dans ce contexte, la Kaitakushi, l’agence gouvernementale chargée de la mise en valeur de ce territoire, met en place en 1874 une école provisoire à Tokyo dans le but de sélectionner et de former de futurs cadres agricoles, mais aussi de préparer la création d’une école à Hokkaidō.. Dans le même temps, des conseillers étrangers sont recrutés, principalement aux États-Unis, pour former les futurs élèves aux méthodes occidentales.

Le collège d'agriculture de Sapporo upright=1.5|thumb|La tour de l'horloge de Sapporo est construite par le collège dans ses premières années. Le ouvre officiellement en avec une première promotion de 24 élèves. Le gouvernement limite dans un premier temps le nombre d’élèves à une cinquantaine avant de lever ce seuil en 1879, et en 1881 un premier pic est atteint avec 300 élèves. La même année, l’empereur visite l’établissement dans le cadre d’une tournée dans l’île.. Le collège est géré par la Kaitakushi jusqu’à sa dissolution en 1882La Kaitakushi est au centre de la crise politique de 1881 qui éclate après que la presse a révélé des irrégularités dans la vente de terrain public par celle-ci. Une partie du gouvernement d’Itō Hirobumi est ainsi poussé à la démission. et celle-ci constitue un débouché naturel pour ses diplômés. Les années suivantes sont plus compliquées pour le collège, sa gestion passant d’une administration à une autre, étant plusieurs fois menacé de fermeture, et il faut attendre 1901 pour que le nombre d’étudiants retrouve son niveau de 1881..

L’établissement compte pendant ses premières années plusieurs conseillers étrangers dans son corps enseignant, dont plusieurs personnes liées au collège d’agriculture du Massachusetts comme William Smith Clark ou William Penn Brooks. Les derniers enseignants étrangers y exercent jusqu’en 1893., et de nouvelles techniques agricoles et machines sont ainsi introduites..

Le collège poursuit son développement matériel. Plusieurs bâtiments comme l’actuelle tour de l'horloge de Sapporo ouverte en 1878 sont construits par le collège dans le centre-ville. Il déménage par ailleurs entre 1899 et 1903 de son emplacement initial, situé entre l’actuelle gare de Sapporo et le parc Ōdōri, dans son campus actuel au nord de la gare là où il possède à l’époque ses champs d’expérimentation..

Développement comme université upright=1.5|thumb|Le campus de 1934 avec ses rangées de peupliers coupe-vent. Dans la seconde moitié des années 1890, l’idée d’élargir les activités du collège au-delà de l’agriculture commence à se développer à Sapporo. Le but est d’obtenir des formations en droit ou en lettres à une époque ou l’État s’investit dans la création d’un système d’universités impérialesLes deux premières universités impériales ouvrent à Tokyo en 1877 et à Kyoto en 1897, et en 1900 est proposée au gouvernement par la diète japonaise l’ouverture de deux autres établissements de ce type dans la région de Tōhoku et sur l’île de Kyūshū.. Le collège est intégré comme l’une des composantes de l’université du Tōhoku lorsque celle-ci est ouverte en 1907, ce qui permet d’élargir les enseignements à la sylviculture, à la pêche, et à l’ingénierie.

À la suite de cette première reconnaissance universitaire, une campagne est lancée dans la presse locale afin d’obtenir l’autonomisation du collège de Sapporo dans le but qu’il devienne une université de plein droit. La date symbolique de 1918, marquant le cinquantième anniversaire de l’établissement, est mise en avant pour justifier cette demande et le collège parvient à obtenir cette promotion. Le , il devient ainsi l’..

De nouvelles facultés sont ouvertes par l’établissement dans les décennies qui suivent : en 1919 s’ouvre la faculté de médecine, suivie en 1924 par la faculté d’ingénierie et en 1930 par la faculté de sciences. Une faculté de droit et lettres ouvre elle en 1947.. De nouvelles infrastructures sont aussi créées à cette époque, comme l’hôpital universitaire ouvert en 1920, ou le campus de Hakodate qui est inauguré en 1935. Enfin, de premières structures destinées à la recherche ouvrent à cette époque, comme l’institut sur les basses températures qui est inauguré en 1941.

L'après-guerre À la suite de la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, le système universitaire japonais est restructuré par l’occupant américain. En 1947, l’université prend son nom actuel d’. En mai 1949, une loi sur l’éducation réforme le système universitaire japonais. La durée du premier cycle universitaire passe ainsi de trois à quatre ans, et le nombre de facultés de premier cycle passe à sept. Les deuxièmes cycle et troisièmes cycles sont eux aussi réformés en 1953 et structuré autour de neuf .

Durant les années 1950 et 1960, les activités sur le campus de l’université sont comme dans le reste du pays perturbées par des mouvements étudiants d’extrême gauche. Aux revendications classiques de l’époque s’ajoutent des spécificités plus locales, comme la présence d’une base militaire américaine dans la ville voisine de Chitose ou des revendications des Aïnous. Ceci complique par ailleurs la mise en place de partenariats avec des universités américaines..

L’université développe ses capacités de recherche en ouvrant de nouveaux laboratoires de recherche, principalement entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1980, et diversifie à la même époque ses formations de deuxième et troisième cycle. Une nouvelle vague de développement a lieu à partir du milieu des années 1990, le ministère de l'Éducation s’investissant alors dans la création de composantes de deuxième cycle Sawa Takamitsu, « », The Japan Times, , consulté le . et d'écoles professionnelles Eriko Arita, « U.S.-style law schools to offer practical approach », The Japan Times, , consulté le ..

En 2004, l’établissement devient, par le biais d’une nouvelle loi s’appliquant à toutes les universités du pays, une entreprise d’université nationale. Malgré ce changement qui a augmenté son autonomie, notamment financière, l’université de Hokkaidō est toujours partiellement contrôlée par le ministère de l'Éducation. Au cours de la même décennie, les facultés de troisième cycle ainsi que les structures de recherche connaissent une nouvelle phase de croissance..

Liste des présidents

+ Liste des présidents de l’université de Hokkaidō 歴史校長・学長・総長, Université de Hokkaidō, consulté le . 1875-1881 1937-1945 1975-1981 1881-1886 1945-1950 1981-1987 1887-1888 1950-1954 1987-1991 1888-1891 1954-1966 1991-1995 1891-1930 1966-1967 1995-2001 1930-1933 1967-1971 2001-2007 1933-1937 1971-1975 Depuis 2007 </center>

Composantes L’université est structurée en pour les activités d’enseignement de premier cycle universitaire et de recherche ; en , désignées aussi sous l’appellation de graduate schools, qui ont la charge des étudiants de deuxième et troisième cycle universitaire ; ainsi qu’en instituts de recherche chargés d’une partie de la recherche. L’université compte aussi des services communs qui centralisent certaines des activités transverses de l’établissement.

Composantes d'enseignement upright=1.5|thumb|Faculté d'ingénierie. L’université compte douze 学部・大学院・センター等, Université de Hokkaidō, consulté sur www.hokudai.ac.jp le 4 octobre 2012. où sont inscrits en 2011 . Les champs de spécialité de chacune d’elles sont : lettres, éducation, droit, économie, médecine, odontologie, sciences pharmaceutiques, ingénierie, sciences, médecine vétérinaire, sciences halieutiques, et agriculture.

L’établissement compte par ailleurs 19 où sont inscrits en 2011 . Les champs de spécialité de chacune d’elles sont : lettres, éducation, droit, économie, médecine, odontologie, médecine vétérinaire, communication et médias internationaux, science de l'information et des communications, science halieutique, science de l'environnement, sciences, pharmacie, agriculture, sciences de la vie, administration publique, sciences et technologie, l'ingénierie, et la chimie.

Composantes de recherche upright=1.5|thumb|Le Osoro Maru, l'un des navires de recherche de l'université. Trois instituts de recherche sont administrés par l’université, à savoir le centre de recherche sur les basses températures, l’institut de recherche en sciences de l’électronique et l’institut de génie génétique, ce dernier étant structuré en deux départements.

De plus, 25 autres instituts de recherche dépendent de facultés ou sont liés à d’autres administrations de l’université. Il s’agit du centre de recherche sur le tourisme, le centre de langues, le centre de recherche sur la culture Aïnu, le centre de recherche expérimentale en sciences sociales, l'institut de recherche en droit et sciences politiques, le centre en nanosciences et bio-ingénierie, le centre pour le développement durable, le centre en science et technologie de la topologie, le centre sur les sciences de la santé, le centre de recherche sur les traductions, le centre de recherche sur les catalyses, le centre de recherche sur les cultures slaves, le centre sur les sciences de l'information, le centre de recherche sur les isotopes, le centre de recherche en électronique quantique, le centre sur la biosphère septentrionale, le centre de recherche sur le cerveau, le centre de recherche sur la zoonose, le centre de mathématiques appliquées, le centre de santé, le centre de recherche vétérinaire, le centre de santé-environnement, ainsi que trois autres laboratoires, un lié au musée, un autre à l'hôpital universitaire, et un autre aux archives de l’université.

Composantes communes Hôpital upright=1.5|thumb|L'hôpital universitaire. L’université dispose d’un hôpital universitaire depuis 1921. qui travaille depuis ses débuts en lien avec les facultés de médecine, d’odontologie et de pharmacie. L’hôpital est situé sur le campus principal de l’université dans sa partie nord et a connu son dernier agrandissement majeur en 1993 History of the Hokkaido University Medical Faculty, Faculté de médecine de l'université d'Hokkaidō, consulté sur www.med.hokudai.ac.jp le 3 octobre 2012..