Selon le recensement de 2011, la Roumanie compte . Le pays, qui connait un lent déclin démographique, est en majorité habité par des roumanophones (88,9 %) ; les minorités hongroise et rom représentent respectivement 6,5 % et 3,3 % de la population. En 2016, se basant sur des données excluant les citoyens expatriés, Eurostat estime la population de la Roumanie à , alors que la CIA, se basant sur des données différentes qui intègrent les résidents non-citoyens (principalement des citoyens Moldaves) y compte .
Historique démographique SourcesConstantin C. et Dinu Giurescu, Istoria Românilor din cele mai vechi timpuri și pînă astăzi, Editura Albatros Bucarest 1971 ("Histoire des Roumains des origines a nos jours").
En Roumanie l'implantation humaine date du paléolithique, mais, en dehors des piémonts des montagnes et des vallées des principaux cours d'eau (voir géographie de la Roumanie), elle a été sporadique en raison du climat (périodes de sécheresse pluriannuelle) et d'invasions venues des steppes de l'est (peuples de cavaliers nomades). Les deux phénomènes sont d'ailleurs liés. La végétation aussi a évolué selon ces aléas : lors des périodes plus humides à peuplement sédentaire, les forêts (codri), les prés (pășuni) et les cultures (ogoare) progressaient, tandis que lors des périodes sèches à passage de peuples nomades, c'étaient les steppes à chardons, dont le Bărăgan est un exemple actuel. À chaque période sèche, les populations autochtones, à commencer par les Gétodaces et en continuant par les roumanophones actuels, se sont réfugiées sur les piémonts des Carpates (plus arrosés en raison de leur altitude), puis, les pluies revenues, ont repeuplé le pays en creusant des puits et en refondant des villages et des villes, tout en assimilant au passage les minorités installées lors des invasions.
L’avant-dernière grande invasion ayant dépeuplé le pays fut celle des Tatars/Mongols au , puis le repeuplement roumain s’est effectué au à partir de la Transylvanie, conclu par l’unification des petits voïvodats en deux principautés danubiennes : la Moldavie et la Valachie, qui s’unirent à leur tour en 1859 pour former la Roumanie.
+Évolution de la populationRecensementPopulationTerritoire1859Valachie et Moldavie187719141930Grande Roumanie1941Roumanie démembrée1948Roumanie195619661977199220022011. Après la Seconde guerre mondiale, la Roumanie ne connaît ni « Libération » (dans le sens de « rétablissement de la démocratie ») ni retour de la prospérité, mais une nouvelle occupation durant et une nouvelle dictature durant , avec des difficultés économiques constantes qui n'empêchent pas une lourde industrialisation, une rapide urbanisation, les études plus longues et l'émancipation des femmes. En raison de ces diverses causes, il n'y a pas de baby-boom après guerre et la natalité décroit abruptement. Dans la population, la peur de l'avenir face au régime, contribue aussi à la diminution de la natalité, en Roumanie comme dans d'autres pays du bloc communiste.
Face à cette diminution, le président Nicolae Ceaușescu fait voter un décret interdisant l'avortement sur demande, en 1967. La natalité double, puis l'adaptation de la population la fait descendre lentement. Les générations nées en raison de ce décret s'appellent les « decretsels ».
Lors de la révolution de 1989, le décret est aboli. Malgré la démocratie, la confiance ne revient pas car en l'absence de tout équivalent du plan Marshall, les responsables du régime précédent profitent de l'isolement et des difficiles conditions posées par l'Union européenne à l’intégration (qui tarde durant ) pour conserver le pouvoir politique et économique.
La natalité en Roumanie (comme dans les autres pays de l'Europe de l'Est) devient inférieure à la mortalité. La population chute de , soit 15 %, de 1989 à 2019, à cause de l'émigration économique (la période connait un solde migratoire annuel moyen négatif de ) et de la natalité réduite.
Indicateurs démographiques Pyramide des âges (estimations de 2014) : 0-14 ans : 14,6 % (homme ; femmes ) 15-24 ans : 11,3 % (homme ; femmes ) 25-54 ans : 45,7 % (homme ; femmes ) 55-64 ans : 13 % (homme ; femmes ) et plus : 15,1 % (homme ; femmes ) Répartition entre villes et campagnesNational Institute of Statistics, INSSE.ro, July 1, 2007 . : population urbaine (municipalités et villes) - 55,2 % espace rural (communes) - 44,8 % Taux de croissance de la population : -0,29 % (estimation 2014) Espérance de vie. : 74,69, dont : hommes : femmes : Taux de natalité : 9,27 naissances/1000 (estimation 2014) Taux de mortalité : 11,88/1000 (estimation 2014) dont mortalité infantile : 10,16/1000 (estimation 2014) Taux de fécondité : par femme (estimation 2014) Taux de migration : -0,24/1000 (estimation 2014)
Ethnie Le recensement ethnique en Roumanie est déclaratif et certaines communautés ethniques semblent sous-évaluées : c'est particulièrement le cas des Roms, nombreux à se déclarer Roumains pour ne pas être assimilés à des mendiants ou des « voleurs de poules »Article "Mais combien sont les Roms ?" publié dans le journal Jurnalul Naţional, traduit en français sur le site Presseurop.eu, le 20/10/2011 - Mais combien sont les Roms ?. Évalués entre ., les Aroumains, pour leur part, sont officiellement comptés parmi les Roumains, même s'ils se déclarent « Aroumains »Certaines associations aroumaines, comme Bana armâneascã (sur ) militent activement pour la reconnaissance des Aroumains comme comunitate naţională.
Ethnie2002.2011Rezultatele finale ale Recensământului din 2011: .RoumainsY compris les Aroumains.89,47 %83,46 %HongroisY compris les Sicules.6,60 %6,10 %Roms2,46 %3,09 %UkrainiensY compris les Ruthènes et Houtsoules.0,28 %0,25 %Allemands0,27 %0,18 %Turcs0,14 %0,14 %RussesY compris les Lipovènes.0,16 %0,12 %Tatars0,11 %0,10 %Serbes0,10 %0,09 %Slovaques0,07 %0,07 %Bulgares0,03 %0,04 %CroatesY compris les Carashovènes.0,03 %0,03 %Grecs0,02 %0,02 %Italiens0,02 %0,02 %Juifs0,02 %0,02 %Tchèques0,01 %0,01 %Polonais0,01 %0,01 %Chinois0,01 %0,01 %Arméniens0,01 %0,01 %Csángós0,01 %0,01 %Macédoniens - -0,01 %Autres0,07 %0,09 %Ethnie non déclarée0,01 %6,15 %
Religions
Le recensement de 2011 comportait une case « tradition religieuse », mais si les athées et les sans religion déclarés sont peu nombreux, cela ne signifie pas que tous ceux qui ont déclaré une tradition soient pratiquants réguliers ou même croyants ; en fait, la pratique est forte surtout dans les petites confessions et, pour la confession majoritaire, lors des grandes fêtes traditionnelles telles que baptêmes, mariages, enterrements, Pâques et NoëlAssistance au culte corrélée à l’appartenance religieuse - enquête nationale SSC, 2001 sur : orthodoxes : 81,0 % catholiques de rite grec : 2,7 % catholiques de rite latin : 2,5 % juifs : 1,8 % réformés : 2,0 % pentecôtistes : 1,4 % baptistes : 0,6 % musulmans : 0,3 % unitariens : 0,3 % témoins de Jéhovah : 0,2 % évangéliques : 0,2 % lipovènes : 0,2 % autres : 0,3 % sans religion : 0,1 % athées : 0,1 %. information non-renseignée : 6,3 %
Migrations
Emigration
Immigration
+Population en Roumanie par nationalité, selon Eurostat.Pays2015201620172018201920202021Population totale Total étrangers 828 801 609 952 76 77 110 108 422 707 781 765 720 845 46 112 172 171 361 696 986 959 681 967 617 719 785 784 780 488 694 810 898 985 807 907 895 934 981 938 933 807 908 912 908 910
+Population en Roumanie par pays de naissance.2008201320152016201720182019202020212022202320242025Population totale de la Roumanie Population totale née à l'étranger 180 588 340 649 Inconnus 421 473 534 22 657 121 509 866 263 554 771 386 681 878 198 534 890 929 901 111 76714 307 634 833 989 772 585 997 776 625943965 963872 17252170476 59173667884
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Communauté ethnique (Roumanie) Immigration en Roumanie
Liens externes Statistique de la CIA Statistique de l’ONU
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