Troposphère est une famille de fusées réalisée en République démocratique du Congo. Le programme est l’initiative de Keka Aerospace, filiale de la société Développement Tous Azimuts, dirigée par Jean-Patrice Keka. À terme, l'objectif est de pouvoir mettre en orbite des satellites depuis la République démocratique du Congo, mais le projet recherche encore l’implication financière du gouvernement congolais pour rendre cela réalisable.

Histoire Jean-Patrice Keka Ohemba Okese, diplômé de l’Institut supérieur des techniques appliquées, décide en 2007, en suivant son rêve d’enfance, d’acheter 123 hectares de terrain à Menkao pour lancer des fusées depuis la République démocratique du Congo. Avec sa société Développement Tous Azimuts, ce qui en fait un programme spatial privé, il démarre à partir de rien, montant ses équipements électroniques de pilotage et de suivi avec de la récupération, de téléviseurs notamment, et très peu d’achats. Le lieu de tir comporte un bâtiment de contrôle et au moins deux pas de tir, le premier, à seulement 200 mètres du bâtiment, a servi aux Fusées Troposphère 1 et 2.

Ses premières fusées, Troposphère 1 et Troposphère 2, ont été lancées afin de valider la théorie et les calculs de l’entreprise.

Jean-Patrice Keka ambitionne d’être le premier « galaxionaute », terme qu’il a forgé en regard des spationautes, astronautes, cosmonautes, vyomanaute et taïkonautes afin de désigner les kino-congolais qui iront dans l’espace. Entretemps, l’équipe impliquée dans le projet, il est rejoint dans son projet par des étudiants kino-congolais et d’autres ingénieurs de la capitale comme Bally Shafali, diplômé de l’Université de Liège, ambitionne surtout de montrer qu’un pays comme la République démocratique du Congo, très en retard technologiquement par rapport au reste des pays impliqués dans des programmes spatiaux, peut s’inscrire ce domaine, connu pour être très exigeant. De fait, à cause du manque de machines, l’équipe doit compenser par un plus grand temps de recherches et de calculs.

Le projet a également une portée symbolique : son objectif a aussi une dimension patriotique, qui vise à servir d'inspiration pour les jeunes ingénieurs kino-congolais. À terme, Keka Aerospace souhaite être capable d'envoyer régulièrement des satellites en orbite, voire des humains.

Pas désireux de soutiens techniques étrangers, le programme s’inscrit dans une logique d’autonomie pour démontrer leur capacité de maîtriser le processus du début jusqu’à la fin avec des matériaux locaux.

Fusées

Troposphère 1 (2007) La fusée Troposphère 1 est une fusée de test de calculs ( et de diamètre). Prévue pour partir du pas de tir numéro 1 en , son lancement est annulé pour des problèmes techniques.

Troposphère 2 (2007) La fusée , également une fusée de test de calculs ( et de diamètre), lancée le , a atteint l’altitude de en . Elle part du pas de Tir numéro 1.

Troposphère 3 (2007) La fusée Troposphère 3 part du pas de Tir numéro 2 le , mais le lancement est un échec.

Troposphère 4 (2008) La fusée ., avait une masse de .. Elle a été lancée le depuis Menkao et a atteint l’altitude de . Elle a atteint la vitesse de et l’altitude de en . Cette fusée a une poussée de ().

Leonard Masuga Rugamika, ministre congolais de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est présent au lancement et promet un investissement financier pour le prochain. Le vol a été filmé par AITV.

Troposphère 5 (2009) La fusée (), à deux étages à propergol solide d’une poussée de 70 kN (7 tonnes), est lancée le à depuis Menkao, à à l’est de Kinshasa. Le coût de cette fusée a été estimé à environ 50 000 dollars. Cette fusée, transportant un rat, a décollé mais a dévié de sa trajectoire.. Son objectif était d'atteindre une altitude de et une vitesse de Mach 3. La cause en est une panne sur un des sept moteurs de la fusée, en raison du transport délicat jusqu'au pas de tir. Bien que Troposphère 5 soit équipée d'un parachute de secours, le rat, nommé Kavira, n’ayant pas été retrouvé, il a été déclaré . Selon Keka, l'expérience a fourni des données précieuses pour les futurs essais de la DTA. La fusée est nommée « Soso pembe » (coq blanc en lingala) en symbole de paix.

Joseph Litityo, le ministère de la Recherche scientifique présent lors du lancement de la fusée promet un investissement financier et un encadrement politique à ce projet de la part du gouvernement congolais. Le vol a été filmé par AITV.

Troposphère 6 (projet) La fusée Troposphère 6, au lancement initialement prévu en 2016, a été d’abord été reporté par manque de moyens, mais a attiré l’attention des internautes.

En 2018, un projet de financement participatif est lancé en Suisse par Christian Denisart, Jean-Patrice Keka et Daniel Wyss dans le but de récolter . Les Suisses ayant peut-être été séduit par la forte utilisation de boites d'ovomaltine, format familial, faite par l'équipe du Professeur Docteur Keka et dans la grande confiance que l'équipe du docteur Keka semble placer dans la solidité et la fiabilité de ces boites. La conception de la fusée était alors annoncée comme terminée et les différents éléments scientifiques (satellite N’jiwa, vaisseau Mpongo 1, les différents moteurs, les caméras) étaient annoncés comme en cours de fabrication. Si le financement participatif aboutissait, le lancement devait avoir lieu dans une fourchette comprise entre et le . Le projet se termine cependant le à sans succès, seuls (13 % de l'objectif) ayant été récoltés, de la part de . En , une nouvelle campagne de financement participatif est lancée pour obtenir , laquelle se termine fin mai avec succès avec récoltés.. Néanmoins, l’équipe espère obtenir du soutien financier de l’état kino-congolais afin d’améliorer ses chances d’un vol réussi et d’augmenter ses ambitions technologiques pour l’avenir. Le projet a reçu le soutien de Claude-Alain Roten, biologiste suisse, afin de lancer une expérience sur l’origine de la vie et de l’astronaute suisse Claude Nicollier.

est une fusée de de haut composée de trois étages, nommés Moteur Nyiragongo, Mbabola et Kimbirimbiriet. Elle pèse près de . Son but est d'envoyer le satellite N’jiwa à d'altitude pour prendre des photos de la Terre, qui seront retransmises en direct vers le centre de contrôle de Menkao, à de Kinshasa. Le vaisseau Mpongo 1, lui, n’a pas été retenu pour le vol. Elle est constituée de barils de métal et de matériaux de récupération.

Le lancement de Troposphère 6 initialement prévu fin , est ensuite annoncé pour fin .

Le , Jean Patrice Keka annonce sur sa chaine YouTube le report du lancement au .

Le , une nouvelle vidéo montrant la présentation de la fusée à des membres du gouvernement kino-congolais est publiée.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes OTRAG Keka Aerospace

Liens externes

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