Juan José Laborda Martín, né le à Bilbao, est un universitaire et homme d'État espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Il est porte-parole du PSOE au Sénat entre 1979 et 1987, secrétaire général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) de 1985 à 1990, président du Sénat entre 1989 et 1996, et de nouveau porte-parole du groupe PSOE au Sénat de 1996 à 2004. Il se retire de la vie politique en 2008.
Biographie Formation Il est titulaire d'une licence en histoire moderne de l'université de Valladolid et en journalisme de l'université de Navarre. Il a un doctorat en histoire de l'université nationale d'enseignement à distance (UNED).
Il a été professeur d'histoire à l'université de Burgos.
Débuts en politique Il adhère en 1974 à l'Union générale des travailleurs (UGT), puis au Parti socialiste ouvrier espagnol l'année suivante. Il postule au Sénat lors des élections constituantes du dans la circonscription de Burgos, sous les couleurs de la coalition (UDS).
Il est élu avec , ce qui constitue le plus faible score des nouveaux sénateurs. Il siège alors à la commission de la Présidence du gouvernement et de l'Organisation générale de l'administration publique, rejoignant ensuite la commission de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, ainsi que la commission spéciale des Autonomies, en tant que secrétaire, en 1978 « Laborda Martín, Juan José – Legislatura constituyente », site du Sénat, consulté le .
Porte-parole sénatorial du PSOE Il est réélu au cours des élections sénatoriales du avec favorables, réalisant de nouveau le moins bon résultat des quatre sénateurs.
À l'ouverture de la législature, il est choisi à 31 ans comme porte-parole du groupe socialiste. Il en est outre membre de la députation permanente, de la commission de la Constitution, de la commission de la Défense nationale, secrétaire de la commission du Règlement et vice-président de la commission spéciale d'enquête sur la situation de l'ordre public et les activités terroristes « Laborda Martín, Juan José – I Legislatura », site du Sénat, consulté le .
Il conserve son mandat aux élections sénatoriales anticipées du , en augmentant sensiblement son score jusqu'à . Il reste malgré tout le sénateur le moins bien élu de la province de Burgos et conserve son poste de porte-parole du groupe socialiste, désormais majoritaire. Il participe aux travaux de la commission de la Défense, alternant également entre la commission de la Constitution et la commission de la Présidence du gouvernement et de l'Intérieur « Laborda Martín, Juan José – II Legislatura », site du Sénat, consulté le .
Chef des socialistes de Castille-et-León Le , après une journée de dures négociations, Juan José Laborda est désigné à 37 ans secrétaire général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) en remplacement de Demetrio Madrid, choisi pour occuper la présidence honorifique de la fédération socialiste. Il semble alors le candidat favori de la direction nationale du parti à la présidence de la communauté autonome aux élections autonomiques de 1987 « El burgalés Juan José Laborda, nuevo secretario general del PSOE de Castilla y León », El País, le .
Aux élections sénatoriales anticipées du 22 juin 1986, il conserve son mandat et réalise, avec en sa faveur, le troisième résultat de la circonscription de Burgos. Il est reconduit comme porte-parole du groupe socialiste, et siège à la députation permanente, la commission de la Défense, la commission de la Présidence du gouvernement et de l'Intérieur, la commission du Règlement « Laborda Martín, Juan José – III Legislatura », site du Sénat, consulté le .
Il confirme le qu'il sera chef de file socialiste aux prochaines élections en Castille-et-León, alors que José Constantino Nalda est sur le point de remplacer Madrid à la direction de l'exécutif autonomique « Seis de los ocho consejeros de Castilla y León se oponen al nombramiento de Nalda », El País, le .
Lors des élections aux Cortes de Castille-et-León du 10 juin 1987, il remporte 34,6 % des suffrages exprimés et 32 députés sur 84, soit 0,3 points de moins et autant de parlementaires que l'Alliance populaire de José María Aznar, qui obtient l'investiture des députés pour prendre la direction de l'exécutif.
Le suivant, la commission exécutive fédérale du PSOE décide, sur proposition d'Eduardo Martín Toval, de le remplacer par le sénateur de La Corogne Manuel Jaime Barreiro « Morán, portavoz eurosocialista. », El País, le . Il lui cède formellement ses fonctions huit jours plus tard.
Il est réélu secrétaire général du PSCyL-PSOE avec 100 % des voix le , Demetrio Madrid étant remplacé à la présidence de la fédération par le maire de Ponferrada Celso López Gavela, après que sa gestion a été approuvée par plus de 82 % des délégués « Benegas critica la candidatura de Garcia Damborenea para la secretaría del PSE-PSOE », El País, le .
Président du Sénat Il se représente aux élections sénatoriales anticipées du 29 octobre 1989 dans la province de Burgos. Il y totalise , le moins bon score des quatre élus. Dès le lendemain du scrutin, alors que courent les rumeurs sur la composition du prochain gouvernement, son nom est évoqué comme candidat à la présidence de la chambre haute des Cortes Generales, le titulaire du poste José Federico de Carvajal ayant été élu au Congrès des députés « Felipe González tiene un mes pará formar un Gobierno en el que se prevén pocas caras nuevas », El País, le . Son nom est confirmé le , et il indique à cette occasion qu'il compte abandonner la direction du PSOE de Castille-et-León au nom d'une « El PSOE confirma a Laborda como su candidato para presidir el Senado », El País, le .
Le , Juan José Laborda est élu à 42 ans président du Sénat avec 144 voix favorables, avec le soutien du Parti nationaliste basque (EAJ/PNV) et de Convergence et Union (CiU), le Parti populaire (PP) ayant fait le choix du vote blanc « La sesión constitutiva de las Cortes Generales estuvo dominada por la impresión del atentado », El País, le . Le , Jesús Quijano est élu pour lui succéder au poste de secrétaire général du PSCyL-PSOE « Lerma, aumenta su control del PSOE valenciano », El País, le .
Après avoir été réélu sénateur de Burgos avec aux élections anticipées du , il est reconduit à la présidence de la chambre haute le avec 137 voix, contre 105 au candidat du PP Alberto Ruiz-Gallardón, ayant de nouveau obtenu le soutien de l'EAJ/PNV et de CiU, ainsi que l'appui de la Gauche unie (IU) « Laborda fue reelegido presidente del Senado por mayoría absoluta », El País, le .
À nouveau porte-parole sénatorial Il est une fois encore réélu sénateur lors des élections anticipées du , totalisant . Le , à deux jours de l'ouverture de la législature où il sera remplacé par un élu du PP, il est choisi comme nouveau porte-parole du groupe socialiste, en succession de Bernardo Bayona, devenu député « El PSOE reparte sin rencillas los cargos de sus grupos parlamentarios », El País, le . En outre, il siège à la députation permanente, à la commission générale des communautés autonomes et exerce les fonctions de porte-parole socialiste à la commission du Règlement « Laborda Martín, Juan José – VI Legislatura », site du Sénat, consulté le .
Après les élections sénatoriales du 12 mars 2000, où il est réélu avec , la direction provisoire du PSOE, instaurée après la démission du secrétaire général Joaquín Almunia, le confirme dans ses fonctions jusqu'à l'élection d'un nouveau dirigeant « La gestora del PSOE debate hoy si ratifica a sus portavoces parlamentarios », El País, le . Quand José Luis Rodríguez Zapatero prend la direction du parti en , il maintient Laborda dans ses responsabilités « Zapatero incorpora diputados afines a la dirección del grupo parlamentario », El País, le . Toujours membre de la députation permanente et de la commission générale des communautés autonomes, il rejoint la commission des Nominations et conserve ses fonctions de porte-parole socialiste à la commission du Règlement « Laborda Martín, Juan José – VII Legislatura », site du Sénat, consulté le .
Fin de parcours Il obtient son neuvième mandat consécutif à l'occasion des élections sénatoriales du , en recueillant , ce qui constitue son propre record historique. À l'ouverture de la législature, il cède la direction du groupe à Joan Lerma et prend la présidence de la commission générale des communautés autonomes, tout en gardant son siège à la députation permanente « Laborda Martín, Juan José – VIII Legislatura », site du Sénat, consulté le . Le , il est hospitalisé pour une crise d'hypertension qui se révèle être un accident vasculaire cérébral qui affectera fortement sa mémoire les premiers jours « La vida nueva de Laborda », El País, le . Il ne revient au Sénat que le , sous les applaudissements nourris de l'ensemble des sénateurs « El Senado aprueba la Constitución europea entre aplausos del PSOE y el PP », El País, le .
Alors qu'il ne se représente pas aux élections sénatoriales du , il est nommé le membre du Conseil d'État par le gouvernement Zapatero « Amparo Rubiales, nueva consejera de Estado », El País, le . Il est confirmé pour quatre nouvelles années par le gouvernement de Mariano Rajoy le « Rajoy coloca a cuatro exministros de Aznar en el Consejo de Estado », El País, le . Reconduit en par le gouvernement de Pedro Sánchez., il quitte l'institution cinq ans plus tard..
Vie privée Il est marié et père de trois enfants.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Élections aux Cortes de Castille-et-León de 1987 Président du Sénat (Espagne)
Liens externes Fiche sur le site du Sénat : Constituante, I, II, III, IV, V, VI, VII et VIII législatures.
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