Le calendrier celtique était le calendrier de la civilisation celtique. Selon les sources irlandaises, branche celtique qui a subsisté, l'année celtique était rythmée par quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, dont deux majeures : Samain au ou (selon notre calendrier) et Beltaine au ou , et deux de moindre importance : Imbolc le ou le et Lugnasad le Voir l’étude de Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Fêtes celtiques, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire ».. La source majeure qui nous renseigne sur le calendrier celtique est le calendrier de Coligny, qui date de l'époque gallo-romaine.

Historique , étaient vraisemblablement chargés de régler la division du temps chez les Gaulois. et regroupées par périodes de 30 ans. ils mesurent le temps par le nombre des nuits et non par celui des jours, la nuit précède toujours le jour. Ils comptaient donc par nuits et non par jours. C’est par un reste de cette coutume que les Anglais disent encore aujourd’hui dans leur langue : « this day sennight, this day fortnight » (dans sept nuits, dans quatorze nuits). Les anciens Germains, avaient aussi le même usage. Les paysans, dans plusieurs provinces de France, disent aussi « à nuit, » au lieu « d’aujourd’hui », ce qui pourrait bien être un reste de l’ancien usage de compter par nuitsCalendrier des Celtes ou des anciens Gaulois, (D’après « Encyclopédie du dix-neuvième siècle : répertoire universel des sciences, des lettres et des arts (Tome 6) », paru en 1844, et « Traité complet du calendrier, considéré sous les rapports astronomique, commercial et historique » paru en 1822).. En occitan, signifie « aujourd'hui » (du gaulois * ?).

Principe Le calendrier de Coligny, principal témoignage sur le comput du temps chez les Celtes, indique une année de douze mois, chacun divisé en deux quinzaines. Le cycle commence avec le mois de samonios (vers novembre) et s’achève avec cantlos (octobre). L’année débute au premier quartier de lune précédant la fête de Samain, qui marque la transition entre l’année ancienne et la nouvelle. De nature lunaire, ce système fait commencer mois, années et cycles de trente ans au sixième jour de la lune, lorsque celle-ci est « dans toute sa force » mais avant la mi-parcours, ce qui rend toute correspondance fixe avec notre calendrier impossible. Les dates ne retrouvent une équivalence que de manière cyclique, tous les dix-neuf ans.

L’année est divisée en deux moitiés : la période sombre (samonios à cutios), correspondant approximativement à novembre-avril, et la période claire (giamonios à cantlos), de mai à octobre. Conformément au témoignage de César, les Gaulois mesurent le temps en nuits plutôt qu’en jours, faisant débuter la journée avec la nuit. Ce principe, cohérent avec un calendrier lunaire, imprègne à la fois le découpage annuel et les repères festifs.

Fêtes religieuses , correspond au début de l'année et de la saison sombreL’année celtique ne comportait que deux saisons : une saison sombre de Samain à Beltaine, puis une saison claire. Les « siècles » comptaient une trentaine d’années.. C'est une fête de passage, de transition, elle dure une semaine, trois jours avant et trois jours après. C’est à la fois le début de l’année nouvelle et la fin de celle qui s’achève. Elle est marquée par des rites druidiques, des assemblées, des beuveries et des banquets rituels. Elle a la particularité d’être ouverte sur l’Autre Monde (le sidh des Irlandais) et donc de favoriser le rapport des hommes avec les dieux. On la retrouve en Gaule sous le nom de Samonios (le mot désigne le mois qui correspond approximativement à novembre), attestée par le calendrier de Coligny. est l’évènement sur laquelle les informations sont les plus lacunaires. Selon l'étymologie, c'est une fête de purification et de lustration. , marque une rupture dans l’année, c’est le passage de la saison sombre à la saison claire, lumineuse. Cela entraîne aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. , pendant la période des récoltes. C’est la fête royale et plus précisément de la souveraineté dans sa fonction redistributrice des richesses. C'est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume.

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Calendrier de Coligny Halloween, poème de l'écrivain écossais Robert Burns rappelant le dernier jour de l'année celtique.

Notes et références

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