Red Bull Racing (de son nom complet Red Bull Racing Limited) est une société britannique qui engage l'écurie Red Bull Racing (engagée en compétition sous la dénomination commerciale Oracle Red Bull Racing depuis 2022) et qui dispute le championnat du monde de Formule 1 sous licence autrichienne depuis 2007. L'écurie est fondée par Dietrich Mateschitz en 2005 avec le rachat par Red Bull de l'écurie Jaguar Racing, le dirigeant autrichien place Christian Horner et Helmut Marko à la tête de cette nouvelle structure. De 2010 à 2013, grâce à Mark Webber et Sebastian Vettel, Red Bull Racing remporte avec un moteur V8 Renault quatre titres de champion du monde des constructeurs tandis que Sebastian Vettel est couronné quatre fois de suite chez les pilotes. Son deuxième champion du monde est Max Verstappen qui lui apporte un cinquième titre pilotes en 2021, un sixième en 2022, un septième en 2023 et un huitième en 2024.
En 2014, début de l'ère des V6 turbo hybrides, Vettel fait équipe avec Daniel Ricciardo, le seul pilote à battre les Mercedes en remportant trois victoires. Vettel parti chez Ferrari, Daniil Kvyat rejoint Ricciardo en 2015 pour une saison sans victoire. Le tandem de pilotes reste le même en 2016 mais au bout de quatre Grand Prix, Max Verstappen remplace Kvyat qui retourne chez la Scuderia Toro Rosso. Dès sa première course avec Red Bull, au Grand Prix d'Espagne, Max Verstappen s'impose et devient le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1 à 18 ans, 7 mois et 15 jours. Ricciardo et Verstappen sont reconduits pour 2017 où ils remportent trois victoires, et 2018, où chacun des deux pilotes obtient deux succès. Ces deux saisons voient Red Bull Racing terminer à la troisième place du championnat constructeurs derrière Mercedes et Ferrari.
Pour 2019, l'écurie troque son moteur Renault après douze années de collaboration pour un propulseur Honda, et promeut Pierre Gasly aux côtés de Max Verstappen, alors que Daniel Ricciardo, qui a remporté sept Grands Prix pour Red Bull, rejoint Renault F1 Team. Durant la pause estivale, Pierre Gasly, dont le niveau est jugé insuffisant, retourne chez la Scuderia Toro Rosso ; il est remplacé par Alexander Albon qui perd son volant à l'issue de la saison 2020, au profit du pilote mexicain Sergio Pérez.
En 2021, Max Verstappen s'impose dix fois et remporte son premier titre mondial des pilotes dans des circonstances controversées, tandis que l'écurie termine deuxième du championnat. Après le retrait de Honda à la fin de la saison, la nouvelle entité Red Bull Powertrains développe, en association étroite avec Honda, ses propres moteurs. En 2022, année de la mort de son fondateur Dietrich Mateschitz, l'écurie vit ce qui est à ce point la meilleure saison de son histoire, avec dix-sept victoires dont un record de quinze succès pour Verstappen qui lui apporte avec Sergio Pérez son cinquième titre constructeurs, neuf ans après le précédent. Mais en 2023, elle fait beaucoup mieux, avec 21 victoires sur 22 courses et un ratio record de 95,45 %, tandis que son pilote Max Verstappen en gagne 19 et s'adjuge son troisième titre mondial à six courses de fin. Pour la première fois aussi, l'écurie de Christian Horner réussit le doublé au championnat pilotes avec la deuxième place au classement de Sergio Pérez.
Max Verstappen remporte son quatrième titre consécutif en 2024, mais Red Bull termine troisième du championnat constructeurs et fait courir Liam Lawson aux côtés du Néerlandais en 2025, année où Christian Horner perd le poste qu'il occupait depuis deux décennies, laissant sa place à Laurent Mekies, et où Yuki Tsunoda remplace Lawson après seulement deux courses. Cette saison là, Max Verstappen, en retard de 104 points sur Lando Norris au soir de la quinzième manche à Zandvoort, domine toute la fin de l'exercice, remporte les trois derniers Grand Prix et termine à deux points du nouveau champion du monde britannique. En 2026, Isack Hadjar est promu depuis Racing Bulls aux côtés de Max Verstappen.
Historique Red Bull s'investit en Formule 1 en devenant actionnaire et sponsor de l'équipe Sauber de 1995 à 2001. Le , la firme autrichienne, via sa société Red Bull Racing Limited, rachète à Ford l'écurie Jaguar Racing, elle-même issue d'un rachat de l'écurie Stewart Grand Prix en , pour une somme de 100 millions de dollars. Si la nouvelle écurie ainsi créée, Red Bull Racing, est de nationalité britannique, son propriétaire choisit néanmoins de l'engager en championnat du monde de Formule 1 sous licence autrichienne à partir de 2007........
Saison 2005 thumb|L'usine Red Bull Racing à Milton Keynes, Angleterre thumb|Christian Klien sur la RB1 au Grand Prix des États-Unis
Équipées de moteurs Cosworth revendus par Ford qui signe un contrat de fourniture avec Red Bull et la Scuderia Minardi, les monoplaces du Red Bull Racing sont une des bonnes surprises du début de saison. Le vétéran David Coulthard et le jeune Christian Klien, protégé de longue date de la firme autrichienne et pilote Jaguar Racing au moment du rachat, ramènent sept points du premier déplacement de l'année en Australie en terminant quatrième et septième. Red Bull commence ainsi sa première saison à la troisième place du championnat des constructeurs.
Faute d'un développement technique aussi rapide que la concurrence, la suite de la saison est moins brillante ; Coulthard termine toutefois sixième en Malaisie, quatrième en Europe et sixième au Japon tandis que Christian Klien termine le dernier Grand Prix de la saison, en Chine, à la cinquième place. L'équipe effectue une saison meilleure qu'à l'époque Jaguar globalement et termine à la septième place du championnat des constructeurs, avec 34 points.
Plus que par ses résultats, c'est par sa communication que l'équipe fait parler d'elle. Affichant un anticonformisme étudié, elle organise de grandes fêtes et pratique une politique marketing inédite en Formule 1 ; lors du Grand Prix de Monaco, les mécaniciens chargés des ravitaillements opèrent dans la tenue de la garde impériale du film Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith afin d'assurer la promotion du film. Red Bull édite également un fanzine à l'humour corrosif intitulé « The Red Bulletin », loin des parutions conventionnelles de la concurrence.
Fin 2005, Red Bull rachète la Scuderia Minardi et la rebaptise Scuderia Toro Rosso ; l'équipe italienne, basée à Faenza, sert désormais d'écurie satellite à Red Bull Racing.
2006 : une saison en dents de scie thumb|David Coulthard sur la RB2 au Grand Prix des États-Unis En 2006, l'équipe conserve son duo de pilotes mais troque le moteur Cosworth pour un bloc Ferrari. Red Bull attire l'ingénieur Adrian Newey qui a contribué aux succès de Williams F1 Team et McLaren Racing dans les années 1990 et 2000 ; il ne peut cependant pas travailler sur la Red Bull RB2 de 2006.
La deuxième saison s'avère plus difficile que la première, la RB2, moins performante, connaît beaucoup de problèmes de fiabilité en début de saison. Après six Grands Prix, Red Bull a inscrit deux points et est huitième du championnat.
Toutefois, à Monaco, David Coulthard réalise le premier podium de l'écurie en terminant troisième. Il monte sur le podium vêtu de la cape de Superman dans le cadre de la promotion du film Superman Returns.
Cette performance n'est suivie que par la cinquième place de l'Écossais en Hongrie, les résultats tardant à décoller. En fin de saison, Christian Klien est remplacé par Robert Doornbos, sans plus de résultat. Red Bull se classe septième du championnat, comme l'année précédente avec seize points, deux fois moins qu'en 2005.
Saison 2007 thumb|David Coulthard sur la RB3 en Malaisie En 2007, l'écurie, qui courait sous licence britannique depuis sa création, dispose désormais d'une licence autrichienne. David Coulthard, dont les prestations régulières donnent satisfaction à ses employeurs, est confirmé ; il a comme nouveau coéquipier, l'Australien Mark Webber en provenance de Williams F1 Team qui a piloté pour Jaguar en 2003 et 2004. Les deux hommes pilotent la RB3, la première conçue par Adrian Newey. L'équipe change une nouvelle fois de moteur, le bloc Ferrari laissant la place au Renault.
Le début de saison est difficile à cause d'un manque de fiabilité. Red Bull doit attendre le quatrième Grand Prix pour inscrire ses premiers points avec la cinquième place de David Coulthard en Espagne. Après le neuvième Grand Prix, l'écurie a inscrit six points et pointe au septième rang du championnat.
Red Bull progresse dans la seconde partie de la saison, sans venir à bout de ses problèmes de fiabilité. Webber se hisse sur la troisième marche du podium au terme du Grand Prix d'Europe alors que son coéquipier finit cinquième, ce qui constitue la meilleure course de l'équipe. Au Japon, sous la pluie, Coulthard finit quatrième tandis que Webber abandonne après une collision avec Sebastian Vettel sous le régime de la voiture de sécurité alors qu'il était deuxième.
Red Bull finit cinquième du championnat constructeurs, son meilleur résultat, avec .
Saison 2008 thumb|Mark Webber sur la RB4 en Malaisie David Coulthard ayant prolongé son contrat pour la saison 2008, l'équipe Red Bull aligne le même duo de pilotes que l'année précédente.
La première partie de saison voit Red Bull obtenir des résultats corrects, Webber se classant régulièrement dans les points (cinquième en Espagne, quatrième à Monaco et sixième en France) et Coulthard réalisant la meilleure performance de la saison au Canada, en terminant troisième d'un Grand Prix remporté par Robert Kubica. Après huit Grands Prix, Red Bull a inscrit 24 points, autant que sur la totalité de la saison passée, et se trouve en quatrième position provisoire.
La deuxième partie de saison se révèle plus difficile, l'écurie n'inscrivant que cinq points. Webber passe proche d'un beau résultat en Italie où, qualifié troisième, il évolue parmi les premiers avant de partir en tête-à-queue et de terminer huitième.
Le bilan de la saison est contrasté : si Red Bull finit septième du championnat avec 29 points, progressant par rapport à 2007, et a réalisé un nouveau podium, elle est devancée de dix points par la Scuderia Toro Rosso, sixième, qui a obtenu sa première pole position et sa première victoire grâce à Sebastian Vettel alors que Red Bull Racing est toujours en attente de tels résultats après quatre saisons.
David Coulthard, qui prend sa retraite à l'issue de la saison, est remplacé par l'Allemand Sebastian Vettel, aux côtés de Mark Webber au volant de la RB5, qui a un élément unique avec sa suspension à tirants, en 2009.
2009 : vice-champion du monde thumb|Sebastian Vettel sur la RB5 en Turquie thumb|Mark Webber sur la RB5 en Espagne
Vettel se qualifie en troisième position du Grand Prix inaugural en Australie et occupe la deuxième place jusqu'à un accrochage avec Robert Kubica. En Malaisie, Vettel se qualifie à nouveau en troisième position avant d'être rétrogradé de dix places à cause de son accrochage en Australie, duquel il a été reconnu responsable. En course, Vettel part en tête-à-queue sous la pluie et abandonne tandis que Webber termine sixième et inscrit un point et demi, la course ayant été arrêtée avant l'atteinte des 75 % de la distance.