Yves Gomy, né le à Paris, est un enseignant français surtout connu en entomologie comme histéridologue ou histéridologisteGomy (Y.), 1984.- Essai de révision des Chaetabraeus orientaux (Coleoptera, Histeridae). Nouvelle Revue d'Entomologie (N.S.), 1 (4): 384 (note infra-paginale)., c'est-à-dire un coléoptériste spécialisé dans l'étude de la famille des Histeridae. Sa découverte tardive du concept bouddhiste de coproduction conditionnée (toutes les choses sont en interactions et dépendent des autres pour exister : interdépendance et vacuité (śūnyatā) symbolisées par le ensō) conforte ses recherches sur la biodiversité entomique et renforce son désir de comprendre et de protéger les milieux naturels (biotopes). Pour être conforme à ses idées, il agit au sein de plusieurs organismes qui œuvrent pour l'étude et la protection de l'environnement.

On lui doit également la publication de cinq recueils de poèmes inspirés principalement par son séjour aux Îles de l'océan Indien occidental où il découvre aussi l'émission radiophonique de Stéphane Pizella : Les Nuits du bout du mondeAmertume in Chrysalide (Poèmes). Éditions Art et Poésie (1974) et Nuits in Des Mots dés (Poèmes). Éditions La Maison rhodanienne de poésie (1986)..

Biographie Yves Gomy est l'aîné d'une famille de quatre enfants dont le père André Gomy ( - ) et un oncle (Georges) étaient grands invalides de guerre (1939-1945) et officiers de la Légion d'honneur. Il grandit en banlieue parisienne et fait ses études primaires à Créteil et Fontenay-sous-Bois et ses études secondaires à Vincennes, Saint-Maur-des-Fossés (lycée d'Arsonval) et Paris. Il s'intéresse aux insectes dès la petite enfance. Il obtient un baccalauréat « philo » au lycée Turgot de Paris en 1961 et entre la même année à l'école normale primaire d'Auteuil à Paris. Il se marie l'année suivante à Fontenay-sous-Bois (le ) avec Colette Cordou avec qui il a eu deux fils (Yves - et Alexandre né en ). Il est volontaire militaire à l'aide technique (VAT) comme instituteur à La Réunion (1964-1966). Il y poursuit parallèlement des études supérieures à Saint-Denis (La Réunion) (Université de Provence Aix-Marseille I à cette époque) : DUEL (1969), licence de Lettres (1970) et maîtrise de zoogéographie à Montpellier en 1975 (Université Paul Valéry)Gomy (Y.), 1983.- Les Coléoptères Histeridae des îles Mascareignes. Annali del Museo Civico di Storia Naturale di Genova, 84: 269-348..

Carrière d'enseignant (1961-2002) Élève-maître à l'école normale primaire de Paris (Auteuil) en 1961 et 1962, il exerce ensuite deux années comme instituteur en Normandie (en poste-double à Saint-Ouen-du-Breuil et Rosay (Seine-Maritime) puis à l'île de La Réunion (Saint-Gilles les Bains)Contrairement aux usages typographiques français, le nom s'écrit sans tiret autour de "les" et sans majuscule à "les", selon la dénomination utilisée par l'IGN (faire une recherche sur GéoPortail) et l'INSEE (voir par exemple la carte Territoire et précarité. à compter du . Nommé professeur des collèges en 1970, il exerce successivement à Salazie et Sainte-Marie (La Réunion) puis, de retour en métropole () au collège de Riez-la-Romaine (04) et au collège Vincent-d'Indy—devenu collège Germaine-Tillion depuis 2013 (avenue Vincent-d'Indy) dans le de Paris à la rentrée de 1978. Certifié d'histoire-géographie en 1989, il poursuit sa carrière à Vincent-d'Indy jusqu'en 1996 et la termine au collège Anatole-France de Sartilly, près de Granville (Manche). En congé de fin d'activité en 2000, il est retraité de l'Éducation Nationale le .

Entomologiste « Amateur »

Spécialisation Dès 1958 à , il se spécialise dans l'étude systématique d'une petite famille de Coléoptères : les Histeridae. Ses maîtres Albert de Cooman (1880-1967) et Jean Thérond (1899-1987) ainsi que l'aide amicale de Renaud Paulian lui permettent d'approfondir ses connaissances en étudiant plus particulièrement les micro-Histeridae des biotopes humifères à l'échelle mondiale ainsi que les peuplements insulaires. L'hexagone n'est pas oublié puisqu'on lui doit la mise à jour de la liste des Histeridae de la Manche. Membre de la Société entomologique de France (SEF) depuis le , il en devient le président en 2006 et 2007. À ce titre, il organise un colloque sur le thème : « Aller à l'espèce en Entomologie, illusion ou nécessité ? ». Celui-ci se déroule les 23 et dans l'auditorium de la Grande galerie de l'Évolution du Muséum national d'histoire naturelle à Paris et regroupe . Le compte rendu de ce colloque est publié dans les « Mémoires » de la SEF"Aller à l'espèce : illusion ou nécessité ?", Mémoires de la Société entomologique de France, (2009): 1-128.. La collection d'Histeridae de Yves Gomy est maintenant conservée à la ZSM de Munich (Zoologische Staatssammlung München).(Allemagne) (Muséum zoologique) de Munich.

Voyages et missions thumb|Yves Gomy en mai 2009 lors de son expédition à Tamjilt, dans le Moyen Atlas. Séjour à l'île de La Réunion d' à pendant lequel il participe à la RCP 225 du CNRS : « Étude des écosystèmes montagnards dans la région malgache » dirigée par R. PaulianLacroix M., 1998. Insectes Coléoptères Hopliidae (). Faune de Madagascar (2): 401-755.. Il y rencontre Haroun Tazieff en Haroun Tazieff à La Réunion. Le Piton de la Fournaise (Rapport préliminaire par H. Tazieff Directeur de Recherche au CNRS, responsable de la RCP 215). Info-Nature : 10-14 (1972).. Trois voyages d'études à l'île Maurice en janvier-, 1970 et 1971. Il y fait la connaissance de Jean Vinson (1906-1966) et de Joseph Raymond Mamet qui deviendront et resteront ses amis. Trois voyages d'études à Madagascar en janvier- (Est et Centre), janvier- (Nord-Est, Nord et Nord-Ouest). Il y rencontre Jean Vadon (1904-1970), et juillet- (le Sud). Courtes escales entomologiques lors d'un retour en France en juillet- à bord de l'un des derniers paquebots mixtes des Messageries maritimes le « Pierre Loti » (1952-1970 puis 1986 sous d'autres noms et pavillons grecs) : Le Port (Pointe-des-Galets), Tamatave, Mahajanga, Mutsamudu, Durban, Le Cap, Dakar et Marseille. Voyage aux îles Comores en août- : Mayotte, Mohéli, Anjouan et la Grande Comore.. Mission à l'île Rodrigues du 8 au . Missions au Maroc (Moyen Atlas, l'Oriental, le Tafilalet et la côte ouest jusqu'à El Ouatia), du au , du au et du au en compagnie de Harold Labrique, Abdellatif Janati Idrissi et Guy Chavanon dans le cadre de conventions entre le Muséum de Lyon et les universités de Fès et d'Oujda. Participe du 19 au à une réunion de spécialistes autour du projet de révision de la tribu des Exosternini (Coleoptera, Histeridae) au Muséum d'Histoire naturelle de Santa Barbara (Californie)Caterino (M.S), Degallier (N.), Gomy (Y.), Tishechkin (A.K.) et Mazur (S.), 2013. Quatrième Congrès Mondial d'Histéridologie, Santa Barbara, CA, États-Unis, février 2012. Le Coléoptériste, 16 (1):43-45..

Le matériel entomologique récolté de 1964 à 1973 (environ ) a fait l'objet de plusieurs notes, études et thèses qui ont considérablement augmenté notre connaissance de la faune de l'archipel des Mascareignes et du domaine insulaire de l'océan Indien occidental. .

Notes et travaux thumb|Spathuliger gomyi Villiers, 1970.

Nommé « Attaché au Muséum national d'histoire naturelle de Paris » le , il s'est longtemps réclamé affectivement de ce lien qui était alors pérenne... Auteur de 393 notes entre 1965 et 2025 sur le site personnel de Christian Guillermet.. Parmi celles-ci on peut distinguer : Dix biographies d'entomologistes (surtout histéridologues) :

Michel Demézil, 2018.- Henry Blondet-Desbordes (1856-1940). Les amis du pays civraisien, : 18-27..

thumb|Asolenus julietteae Gomy, 2014. thumb|Habitus en vision dorsale de Syzygops gomyi femelle. Deux notes dentomologie forensique :

Une note d'ethno-entomologie :

Cinq catalogues (régionaux ou nationaux) :

De nombreuses notes de taxonomie et, ou, de faunistique régionale dont :

(préface de Renaud Paulian). (Avec R. Lemagnen et J. Poussereau).

(Avec Harold Labrique et Tomàs Lackner)Degallier N. 2023, Analyse d'ouvrage: "Les Histeridae du Maroc" Bulletin de la Société entomologique de France, 128 (1): 65-66.. Une note de biogéographie : (et ses mises à jour en 2017, 2018 et 2024).

Entre 1965 et 2023, il a décrit (seul ou en collaboration) 23 genres, 5 sous-genres et 256 espèces d'Histeridae. 8 genres, 2 sous-genres et 97 espèces d'Arthropodes ont été dédiés à cet entomologiste et à sa famille proche (épouse et enfants). Le bilan exhaustif chiffré de l'œuvre de cet auteur est donné dans les listes déroulantes suivantes.

Publications scientifiques

Liste des taxa génériques décrits

Liste des taxa spécifiques décrits

Liste des taxa génériques dédiés à cet entomologiste et à son épouse

Liste des taxa spécifiques dédiés

Diffusion des connaissances entomologiques

Rédacteur en chef du Bulletin Info-Nature de la SREPEN (voir ci-dessous) de 1970 à 1973. Du numéro 1 au numéro 23, ce Bulletin de liaison eut pour vignette de couverture un dodo (oiseau) (ou Raphus cucullatus) perché sur une tortue terrestre. Cette vignette resta pendant plus de 25 ans le symbole de la SREPEN. Rédacteur en chef de la Nouvelle Revue d'Entomologie de 1984 à 1986 (3 ans) puis directeur de la publication de 1987 à 1990. Directeur de la publication du Bulletin de la Société entomologique de France en 2006 et 2007. Directeur de la publication de la série : "Contribution à l'étude des Coléoptères de La Réunion et des archipels de l'océan Indien occidental" (Supplément au Bulletin de liaison d'ACOREP-France "Le Coléoptériste") à partir de 2015Contribution à l'étude des Coléoptères de La Réunion et des archipels de l'océan Indien occidental. Tome I, mai 2015..

Apports à la lexicologie entomique

Par la diffusion du néologisme "bioter" dans la littérature spécialiséeVincent (R.), 2010.- Histeridae. Catalogue des Coléoptères du département de la Saône-et-Loire (F-71), vol. 2. Supplément hors-série au no 154 (2009) de la revue trimestrielle "Terre-Vive", page 37. (SEMINA, Société d'étude du milieu naturel en Mâconnais).Gomy (Y.), 2016.- Quatrième supplément au Catalogue des Histeridae de l'Île-de-France (Coleoptera). "Le Coléoptériste", 19 (3): 182-189.Gomy (Y.), 2017.- Coléoptères biotés sur l'île de La Réunion par Rémy et Emmanuel Lemagnen (Coleoptera autres que Curculionidae). Supplément à la revue "Le Coléoptériste": contribution à l'étude des Coléoptères de La Réunion et des archipels de l'océan Indien occidental, Tome II: 33-45.. Le verbe "bioter" a été créé par Jean Balazuc (1914-1994) à partir des "biotes" du René Jeannel. Il signifie : "Prélever des insectes (ou autres) dans des milieux naturels en vue de leur étude." Par la création des néologismes: thalassoductie, anémoductie, zooductie et anthropoductie à partir du vocabulaire des botanistes: thalassochorie, anémochorie, zoochorie et anthropochorie. Thalassoductie = transport des Arthropodes (ou autres animaux) par les courants marins—Anémoductie = dispersion des Arthropodes (ou autres animaux) par les vents (vent régulier, cyclone tropical, tempête, tornade...). -- Zooductie = mode de dispersion des Arthropodes grâce aux autres animaux (oiseaux, mammifères, etc.).-- Anthropoductie = introduction volontaire ou accidentelle d'une espèce d'Arthropode (ou d'un autre animal) par l'homme sur un territoire où l'espèce n'existait pasGomy (Y.), 2021.- Une anthropoductie accidentelle possible évitée à Madagascar (Coleoptera: Histeridae). (Huitième contribution à la connaissance des Histeridae de Madagascar). Faunitaxys, 2021, 9 (26): 1-3Nouvelle liste chorologique des Coléoptères de l'archipel des Mascareignes. Actualisation 2015. In Gomy, Lemagnen et Poussereau (Coordonnateurs): Les Coléoptères de l'île de La Réunion. Éditions ORPHIE.2018 - Les Coccinelles de La Réunion. Editions ORPHIE, 222 pages..