Le de chasseurs à pied est une unité militaire dissoute de l'infanterie française. Initialement bataillon d'active. Devient pendant la guerre froide le bataillon composé de réservistes d'infanterie jusqu'en 1997, de la Division du Rhin puis de la Brigade d'Alsace (Seule véritable Unité de réserve de l'armée de terre, et effectuant régulièrement des exercices dans le cadre de la défense du territoire et des opérations de franchissement du Rhin). Création, villes de garnison 1840 : création des , , , , , , , , , & de chasseurs, qui "tient garnison dans la capitale". En 1873 : Epinal (Caserne Contades) 12 aout 1873 - 1914 : Saint-Dié fin 1919 - fevrier 1920 : Remiremont dans les Vosges (campagne de février à , Dantzig et Haute-Silésie) 1922 - 1939 : Saverne au château des Rohan. 1940 : Neuville-sur-Ain 1942 : dissolution 1946 : Ouezzane 1947 : devient le BPCP ( parachutiste de chasseurs à pied) 1948 - 1950 : Algérie 1950 - 1952 : Indochine 1952 : dissolution 1954 : recréation à Baden-Oos 1954 - 1964 : Algérie 1964 : dissolution au camp de Souge 1973 : recréation à Monswiller (près de Saverne) au centre mobilisateur 172 comme bataillon de réserve dans le cadre de la zone de franchissement du Rhin, de la Division du Rhin (), puis de la Brigade d'Alsace (seules grandes unités de réserve de l'armée de terre, et effectuant régulièrement des exercices.) 1997 : dissolution à Metz
Devise « Faire face toujours »
Insigne La licorne de la ville de Saverne et la croix de Lorraine des armes de Saint-Dié, dessiné en 1930 par le capitaine Carlier. A l'origine, comme tous les bataillons de chasseurs à pied, il portait le cor de chasse avec son numéro de bataillon.
Surnom Le bataillon du drapeau
Depuis la bataille de Solférino en 1859, le BCP avait l'honneur de la garde du Drapeau des chasseurs.
Refrain « Dixième bataillon commandant Mac-MahonN'a pas peur du canon, nom de nom » !
Drapeau du régiment Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe qu'un seul drapeau pour tous les bataillons de chasseurs à pied, et de chasseurs alpins, lequel passe d'un bataillon à un autre durant la campagne 1914-1918. En revanche chaque bataillon possède son propre fanion.
Chefs de corps
1840 - 1843 : commandant Mac-Mahon, premier chef de corps du (Algérie) 1843 - 1844 : commandant Bouat (Algérie) 1844 - 1846 : chef de bataillon Antoine-Achille d'Exéa-Doumerc (Algérie) 1846 - 1850 : commandant de Labadie d'Aydren (Algérie) - 1852 : chef de bataillon Pierre François Charles Soubiran Compaigno 1852 - 1853 : commandant Cabriol de Pechassant 1853 - 1855 : commandant de la Bastide (Crimée) 1855 - 1856 : commandant Guiomar 1856 - 1859 : commandant Courrech (Solférino) 1859 - 1865 : commandant Bressolles (Algérie) 1865 - 1870 : commandant Étienne 1870 : commandant Schenk (guerre 1870-1871) 1870 : commandant Chabert (mort au champ d'honneur, guerre 1870-1871) 1870 : commandant Lecer (guerre 1870-1871) 1870 - 1872 : commandant Tarillon (guerre 1870-1871) 1872 - 1877 : commandant Poncelet 1877 - 1883 : commandant Guelot 1883 - 1888 : commandant Moinot-Verly 1888 - 1892 : commandant Didiot 1892 - 1894 : commandant Menestrez 1894 - 1898 : commandant Kauffeisen 1898 - 1905 : chef de bataillon Léon Georges Marie Olleris (1857-1928) 1905 - 1910 : commandant Cottez 1910 - 1914 : chef de bataillon EvenoBlessé à Sainte-Barbe (Bataille de la Chipotte), décédé à l'hôpital de Rambervillers le (mort au Champ d'honneur, guerre 1914-1918) 1914 : capitaine de Messiessy (guerre 1914-1918) 1914 : capitaine de Boishue (guerre 1914-1918) 1914 - 1915 : chef de bataillon RoyBlessé à Saint-Éloi le (guerre 1914-1918) 1915 : capitaine Gounant (guerre 1914-1918) 1915 : capitaine Delhomme (guerre 1914-1918) 1915 - 1916 : chef de bataillon Faury (guerre 1914-1918) 1916 : chef de bataillon Randier (citation du Bataillon à l'ordre de l'Armée—guerre 1914-1918) 1916 - 1924 : chef de bataillon Nicolas (citation du Bataillon à l'ordre de l'Armée—guerre 1914-1918) 1924 - 1926 : commandant Duffet 1926 - 1928 : commandant Placiard 1928 - 1934 : commandant Lales 1934 - 1936 : commandant Villate 1936 - 1939 : commandant de Gouvello (guerre 1939-1940) 1939 - 1940 : capitaine puis commandant Carlier (citation du bataillon à l'ordre de l'Armée—guerre 1939-1940) 1940 - 1941 : commandant Vie 1941 - 1942 : commandant Ely 1946 : capitaine Proudhon (Maroc) 1946 - 1949 : Commandant Ollion (Maroc-Algérie) 1949 : Capitaine Buchoud (Algérie) 1949 - 1951 : Commandant Michel (citation du bataillon à l'ordre de l'Armée—Algérie et EO) 1951 - 1952 : Capitaine Weil (citation du bataillon à l'ordre de l'Armée—Indochine) 1952 : Capitaine Chaudrut (citation du bataillon à l'ordre de l'Armée—Indochine) 1954 - 1956 : commandant Bullier (Algérie) 1956 - 1958 : commandant Roger (Algérie) 1958 - 1959 : commandant de Bazelaire de Lesseux (mort au champ d'honneur—Algérie (, Kef Toufikt, Aurès)http://saint-cyr-memorial.alumnforce.org/ 1959 - 1960 : commandant Archier (Algérie) 1960 - 1961 : commandant Vernet (Algérie) 1961 - 1963 : lieutenant-colonel Genesteix (Algérie) 1963 - 1964 : commandant Loriaut (Algérie) 1964 : commandant de Chatillon (Algérie) 1973 - 1974 : commandant Flaba 1974 - 1975 : capitaine Violin 1975 - 1978 : lieutenant-colonel Storme 1978 - 1983 : lieutenant-colonel Chevalier 1983 - 1988 : lieutenant-colonel Huckendubler 1988 - 1991 : colonel Cabut 1991 - 1995 : lieutenant-colonel Buscal 1995 - 1997 : lieutenant-colonel Barrois—puis dissolution à METZ
Historique Monarchie de Juillet
Les 10 bataillons de chasseurs prennent le nom de « Chasseurs d'Orléans » à la suite de la mort du duc d'Orléans en 1842. 1841 : Expéditions de ravitaillement à Blidah, Médéa et Miliana (avec les et de chasseurs) 1844 : bataille d'Isly 1847 : Expéditions de coloniale en Kabylie, avec le 3e bataillon de chasseurs à pied
Second Empire
En 1850, le régiment est en garnison à Paris et son dépôt est à Vincennes. 1854 : guerre de Crimée Campagne d'Italie : le , bataille de Solférino. Le sergent Garnier s'empare du drapeau du bataillon du de grenadiers autrichiens (Prinz Gustav von Vasa). 1864 : Participation à la soumission coloniale de l'Algérie. Guerre franco-prussienne de 1870 : le : Combat de Spicheren.
1871 à 1914 Du 21 au 28 mai 1871, le bataillon participe à la Semaine Sanglante 1895 : le capitaine Bonnefoy avec ses chasseurs ont fait des relevés topographique des massifs autour de Saint-Dié. Cette même année, des chasseurs du B.C.P. se sont portés volontaires pour combattre lors de l'Expédition de Madagascar et seront affectés dans le de chasseurs à pied créé exclusivement pour cette expédition. 1913 : le B.C.P. a reçu la garde du drapeau des chasseurs remis par le ministre de la guerre à Lunéville.
Première Guerre mondiale Le B.C.P. est composé de Vosgiens pour partie de la vallée de la Meurthe, de Francs-Comtois, de Berrichons et de Lyonnais. Une partie de ses cadres sert à la formation du lors de la mobilisation début .
Grandes unités d'appartenance de 1914 à : d'infanterie, d'infanterie, Corps d'armée. Au début de la guerre intégré à la . - : D.I.
1914 août : Vosges, opérations de couverture sur la vallée de la Fave, col de Sainte-Marie-aux-Mines ; offensive sur la vallée de la Bruche, Bourg-Bruche, Saint-Blaise-la-Roche - Vallerysthal, Bataille de Sarrebourg puis retraite par Badonviller, Pexonne, Sainte-Barbe. - : Bataille du col de la Chipotte septembre : bataille de la Marne, poursuite vers Bussy-le-Château, Suippes et Souain. octobre : engagé dans la Course à la mer ; l'Artois. novembre : Poperingue. décembre : Artois, secteur de Notre-Dame-de-Lorette.
1915 mars - mai : repos vers Bruay-en-Artois - bois de Bouvigny. mai - juillet : Artois, Aix-Noulette, fond de Buval, Secteur nord de Souchez, bois en Hache, Angres. juillet : repos Barlin. juillet - août : Artois, Camblain-Châtelain, secteur du Chemin Creux. septembre : Artois, secteur d'Angres. novembre - décembre : Artois, secteur de Notre-Dame-de-Lorette
1916 janvier - février : Artois, devant Angres. mars - avril : instruction camp de Saint-Riquier, engagé dans la bataille de Verdun au bois de la Caillette, au tunnel de Tavannes, secteur du Fort de Vaux. mai - juillet : occupation de la position de la butte du Mesnil, repos Barlin. juillet - août : Artois. août - septembre : engagé dans la bataille de la Somme, bois de Soyécourt, Deniécourt. septembre - octobre : repos. octobre - décembre : bataille de la Somme
1917 janvier - mai : repos secteur Haute-Saône, travaux en Alsace. juin - septembre : Chemin des Dames, secteur de Laffaux, la Malmaison. octobre - novembre : repos. novembre : réserve région de Péronne. novembre - décembre : Vosges secteur de la Fontenelle, le Ban-de-Sapt.
1918 janvier - mars : secteur de secteur de la Fontenelle, le Ban-de-Sapt. mai : Senlis, Fontenoy, ouest de Soissons. mai - juin : secteur de la Montagne de Paris, Soissonnais, rive nord de l'Aisne. juin - octobre : Seconde bataille de la Marne, bataille défensive de Champagne, offensive de Champagne - butte de Souain, Sommepy. octobre - novembre : ouest de Reims. novembre : repos Prouilly, Prévy.
Citations à l'ordre de la Armée du , N à l'ordre de la Armée du , N
Pertes du bataillon Au cours de la Première Guerre mondiale, le BCP déplore la perte de officiers, sous-officiers et chasseurs tués (97 sont morts pour la France en Algérie). .
Entre-deux-guerres
: départ pour Dantzig, le bataillon est désigné pour intégrer les forces d’occupation aux frontières germano-polonaises. Il s'agit d’une force de maintien de la paix, sous les ordres du général Henrys, sur cette frontière qui est très discutée par les États intéressés, après le traité de Versailles et du fait des tensions que provoque le plébiscite de Haute-Silésie (insurrections). Le bataillon relève le et cantonne dans les casernes de Neufahrwasser et à Dantzig. Parallèlement, une partie des cadres du bataillon est restée au dépôt de Remiremont pour les tâches quotidiennes et pour l'instruction du service aux nouvelles classes. À la suite de la proclamation de la Ville libre de Dantzig le , le bataillon part le pour la Haute-Silésie. Le bataillon intègre la d'infanterie à Katowicz, sous les ordres du , à la frontière entre trois pays, l'Allemagne, la Pologne et la Tchécoslovaquie. Le bataillon doit faire face à de nombreux attentats, émeutes et insultes. On notera l'assassinat du chef de bataillon Montalègre, commandant du le . Le , la campagne de Haute-Silésie prend fin et le bataillon s'installe au château des Rohan à Saverne. Le bataillon s'occupe des intégrations, libérations et instructions, la vie de garnison en temps de paix. Période ponctuée de séjours en camps d'entraînement, tout particulièrement ceux de Oberhoffen et Bitche. En , une compagnie du bataillon est envoyée à Paris au titre des réserves générales dans le cadre du maintien de l'ordre, car la capitale est la proie d'importantes agitations sociales. Le , le défile aux obsèques du Maréchal Foch à Paris.
Seconde Guerre mondiale : combat de Blaregnies. . vignette|Affiche de recrutement pour le sous Vichy : . Le bataillon est recréé fin 1940 à Neuville-sur-Ain dans l'Armée d'Armistice. Il appartient à la demi-brigade de chasseurs à pied de la militaire. L'Armée d'Armistice est dissoute après l'invasion de la zone libre en .
La guerre froide Grandes unités d'appartenance Le bataillon devient unité de réserve en alsace: 1973 : division militaire territoriale / Zone de franchissement du Rhin (DMT/ZFR) / Strasbourg 198? : division du Rhin / Strasbourg 199? : brigade d'Alsace / Strasbourg Le bataillon est jumelé avec l'E.M.S ( Ecole Militaire de Strasbourg)
Personnalités ayant servi au