Liebster Gott, wenn werd ich sterben? (Dieu bien-aimé, quand vais-je mourir ?) (BWV 8), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1724.
Histoire et livret La cantate a été composée à l'occasion du seizième dimanche après la Trinité et jouée le pour la première fois. Pour cette destination liturgique, trois autres cantates ont franchi le seuil de la postérité : les BWV 27, 95 et 161. Le texte est basé sur un choral homonyme de Caspar Neumann pour les mouvements 1 et 6 et sur des textes d'auteur inconnu pour le reste.
Les lectures prescrites pour le dimanche étaient Eph. 3:13–21, Paul priant pour la consolidation de la foi dans la congrégation d'Éphèse et Luc 7:11–17, l'élévation d'entre les morts du jeune homme de Nain.
Structure et instrumentation La cantate est écrite pour cor, flûte piccolo ou traversière, deux hautbois d'amour, deux violons, alto et basse continue, quatre voix solistes (soprano, alto, ténor, basse) et chœur à quatre voix.
Il y a six mouvements en mi majeur, sauf indication contraire.
chœur (S, A, T, B) : Liebster Gott, wenn werd ich sterben? aria (ténor) : Was willst du dich, mein Geist, entsetzen (do dièse mineur). récitatif (alto] : Zwar fühlt mein schwaches Herz aria (basse) : Doch weichet, ihr tollen, vergeblichen Sorgen! (la majeur) récitatif (soprano) : Behalte nur, o Welt, das Meine! choral (S, A, T, B) : Herrscher über Tod und Leben
Il existe une version alternative en ré majeur de cette cantate, qu'on croit être de 1746. Plusieurs changements mineurs à l'instrumentation ont été apportés. Dans le premier mouvement par exemple, les deux parties de hautbois sont données à des violons concertants et dans l'aria de basse, le hautbois d'amour est utilisé colla parte avec la flûte. C'est la première version (celle de 1724) qui est généralement retenue par les interprètes.
Appréciations Romain Rolland a décrit comme suit le mouvement initial de cette cantate : « Cette autre musique aux mains brûlantes, aux yeux fermés, souriant d'un sourire las, le cœur gonflé de soupirs, rêvant de la mort qui délivre : - le premier chœur de la cantate de J.-S. Bach 'Cher Dieu, quand mourrai-je ?'. Il faisait bon s'enfoncer dans les moelleuses phrases qui se déroulent avec de lentes ondulations, le bourdonnement des cloches lointaines et voilées... Mourir, se fondre dans la paix de la terre !...'Und dann selber Erde werden', Et puis soi-même devenir terreR. Rolland, Jean-Christophe, t. V, La Foire sur la place, Paris, 1908, p. 273. Cité par Gilles Cantagrel, Les Cantates de J.-S. Bach, Fayard, 2011, p. 936.. » Ce mouvement évoquait pour Philipp Spitta des sons de cloches et des parfums de fleursCité par Gilles Cantagrel, Les Cantates de J.-S. Bach, Fayard, 2011, p. 936, qui renvoie à André Pirro, L'Esthétique de Jean-Sébastien Bach, p. 475.. Selon Klaus Hofmann, « la partie chorale s'insère dans la partie instrumentale de manière songeuse, pensive, presque rêveuseKlaus Hofmann, présentation d'une version sur CD de Masaaki Suzuki.. »
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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