Jacques Sarrazin ou Sarazin, né à Noyon en 1592 et mort à Paris le , est un sculpteur baroque français.
Biographie Jacques Sarrazin se forme à Paris sous Nicolas Guillain, puis à Rome sous la direction du sculpteur sur bois français Jean Languille. À Rome jusqu'en 1627, il fréquente des artistes baroques tels que le peintre bolonais Domenico Zampieri, dit le Dominiquin, et le sculpteur flamand François Duquesnoy.
Rentré à Paris vers 1629, il épouse le Marie Grégoire, fille d'un apothicaire de Lagny et de Marie Vouet, sœur des peintres Simon Vouet et Aubin Vouet. La sœur de Marie Grégoire, Marguerite Grégoire se marie par contrat du avec Michel CorneilleMarie-Antoinette Fleury, Documents du minutier central concernant les peintres, les sculpteurs et les graveurs au siècle (1600-1650), Paris, Imprimerie nationale, 1969, tome 1, . Il a travaillé sous la direction de Simon Vouet pendant une dizaine d'années. De ce mariage sont nés seize enfants.
Par le brevet du , il a obtenu une pension annuelle de du roi pour étudier à l'académie du roi à RomeL'Académie de France à Rome est créée en 1666.. Il est présent à Rome en 1664 et étudie à l'Accademia di San Luca.
Il est connu pour avoir réalisé en 1638 un ange en argent présentant à la Vierge Louis XIV venant au monde ; le royal enfant étant d'or et du même poids qu'il eut à sa naissance et que la Reine Anne d'Autriche offrit en voeu au sanctuaire de Lorette. L'oeuvre a été ensuite fondue par les troupes révolutionnaires du général Bonaparte.
Il est également connu pour un séjour à Marseille où il a exécuté des peintures dans la chapelle de l'hôtel de ville, en 1674 .
Le second fils de Jacques Sarrazin, Pierre-Jean, baptisé le , a aussi été peintre.
Le troisième fils de Jacques Sarrazin, Bénigne, baptisé le , a été peintre du roi. Il est mort aux galeries du Louvre, le dans le logement de son père qu'il avait obtenu par un brevet après sa mort.
Après la Fronde, Sarrazin participe aux travaux du palais du Louvre à Paris dont il dirige la décoration de 1639 à 1642. Son frère, Pierre Sarrazin l'aide dans ses travaux.
En 1648, Jacques Sarrazin est l’un des cofondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture, qu'il dirige de 1654 à 1660.
Œuvres vignette|La Prudence, bas-relief du monument du cœur de Louis XIII, Paris, musée du Louvre.
En France Chantilly : bronzes du Monument du cœur de Henri II, prince de Condé, 1648. Coëtquidan, écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, chapelle Saint-Paul : Christ en Croix, vers 1660, terre cuite. Classé à l’inventaire des monuments historiques le (croix d'applique et statue), il était installé depuis 1818 dans la chapelle de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (anciennement maison royale de Saint-Louis) à Saint-Cyr près de Versailles. Ayant échappé aux bombardements alliés du , il a rejoint le musée du souvenir des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan en 1964. Placé initialement dans l’oratoire des élèves, il a rejoint la chapelle Saint-Paul à son ouverture en 1969Dossier : Saint-Cyr Coëtquidan.. Corbeil-Essonnes, château de Chantemerle : décorations sous la direction de Simon Vouet, 1637. Crespières château de Wideville : décorations sous la direction de Simon Vouet, 1635. Maisons-Laffitte, château : décoration. Noyon, musée du Noyonnais : Vierge adorant l'enfant Jésus. Tableau Paris : église Saint-Nicolas-des-Champs : Anges en stuc du retable monumental centré sur L'assomption de la Vierge par Simon Vouet, 1629. église Saint-Paul-Saint-Louis : deux anges en argent du Monument du cœur de Louis XIII, 1645, dans le chœur de l’église. hôtel d'Hesselin : décorations sous la direction de Simon Vouet, vers 1640-1642. musée du Louvre : Vierge à l’Enfant, relief, médaillon ovale en marbre ; La Vierge et l’Enfant, statuette en terre cuite patinée ; Sainte famille, bas-relief en marbre ; La Douleur, relief, médaillon ovale en marbre ; Les Enfants à la chèvre, 1640, groupe en marbre, sur un piédestal d’Armand-Louis Solignon, dit Armand (1654-1715) et de Nicolas Montéant (actif de 1688 à 1723) ; Monument du cœur du cardinal Pierre de Bérulle, 1657, marbre ; La Justice, La Prudence, La Force, La Tempérance, bas-reliefs en marbre des vertus cardinales provenant du Monument du cœur de Louis XIII« Reliefs du monument du cœur de Louis XIII », notice sur cartelfr.louvre.fr. ; Saint Pierre repentant et Sainte Marie Madeleine, statuettes en marbre ; Louis XIV à l'âge de cinq ans, roi de France (attribution)Notice ; Reliefs du monument du cœur de Louis XIIAccès aux notices. palais du Louvre : Cariatides, trois groupes en terre cuite, esquisses pour les cariatides du pavillon de l'Horloge (côté Cour carrée)<ref>Valérie Carpentier-Vanhaverbeke, "Aux origines des cariatides du pavillon de l'Horloge", in Grande Galerie -Le Journal du Louvre, n° 59, p. 16.</ref> ; Quatre paires de cariatides d’après les dessins de Jacques Sarrazin sculptées par Philippe de Buyster, Gilles Guérin et Thibault Poissant, 1639-1645, pierre, fronton du pavillon de l’Horloge.
Versailles, château de Versailles et de Trianon : Saint André apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Barthélemy apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Jacques le Majeur apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Jacques le Mineur apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Jean apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Jésus, 1645-1650, buste en terre cuite ; Judas apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Jude apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Matthieu apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Philippe apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Pierre apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Simon apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite ; Saint Thomas apôtre, 1645-1650, buste en terre cuite.
En Italie Frascati : quatre des Muses de la fontaine du Parnasse dans la résidence du cardinal Pietro Aldobrandi, sous la direction du Dominiquin, 1619.
Notes et références
Annexes
Bibliographie et sources Par ordre décroissant des dates de publication. Geneviève Bresc-Bautier, Isabelle Leroy-Jay Lemaistre (sous la direction de Jean-René Gaborit, avec la collaboration de Jean-Charles Agboton, Hélène Grollemund, Michèle Lafabrie, Béatrice Tupinier-Barillon), Musée du Louvre. département des sculptures du Moyen Âge, de la Renaissance et des temps modernes. Sculpture française II. Renaissance et temps modernes. Vol. 2 Goujon - Warin et Anonymes, Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1998. Françoise de La Moureyre, « Décor sculpté au château de Maisons (1642-1664) : l'équipe de Jacques Sarazin », Les Cahiers de Maisons, 1996, 25, p. 42-61. Claudine Lagoutte, « L'Œuvre de Jacques Sarazin au château de Maisons », Les Cahiers de Maisons, 1993, 22, p. 16-25. Geneviève Bresc-Bautier, « Jacques Sarazin, 1592-1660 », Les Cahiers de Maisons, 1993, 22, p. 6-15. . Françoise de La Moureyre, « Fortune critique de Jacques Sarazin, 1592 - 1660 : Sarazin et l'évolution du goût », Gazette des Beaux-Arts, 1992, 134, 1485, p. 229-260. Barbara Brejon de Lavergnée, Françoise de La Moureyre, « Drawings by the sculptor Jacques Sarazin », Master drawings, 1991, 29, 3, p. 284-300. Françoise de La Moureyre, Joël Perrin, Geneviève Bresc-Bautier, « Mieux vaut un vrai Delabarre qu'un faux Sarazin : le tombeau de Donadieu de Puycharic et le sculpteur Gervais Delabarre », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français'', 1991, p. 65-90. , compte-rendu par .
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Articles connexes Liste des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture Sculpture baroque
Liens externes
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