thumb|upright|Blason du de Paris.

thumb|upright|Logo du de Paris.

Le de Paris recouvre la plus grande partie du Quartier latin, construit par les Romains sous l'Antiquité. Il est situé sur la rive gauche, au bord de la Seine. Il est bordé au nord par la Seine et le , à l'ouest par le , et au sud par les 14 et .

Aux termes de l'article R2512-1 du code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), il porte également le nom d'« arrondissement du PanthéonSource : article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), sur Légifrance. », mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.

Historique Époque romaine vignette|gauche|Les arènes de Lutèce, vestiges de l'époque gallo-romaine. La construction de la ville romaine (Lutèce) date du Elle fait suite à la conquête de la cité gauloise (peut-être située sur le territoire de l'actuelle commune de Nanterre) par les Romains. La ville romaine est alors organisée autour du cardo maximus, axe nord-sud qui se retrouve dans tous les plans romains, actuelle rue Saint-Jacques, selon un plan constitué de rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé au niveau des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques, ce qui correspond au sommet de la montagne Sainte-Geneviève. Le decumanus, axe est-ouest, n'a pas de tracé clair à Paris.

Le forum de la ville est construit au à l'emplacement actuel de la rue Soufflot, entre le boulevard Saint-Michel et la rue Saint-Jacques. Ce forum s'étendait alors approximativement de la rue Cujas à la rue Malebranche.

La ville antique comportait aussi des thermes à l'angle du boulevard Saint-Michel et du boulevard Saint-Germain, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, ainsi qu'un amphithéâtre, les arènes de Lutèce, situé à la sortie sud-est de la ville de l'époque. À l'est de la ville, la Bièvre contournait la montagne Sainte-Geneviève pour se jeter dans la Seine au niveau de la gare d'Austerlitz actuelle.

Les constructions romaines s'étendaient au sud jusqu'à l'actuelle rue du Val-de-Grâce, et à l'est jusqu'à la rue du Pot-de-Fer.

Époques médiévale et moderne vignette|L'église Saint-Julien-le-Pauvre, premier siège des assemblées de l'université de Paris. La montagne Sainte-Geneviève doit son nom à la légende selon laquelle une jeune Nanterrienne aurait, juchée sur le sommet de cette colline, harangué la foule terrorisée par l'approche des Huns. La prière commune dirigée par la jeune fille aurait épargné à la ville d'être saccagée. Au sommet de la montagne, dans l'église Saint-Étienne-du-Mont, se trouve la châsse où seraient conservés les restes de sainte Geneviève. Sur l'emplacement de l'actuel lycée Henri- s'étaient établis des moines dits « génovéfains » en référence au nom de leur abbaye. Clovis aurait été enterré dans cette abbaye. Néanmoins, aucune sépulture royale n'y a été mise au jour.

La rive gauche de Paris est entièrement détruite en 885 par les Normands. La ville ne se reconstruit vraiment qu'au . Au , l'enceinte de Philippe Auguste se situe au niveau de la rue des Fossés-Saint-Jacques, de la rue de l'Estrapade, de la rue Descartes, de la rue du Cardinal-Lemoine et de la rue des Fossés-Saint-Bernard. Les principales portes étaient sur l'emplacement de l'actuel boulevard Saint-Michel, la porte Saint-Jacques (rue Saint-Jacques) et juste au nord de la place de la Contrescarpe. Au-delà en suivant le tracé d'une ancienne voie romaine, sur les rives de la Bièvre s'étend le bourg Saint-Médard qui demeure encore marqué par son église et le faubourg Saint-Marceau construit sur une grande nécropole gallo-romaine dans laquelle avait été conservée la tombe de saint Marcel (saint Marcel de Paris fut le de Paris) actuellement rue de la Collégiale, boulevard Saint-Marcel et rue des Fossés-Saint-Marcel. Entre ce faubourg et la Seine s'étend la terre d'Alez : la ville ne s'étend de ce côté qu'à partir de l'époque moderne.

vignette|gauche|redresse|L'hôtel de Cluny, désormais musée de Cluny. À l'époque médiévale, les différentes « écoles » de l'université de Paris étaient installées dans ce secteur et sont à l'origine du nom « Quartier Latin » (où le latin était parlé). Le collège fondé par Robert de Sorbon, plus tard appelé la « Sorbonne », date de 1257. Fréquenté par des étudiants avinés, bagarreurs et sans-le-sou, le quartier était connu pour être bruyant et assez mal famé.

Le bâtiment de l'actuel Panthéon a été construit au pour être l'église Sainte-Geneviève. Désacralisé à la Révolution, il abrite les dépouilles ou les catafalques d'illustres personnages, comme l'indique l'inscription du fronton : « Aux Grands Hommes, la Patrie reconnaissante ».

Époque contemporaine

De nombreux courants révolutionnaires tiennent leur nom des lieux de réunion qu'ils avaient choisis dans le quartier : les Cordeliers (dans le 6) et les Jacobins qui se réunissaient dans l'ancienne abbaye Saint-Jacques.

Au , le fonds de l'immense bibliothèque des Génovéfains constitua le fonds de départ de la bibliothèque universitaire Sainte-Geneviève, tandis que les bâtiments de l'abbaye abritaient un lycée nommé plus tard Henri-IV.

vignette|Vue de la Montagne Sainte-Geneviève.

Les limites actuelles du sont fixées en 1860, à la suite de la loi du donnant lieu à un nouveau découpage de Paris en 20 arrondissements. Elles comprennent une grande partie de l'ancien et une toute petite partie du 11 (entre la rue saint-Jacques et le boulevard Saint-Michel).

vignette|Skyline du arrondissement vu depuis l'île Saint-Louis ; en silhouettes, l'église Saint-Étienne-du-mont et le Panthéon.

En mai 1968, le quartier latin a été le centre de la révolte étudiante, avec notamment l'occupation de la Sorbonne. Les barricades restées les plus célèbres sont celles de la rue Gay-Lussac. Tout au long des années 1970, des affrontements plus ou moins violents ont lieu à plusieurs reprises dans le quartier entre jeunes d'extrême gauche et la police. Ainsi, le , la Gauche prolétarienne organise une émeute à l'occasion du procès de Jean-Pierre Le Dantec, le directeur de La Cause du peuple. Le , la Ligue communiste attaque le meeting organisé par Ordre nouveau à la Mutualité. Le , un militant d'un mouvement autonome meurt sur le campus de Jussieu en essayant d'échapper à la police.

Depuis 1977, des catholiques traditionalistes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X occupent l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet (square de la Mutualité). En 1981, une cérémonie officielle a lieu au Panthéon pour célébrer l'élection de François Mitterrand à la présidence de la république. En novembre 1995, une émeute éclate autour du campus de Jussieu pendant la grève des fonctionnaires. En 1998, l'École normale supérieure est occupée à l'occasion du mouvement des chômeurs.

Désormais, le est avant tout un quartier universitaire et intellectuel (nombreux éditeurs et librairies) et littéraire (Festival Quartier du livre), mais c'est aussi un quartier très touristique (très importante concentration de restaurants entre la Seine, le boulevard Saint-Germain, le boulevard Saint-Michel et la rue Saint-Jacques). C'est aussi un quartier animé le soir (nombreux pubs rue Mouffetard et rue Descartes).

Géographie Principales voies

thumb|250px|Plan du . rue Buffon rue du Cardinal-Lemoine rue Claude-Bernard place de la Contrescarpe rue des Écoles rue du Fer-à-Moulin avenue des Gobelins rue Gay-Lussac rue Geoffroy-Saint-Hilaire rue Jussieu Boulevard de l'Hôpital rue Monge rue Mouffetard place du Panthéon boulevard de Port-Royal quai Saint-Bernard boulevard Saint-Germain rue Saint-Jacques boulevard Saint-Marcel boulevard Saint-Michel quai Saint-Michel rue Soufflot quai de la Tournelle rue d'Ulm

Quartiers administratifs

Quartier Saint-Victor ( de Paris) Quartier du Jardin-des-Plantes ( de Paris) Quartier du Val-de-Grâce ( de Paris) Quartier de la Sorbonne ( de Paris)

Transports en commun vignette Saint-Michel Gare d'Austerlitz Jussieu, Place Monge, Censier - Daubenton et Les Gobelins Cluny - La Sorbonne, Maubert - Mutualité, Cardinal Lemoine, Jussieu et Gare d'Austerlitz Saint-Michel - Notre-Dame, Luxembourg et Port-Royal Saint-Michel - Notre-Dame et Gare d'Austerlitz

Le est également desservi par les lignes du réseau de bus RATP suivantes : 21, 24, 27, 38, 47, 57, 59, 61, 63, 67, 75, 82, 83, 84, 86, 87, 89, 91 et 96.

Démographie En 2006, la population était de pour , soit une densité moyenne de .

En 2023, la population de l'arrondissement s'établit à 55 252 habitants, pour une densité de 21 753 hab./km2 et 31 660 ménages.

Année Population Densité(hab/km) 1861 1866 1872 1911 (pic de population) 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 Population légale Insee au janvier 2014 (population au janvier 2011). 2017 Population légale Insee au janvier 2020 (population au janvier 2017). 202355 25231 660

Socio-économie Le niveau de vie médian y est de 40 290 € en 2023, avec un taux de pauvreté de 12 %. L'arrondissement comptait 52 071 emplois au lieu de travail en 2023, pour un taux de chômage de 8,5 % chez les 15-64 ans.

Population par quartier vignette|Les quatre quartiers.

Population du quartier Saint-Victor (superficie : ) AnnéePopulationDensité(hab/km)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création

Population du quartier du Jardin-des-Plantes (superficie : ) AnnéePopulationDensité(hab/km)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création

Population du quartier du Val-de-Grâce (superficie : ) AnnéePopulationDensité(hab/km)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création

Population du quartier de la Sorbonne (superficie : ) AnnéePopulationDensité(hab/km)Croissanceannuelle depuisle dernierrecensement1861 création

Politique Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du de Paris sont les suivantes : Élection Territoire Titre Nom Tendance politique - Début de mandat Fin de mandat Municipales de Paris Maire du arrdt Florence BerthoutHorizons Municipales Ville de Paris (4 conseillers de Paris dans le arrdt) Maire de Paris Anne Hidalgo PS Législatives Député Michel BarnierLR

Traditionnellement un arrondissement conservateur et intellectuel (beaucoup d'universitaires, de journalistes et d'écrivains habitent le quartier), le cinquième tend à basculer à gauche depuis 2004 et les élections régionales et européennes.

L'arrondissement fut par ailleurs la circonscription d'élection de Jacques Chirac lors des élections municipales en 1977, 1983 et 1989.

Mairie du thumb|250px|La mairie du .

Florence Berthout (LR puis SL) est la maire du de Paris depuis . Elle a succédé à Jean Tiberi, maire RPR puis UMP de 2001 et ancien maire de Paris. Florence Berthout a quitté LR en juin 2019https://www.politiquemania.com/forum/vie-partis-f16/vie-interne-ump-les-republicains-t239-510.html.

+Liste des maires successifs depuis 1983 Élection Identité Parti Notes 1983 Jean Tiberi RPR Élu en 1983, 1989 et 1995. 1995 Jean-Charles Bardon RPR En remplacement de Jean Tiberi, élu maire de Paris. 2001 Jean Tiberi RPR puis UMP Élu en 2001 et 2008.Il est alors le plus ancien maire d'arrondissement de la capitale. 2014 Florence Berthout UMPpuis LRpuis SLpuis Horizons Élue en 2014, 2020 et 2026.

Conseillers de Paris au titre du Le cinquième arrondissement envoie quatre élus au Conseil de Paris. Depuis juin 2020, ceux-ci sont : au titre de la liste d'Union de la droite et du centre : Florence Berthout, Pierre Casanova et Anne Biraben ; au titre de la liste d'Union de la gauche : Marie-Christine Lemardeley.

Représentation politique

Circonscriptions législatives Avant 2012 De 1958 à 1986, l'arrondissement était intégré dans la troisième circonscription de Paris. Jean-Marie Le Pen (CNIP) y est élu en 1958 et battu en 1962 par René Capitant (UNR).