est un film documentaire allemand, sur la musique cubaine, réalisé et écrit par Wim Wenders, sorti en 1999 en Allemagne et en France. D'abord projeté à la Berlinale, il a ensuite participé à de nombreux festivals internationaux tels que le Festival international du film de Jakarta, le Festival international du film norvégien ou encore le Festival international du film de Singapour. Ce film retrace l'enregistrement d'un album par le groupe Buena Vista Social Club associé à des archives et des interviews.

Principalement tourné à La Havane, est le trente-sixième film de Wim Wenders, après, entre autres, Jusqu'au bout du monde (1991), Les Ailes du désir (1987) ou encore Au fil du temps (1976). Buena Vista Social Club a été acclamé par la critique et par le public.

Ce film a connu une suite en 2017 : Buena Vista Social Club: Adios.

Genèse

Ry Cooder a composé la musique des films Paris, Texas (1984) et (1997), tous deux réalisés par Wim Wenders. Durant leur collaboration, le musicien parle souvent au réalisateur du Buena Vista Social Club, un club légendaire de musiciens de Cuba, dont certains avaient plus de quatre-vingt-dix ans, avec lequel il a enregistré en 1996 un disque sorti en 1997 et qui fut un succès international.

Au printemps 1998, Ry Cooder décide de retourner à Cuba pour y enregistrer un nouveau CD aux côtés d'Ibrahim Ferrer et de tous les musiciens qui avaient participé au premier album. Cette fois, Wim Wenders l'accompagne avec son équipe de tournage.

Le film montre l'enregistrement de plusieurs de leurs morceaux à La Havane et permet également de découvrir des archives de concerts à Amsterdam et New York. Par ailleurs, plusieurs des musiciens parlent de leur vie à Cuba et de leurs débuts dans le monde de la musique AlloCiné, « Buena Vista Social Club », consulté le 7 mars 2015.

Fiche technique Titre : Buena Vista Social Club Réalisation et scénario : Wim Wenders Photographie : Jörg Widmer, Robby Müller (à Amsterdam) et Lisa Rinzler (à New York) Montage : Brian Johnson Production : Ulrich Felsberg et Deepak Nayar Sociétés de production : Road Movies Filmproduktion en association avec Kintop Pictures et Arte Sociétés de distribution : États-Unis : Artisan Entertainment France : Mars Distribution Allemagne : Senator Film Pays de production : Langue originale : anglais et espagnol Format : couleur — — 1,78:1 — Dolby Digital Internet Movie Database, « Technical aspects » & « Main details », consultés le 5 septembre 2009 Genre : documentaire Durée : 105 minutes Dates de sortie Internet Movie Database, « Release information », consulté le 5 septembre 2009 : États-Unis : France : Allemagne : Belgique : Lieux de tournage : La Havane, Amsterdam et New York Internet Movie Database, « Filming locations », consulté le 5 septembre 2009

Distribution thumb|Compay Segundo. Dans l'ordre d'apparition à l'écran et dans leurs propres rôles : Francisco Repilado « Compay Segundo » (chant et armonico, variante du tres) Eliades Ochoa (chant et guitare) Ry Cooder (guitare « slide ») Joachim Cooder, son fils (batterie) Ibrahim Ferrer (chant, congas, claves, bongos) Omara Portuondo (chant) Rubén González (piano) Orlando « Cachaito » López (contrebasse) Amadito Valdés (timbal) Manuel « Guajiro » Mirabal (trompette) Barbarito Torres (laúd cubain) Pío Leiva Manuel « Puntillita » Licea (chant) Juan de Marcos González (chœurs, güiro)

Réalisation du film

La relation professionnelle et amicale entre Ry Cooder et Wim Wenders date du tournage de Paris, Texas en 1984, dont Cooder a composé la musique. À cette occasion, Cooder parle à Wenders d'un projet de documentaire et lui donne une cassette audio des enregistrements du Club. Le lendemain, Wenders demande à Cooder de le prévenir lorsqu'il repartirait pour La Havane, afin d'entamer leur projet : tourner un documentaire sur l'histoire qui se cache derrière la musique du Club. Ainsi, en 1998, Wenders et Cooder arrivent à Cuba pour l'enregistrement de l'album d'Ibrahim Ferrer. Ils débarquent avec seulement deux caméras, une Betacam et une Steadicam. Wenders déclare plus tard, en parlant du projet, que son but était d'« essayer de faire justice à ces personnes et laisser la musique parler pour elles ». C'est la première fois que Wenders vient à La Havane : chaque jour, il découvre de nouveaux lieux pour ses prises de vues.

C'est une grande surprise, pour le Buena Vista Social Club, de voir débarquer Wim Wenders, réalisateur renommé, pour tourner un documentaire à propos du Club. Wenders opte pour des couleurs vibrantes et contrastées, avec un léger ton de sépia. Les scènes tournées dans la rue ne sont pas préparées PBS, « Buena Vista Social Club » (site officiel), consulté le 5 septembre 2009. Le tournage n'est pas simple : les musiciens ont du mal à se faire à la présence constante des caméras dans leur studio de répétition et d'enregistrement, estimant qu'elles les distraient trop pour qu'ils puissent jouer correctement.

Wenders quitte finalement l'île avec plus de cinquante heures de pellicule. De plus, le réalisateur décide d'enregistrer un concert du Buena Vista Social Club au Carnegie Hall ainsi qu'un autre au Théâtre royal Carré. Il ne reste plus alors qu'à monter le film.

Autour du film Réception publique

D'abord projeté à la Berlinale, hors compétition, a profité d'une projection dans de nombreux festivals. Il a été par ailleurs récompensé par de nombreux prix dont un , un prix du cinéma européen ou encore un Voir la section sourcée #Distinctions. Internet Movie Database, « Awards », consulté le 5 septembre 2009.

Malgré cette reconnaissance internationale, Buena Vista Social Club n'a pas connu un grand succès en salles, aux États-Unis. Lors de sa sortie, le film réalise une faible recette de (le film était alors projeté dans quinze salles). À la fin de son exploitation, il avait réalisé de recettes en trente-deux semaines. En France, le succès fut meilleur avec une recette finale correspondant à . Ce fut la même chose au Royaume-Uni et en Allemagne. Ainsi, à la fin de son exploitation, le film avait amassé dans le monde, dont seulement 30,4 % aux États-Unis. Le film est par ailleurs classé de l'année 1999 Box-office Mojo, « 1999 Worldwide Grosses », consulté le 5 septembre 2009.

Résultats de Buena Vista Social Club par pays :

Réception critique

En parallèle à une réception publique appréciable, Buena Vista Social Club a reçu une très bonne critique. Le film « rend heureux » selon Le Parisien dont le jeu des acteurs « crève l'écran de manière incroyable » pour Le Nouvel Observateur. Le film est par ailleurs filmé avec « légèreté » d'après Le Monde : la performance de Wim Wenders a été appréciée de tous. Une grande majorité des critiques s'accordent sur le fait que ce documentaire n'est finalement qu'une « délicieuse promenade musicale ». Voici plusieurs critiques parues en France : Pierre Vavasseur (Le Parisien) MK2, « Buena Vista Social Club », consulté le 5 septembre 2009 : « parce qu'il parle de la vie, de l'espoir, des désirs simples, Buena Vista Social Club est un film qui rend, tout doucement, heureux. » Bernard Loupias (Le Nouvel Observateur) Univers Ciné, « Buena Vista Social Club », consulté le 5 septembre 2009 : « de Berlin à Lisbonne, on sait que Wim Wenders sait filmer les villes. Il a su regarder La Havane. Il a surtout réussi à trouver la bonne distance avec ses « personnages » - tous crèvent l'écran de manière incroyable. » François Gorin (Télérama) Télérama, « Buena Vista Social Club », consulté le 5 septembre 2009 : « entre concert, studio et intérieurs havanais, le film s'éclaire […] par petites touches […]. Ce charme est affaire d'ambiance, de bonnes vibrations. Ici, on aime la musique, on la saisit avec ferveur, on la partage. D'Ibrahim à Wim, de Compay à Ry. » Marie-Noëlle Tranchant (Le Figaroscope) AlloCiné, « Critiques presse », consulté le 5 septembre 2009 : « une délicieuse promenade musicale, et des rencontres pleines de charme. » Jean-Michel Frodon (Le Monde) : « Wim Wenders s'est mis au service de Ry Cooder qui s'est mis au service des musiciens cubains, la boucle est plaisamment bouclée. Mais Wim Wenders retrouve aussi une légèreté de filmer qu'on ne lui avait plus connue depuis longtemps. » Jean-Yves Katelan (Première) : « si Wenders se contente d'égrener, à l'épaule, l'exhaustive liste des membres de ce groupe aussi coïncidental qu'antholo, on ne peut que s'émerveiller (...) devant ces personnages, pauvres et cultivés, joyeux et musiciens. »

Bande originale Le documentaire a été filmé après que le Buena Vista Social Club a enregistré son album, au moment où la quasi-totalité s'est retrouvé pour enregistrer l'album solo d'Ibrahim Ferrer, et ensuite lors de concerts de Buena Vista Social Club.

Il est possible d'entendre les morceaux suivants dans le film, tous interprétés par des membres du club Internet Movie Database, « Soundtrack », consulté le 5 septembre 2009 PBS, « Credits », consulté le 5 septembre 2009 :

(écrit par Francisco Repilado) (écrit par Rafael Hernández) (écrit par Harry Warren et Mack Gordon) (écrit par Isolina Carillo) (écrit par María Teresa Vera) (écrit par Eusebio Delfin) (écrit par Ray Henderson, Lew Brown et Buddy G. DeSylva) (écrit par Ernesto Lecuona) (écrit par Guillermo Portabales) (écrit par Victor Lay) Begin the Beguine (écrit par Cole Porter) (écrit par Orestes López) (écrit par Guillermo Rodriguez Fiffe) (écrit par Faustino Oramas) (écrit par Cachao) (écrit par Sergio Siaba) (écrit par Celia Romero) (écrit par Forero Esther) (écrit par Osvaldo Farrés)

Technique Le film est entièrement tourné en numérique (digital betacam), sans pellicule 35 mmCinematographic process..

Distinctions Nominations 1999 : nommé au du meilleur documentaire 2000 : nommé à l'Oscar du meilleur film documentaire 2000 : nommé à l' du meilleur montage 2000 : nommé au British Academy Film Award du meilleur film, de la meilleure musique de film et du meilleur son 2000 : nommé au du meilleur documentaire 2000 : nommé au Satellite Awards du meilleur montage et du meilleur son

Récompenses 1999 : 1999 : Meilleur documentaire au 1999 : du meilleur film non fictif 1999 : Meilleur documentaire au 1999 : du meilleur documentaire 1999 : prix de l'audience au Festival international du film d'Édimbourg 1999 : prix du cinéma européen du meilleur documentaire 2000 : prix du film allemand du meilleur documentaire 2000 : Meilleur film étranger au Festival international du film norvégien 2000 : 2000 : du meilleur documentaire 2000 : Meilleur documentaire au 2000 : Meilleur documentaire au 2000 : prix spécial au 2000 : prix du meilleur documentaire au 2000 : du meilleur documentaire 2000 : du meilleur documentaire 2001 : Meilleur film étranger au Cinema Brazil Grand Prize

Voir aussi

Articles connexes Buena Vista Social Club, le groupe de musiciens Lágrimas negras, film similaire réalisé en 1997 ayant pour sujet le groupe Vieja Trova Santiaguera Calle 54, film s'inspirant de Buena Vista Social Club Música cubana, autre film s'inspirant de Buena Vista Social Club

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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