vignette|Voitures en autopartage à Paris. vignette|Opération de démonstration du système Flexcar (devenu Zipcar) dans le district universitaire de Street Fair, de Seattle, État de Washington, États-Unis. vignette|Véhicule de à Ravensburg, Allemagne. vignette|Service d'autopartage sans borne ou avec stationnement libre ().

Lautopartage.. (), ou voitures en libre-service, est la mise en commun d'une flotte de véhicules à moteur au profit d'abonnés à un organisme gestionnaire des véhicules. Chaque abonné peut utiliser un véhicule pour le trajet de son choix et pour une durée limitée. Contrairement au covoiturage, pratique consistant à partager un véhicule sur des trajets communs, l'autopartage permet l'usage successif d'une voiture par des utilisateurs différents. L'autopartage peut être mis en œuvre par une société commerciale, une agence publique, une coopérative, une association, ou un groupe de personnes.

Le système s'inscrit dans une logique de mobilité partagée, qui permet à ses utilisateurs d'utiliser un moyen de transport sans posséder le véhicule, par l'achat d'un service et non d'un bien. Les coûts d'achat, d'entretien des véhicules et de recherche de places de stationnement sont alors mutualisés au sein du service d'autopartage.

Ce fonctionnement s'est décliné sous différentes formes depuis les années 1950.. En 2019, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) considère l'autopartage comme une alternative à l'usage ou à la propriété individuelle d'un véhicule, au même titre que le vélo ou les transports collectifs..

En plus des services proposés par des entreprises ou organismes qui achètent des véhicules et les louent, à partir de 2011, la France a vu se développer des services d'autopartage entre particuliers. Les propriétaires proposent directement leurs véhicules à d'autres conducteurs, principalement en passant par des plateformes de mise en relation.

Principes L'autopartage est une initiative communautaire, commerciale ou publique, ou élaborée comme partenariat public-privé.. Il consiste à mettre à la disposition des utilisateurs un ou plusieurs véhicules adaptés à leurs besoins.

Ce principe s'applique principalement de deux façons : soit l'achat et le partage de véhicules, soit la location de courte durée.

Dans l'autopartage en tant que coopérative de moyens, des utilisateurs s'associent pour acheter et partager des véhicules. C'est le concept le plus souvent mis en œuvre, notamment en France, où en 2009, on comptait de ..

Dans l'autopartage en tant que service, des véhicules sont loués à l'heure ou à la journée, à des clients inscrits comme abonnés au service. Dérivant des principes de base de la coopérative de moyens, ce service permet de répondre au même besoin. Au , l'Agence France-Presse dénombrait de l’autopartage en France. En 2020, auraient utilisé un service d’autopartage.

Prospective En 2012, certains véhicules sont déjà préparés en usine pour intégrer un logiciel et des capteurs améliorant les conditions de partage, avec notamment un état des lieux pouvant être fait par l'ordinateur de bordUn loueur impose un virage technologique à l'autopartage, Environnement Magazine, 12 juin 2012..

Fonctionnement Autopartage « en boucle » Ce modèle « en boucle » est le plus utilisé. Il consiste en des véhicules stationnés à des emplacements fixes pour l'enlèvement et la restitution.

Le service propose des voitures neuves, disponibles principalement en ville ou dans certains écoquartiers (Eva-Lanxmeer par exemple) ou en entreprises, le plus souvent dans des stationnements ou à des stations fixes.

L'utilisateur doit réserver un véhicule avant chaque utilisation. À cette occasion, il peut choisir : la durée de réservation (normalement très courte, de moins d'une heure à quelques heures) ; le type de véhicule (citadine, familiale, monospace, cabriolet, fourgonnette) ; l'endroit où il va prendre possession du véhicule.

La réservation peut se faire par différents moyens (téléphone, internet, SMS).

La prise de possession du véhicule se fait souvent de manière automatique « sans guichet » : soit avec une carte d'accès électronique qui déverrouille les portières ; soit avec une armoire à clés dans le parking s'ouvrant par mot de passe. La restitution du véhicule se fait aussi de manière automatique. Les véhicules peuvent être empruntés et restitués à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

Autopartage entre particuliers L'autopartage entre particuliers permet aux propriétaires de tirer un revenu de leur véhicule et aux locataires de disposer de véhicules de tous types, volumes et âges. L’emplacement des véhicules est aussi plus accessible puisque le service se développe partout où des particuliers en proposent : campagnes., banlieues ou villes. La prise de possession du véhicule peut se faire par échange de clés. La restitution du véhicule dépend alors de l’accord entre le propriétaire et le locataire.

Autopartage en libre-service intégral

Également appelé « autopartage sans station (d'attache) » ou « autopartage flottant », l'autopartage en libre-service intégral est le mode le moins contraignant pour l'utilisateur, car il n'a pas besoin de réserver. Il récupère un véhicule et le dépose dans une vaste zone, souvent à l'échelle d'une ville entière, là où la signalisation le permet. Un site internet ou une application pour smartphone permettent d'accéder au véhicule et de le rendre en fin de trajet (par exemple, à Ulm où le concept d'autopartage développé par Daimler, SHARE NOW n'est soumis à aucune réservation). Ce mode de fonctionnement est comparable à celui de services de location de trottinettes ou de vélo électrique comme Lime ou Mobike.

Facturation Les différentes locations sont facturées périodiquement sur la base du type de véhicule, de la durée de réservation et de la distance parcourue. Les différents opérateurs ont cependant des grilles tarifaires différentes : au temps d'utilisation, un abonnement mensuel fixe avec un paiement à chaque utilisation selon le temps et le kilométrage (avec des frais de prise en charge fixes) ou au forfait.

Les tarifs horaires ou kilométriques et les éventuels frais d'abonnement comprennent l'ensemble des coûts liés au véhicule (investissement initial et des frais d'entretien, assurance, exploitation), dont : carburant, assurances, entretien, amortissement du véhicule, impôts et taxes, taxe sur les véhicules de tourisme et de société (pour les sociétés), taxe professionnelle (pour les sociétés).

Utilisation Selon l'économiste Frédéric Héran., l'autopartage permet de réduire le nombre de voitures en ville et permet aux ménages et aux professionnels de réduire leur possession de véhicules.

Une étude de l'ADEME et du cabinet 6-T démontre qu'une voiture partagée en boucle remplace dix voitures individuelles et permet ainsi d'économiser neuf places de stationnement..

Alternative à un véhicule peu utilisé De nombreuses personnes n'utilisent pas ou peu leur voiture (ou seconde voiture), car elles se rendent plus facilement au travail à pied, à bicyclette, à moto ou en transports publics. Elles conservent néanmoins leur voiture pour un usage occasionnel (achats, loisirs, visites). Cette voiture, qui parcourt généralement moins de par an, est associée à des coûts : amortissements, assurances, impôts, place de stationnement

Deux cas s’offrent à elles : l'autopartage comme alternative à la possession d'une voiture individuelle. L'utilisateur ne possède plus de voitures, il en loue une uniquement quand il en a besoin. L’autopartage permet alors de libérer le volume d'un garage ou d'une place de parking ; l’autopartage entre particuliers comme moyen de tirer des revenus de cette voiture. L'utilisateur conserve sa voiture et la loue quand il ne l'utilise pas. L'autopartage permet ainsi de concilier possession de la voiture, écologie et optimisation de son budget.

Utilisation combinée avec les transports publics Localement, des abonnements combinés ont été mis en place par une grande partie des villes disposant d'un service d'autopartage. Ces abonnements couplent un abonnement transports publics et un abonnement autopartage, à un tarif avantageux.

À l'échelle d'un pays, des accords passés entre les services d'autopartage permettent la réservation d'un véhicule à la gare principale la plus proche de la destination finale. L'essentiel du voyage se fait en train, mais la dernière portion du trajet peut être effectuée en voiture, notamment lorsque les offres de transports publics sont peu pratiques ou inexistantes.

Les avantages d'une combinaison transports publics-autopartage sont : une plus grande utilisation des transports publics et des modes doux (vélo, marche) ; une rationalisation des pratiques de déplacements ; une augmentation de la mobilité disponible ; un gain d'argent (en évitant les coûts d'acquisition et d'entretien d'un véhicule peu utilisé et en réduisant le nombre de places de stationnement nécessaires) ; un gain pour l'environnement (réduction des gaz à effet de serre et de la pollution) ; une meilleure utilisation de l'espace public.

Dans les pays francophones Belgique En Belgique, l'opérateur historique d'autopartage est une société créée par l'ASBL Taxistop : Cambio..

Avec des partenaires allemands (Cambion), Taxistop fonde l'autopartage en Belgique en 2002, comme une action de MOSES – un programme de l'Union européenne. Ce service est alors disponible dans plus de vingt villes en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles (en partenariat avec la STIB). Taxistop a également mis en place, en 2012, des outils pour aider les particuliers à partager un véhicule entre eux. En 2021, Taxistop change de nom et devient Mpact sans changer d'organisation..

La société Zen Car proposait un réseau d'autopartage électrique à Bruxelles.. Elle a fait faillite en 2020.

Le service de voitures partagées DriveNow était disponible à Bruxelles de 2016 à 2020..

Depuis 2019, des voitures de Poppy sont disponibles à Bruxelles..

Canada Au Canada, le service Communauto existe depuis 1994Qui sommes-nous ?, Communauto.. L'offre de service couvre désormais Gatineau, Québec, Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Victoriaville, Boisbriand, Laval, Terrebonne et la MRC des Collines au Québec, Ottawa, Toronto et Kingston en Ontario, Calgary et Edmonton en Alberta et Halifax en Nouvelle-Écosse. Afin d'encourager davantage la population à opter pour le transport en commun, les services de Communauto peuvent être combinés à l'accès à tarif réduit au nouveau réseau de vélos en libre-service BIXI, ainsi qu'aux services de transports en commun de la ville de Montréal. À Montréal, une autre compagnie, Autoplateau, offre ce service et dispose de plusieurs voitures sur le plateau Mont-Royal.

En , Communauto a lancé en partenariat avec une PME française un nouveau service d'autopartage avec des voitures en « libre-service intégral », permettant aux utilisateurs de rendre les véhicules, des Nissan Leaf, où ils le souhaitent dans des zones de Montréal définiesVULOG et Communauto partagent la leaf à Montréal, france-mobilite-electrique.org..

Entre et , la compagnie de partage de voitures SHARE NOW était également disponible sur l'île de Montréal.

France

vignette|Station d'autopartage Citiz à Strasbourg. Depuis 2012, la compagnie canadienne Communauto, fondée dans la ville de Québec, est présente à Paris..

Des expériences d’autopartage existent déjà depuis 1999 dans 23 grandes villes françaises.

Le développement de la location de voitures entre particuliers permet à l’autopartage de se développer dans toute la France, partout où des particuliers proposeront des véhicules, campagnes, banlieues comme villes pour de courtes durées.