Charles François Louis Caillemer, né le à Carentan, mort le au château de Breuilly à Saint-Louet-sur-Vire, est un magistrat et homme politique français.

Biographie

Vie familiale Charles François Louis Caillemer naît à Carentan le . Il est le fils de Jean François Léonor Caillemer (Carentan, - ✝ Carentan, ), procureur au bailliage de Carentan et associé d'une société de négoce de bestiaux sur le ferage de Carentan et de Louise Françoise Elisabeth, fille de Charles Ferrand, sieur des Landelles, greffier aux bailliage et vicomté de Carentan.

Charles François Louis a trois frères plus jeunes que lui : Louis, Jean François et Frédéric Auguste. En 1789 et 1790, des surnoms sont donnés à ses frères pour se distinguer de lui dans les nominations administratives de Carentan. Louis (receveur du contrôle à Prétot) est surnommé Caillemer-Amyot, Jean François (greffier du juge de paix) est surnommé Caillemer du Longprey et Frederic Auguste (ex gendarme rouge de Lunéville, réformé avec toute sa compagnie des anglais le ) est surnommé Caillemer du Ferage.

Charles François Louis épouse, le (Carentan), Michelle Gabrielle Françoise Aubry ( ✝ 1802), dont : Jean Charles François (°1782 - ✝ 1848), avocat à Saint-Lô, marié, le (Saint-Lô), avec Pélagie Agathe ( ✝ 1836), fille de Jean Jacques du Buisson (né le à Saint-Lô), dont : Charles ( - Saint-Lô ✝ 1877), avocat, substitut du procureur impérial en 1854, marié, dont : Charles Octave ( - Saint-Lô ✝ 1888), marié en 1854 avec Adrienne Louise Le Brun (Saint-Lô, - ✝ Saint-Lô, ), dont : Georges (°1855 - ✝ 1857) ; et quatre filles ; Paul Charles (né en 1835) ; Gustave (°1791 - ✝ 1863), lieutenant-colonel de cavalerie, entré à l'Ecole militaire de St-Cyr en 1809, il commandera le dépôt de remonte d'Auch de 1833 à 1850Dossier administratif SHD 2Ye 2632 et histoire familiale, marié en premières noces le , avec Euphrasie Marie Ursule Cauchard dont : Oscar-Félix, marié avec Emma Remlinger. LéonceMarié en secondes noces le , avec Marie Victoire Eléonore Garnier, fille du capitaine Louis François Garnier (né le à Dijon), dont : Louise ( 1841 - Auch ✝ 1906 – Paris) Lambert-Caillemer.

Veuf, il se remaria en 1803 avec Adrienne Le Tellier, dont : Ferdinand Louis (né en 1808), propriétaire-agriculteur à Breuilly près de Tessy, sans postérité.

Il passe ses derniers jours au château de Breuilly (Saint-Louet-sur-Vire) et meurt le à 85 ans.

Vie publique Il est avocat au bailliage de Carentan et bailli du duché de Coigny, alors que la Révolution française éclate.

Procureur-syndic à Carentan, il est nommé successivement président de l'administration centrale du département de la Manche, puis juge au tribunal de cassation.

Élu, le (), député de la Manche au Conseil des Anciens, il y appuie la création d'une marine auxiliaire. Il exerce ces dernières fonctions à l'époque du 18 brumaire. Il prend souvent la parole et contribue à sauver par ses efforts les naufragés de Calais, émigrés jetés sur les côtes par une tempête.

Il se montre favorable à la politique de Bonaparte, qui l'admet, le , dans la Commission intermédiaire dite , formée de ses partisans au sein des deux conseils et chargée de préparer, sous la direction du général Bonaparte, la future constitution de l'an VIII.

Puis, le , il entre au Tribunat, où il se prononce contre le Code civil et en faveur des tribunaux spéciaux.

Son rôle parlementaire terminé, Caillemer est nommé, le , commissaire général de police à Toulon, fonctions qu'il exerce jusqu'à la première Restauration.

À cette époque il revient se fixer à Saint-Lô, où le règne des Cent-Jours vient le rappeler à l'activité en l'envoyant à Rennes comme lieutenant-général de police () avec autorité sur toute la Basse-Normandie et une partie de la Bretagne. Lors de la seconde Restauration, il rentre dans la vie privée et se fait inscrire au tableau des avocats près le tribunal de Saint-Lô, où il ne tarde pas à prendre le premier rang.

En 1830, il accepte du gouvernement de Juillet les fonctions de juge de paix du Canton de Tessy-sur-Vire, où il est allé se fixer par suite du mariage de son plus jeune fils. Il reçoit alors la décoration de la Légion d'honneur, puis se démet de ses fonctions en 1841.

Fonctions Avocat au bailliage de Carentan ; Bailli du duché de Coigny ; Procureur-syndic à Carentan ; Président de l'administration centrale du département de la Manche ; Juge au tribunal de cassation () ; Député de la Manche au Conseil des Anciens () ; Membre de la () ; Membre du Tribunat () ; Commissaire général de police à Toulon ( - 1814) ; Lieutenant-général de police à Rennes avec autorité sur toute la Basse-Normandie et une partie de la Bretagne ( : Cent-Jours) ; Avocat à Saint-Lô (seconde Restauration) ; Juge de paix du canton de Tessy (Manche) (1830-1841).

Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

, passage Cabet Calemard de Lafayette

Articles connexes Liste des membres du Conseil des Anciens Liste des membres du Tribunat

Liens externes

Charles François Caillemer sur www.wikimanche.fr ;

Catégorie:Avocat français du XVIIIe siècle Catégorie:Avocat français du XIXe siècle Catégorie:Magistrat français du XVIIIe siècle Catégorie:Magistrat du Premier Empire Catégorie:Magistrat français du XIXe siècle Catégorie:Conseiller général de la Manche Catégorie:Président du conseil général de la Manche Catégorie:Député de la Manche Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Membre du Tribunat Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Naissance en novembre 1757 Catégorie:Naissance dans la province de Normandie Catégorie:Décès en octobre 1843 Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Membre titulaire de l'Académie du Var