Louis Caillemer, né à Carentan le , mort à Saint-Lô le , est un officier de cavalerie français du Premier Empire.
Biographie
Louis Caillemer naquit à Carentan le .
Louis Caillemer est le fils de Jean François Léonor Caillemer (Carentan, - ✝ Carentan, ), procureur au bailliage de Carentan et associé d'une société de négoce de bestiaux sur le ferage de Carentan et de Louise Françoise Élisabeth, fille de Charles Ferrand, sieur des Landelles, greffier aux bailliage et vicomté de Carentan.
De 1786 à 1791, Louis Caillemer est receveur du contrôle pour la commune de Prétot-Sainte-Suzanne. À cette époque, pour se distinguer de son frère ainé Charles François Louis Caillemer, il est surnommé Caillemer-Amyot.
Engagé volontaire le , lieutenant au bataillon de la Manche le suivant, il passa au de chasseurs à cheval le . Il fut atteint d'un coup de feu à la jambe gauche le , à l'attaque de la grande redoute de la forêt de Haguenau, étant aide de camp du général de division Burey, tué dans cette affaire.
Louis Caillemer devint capitaine le . Il fit campagne aux armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse et du Rhin mais fut réformé le .
Affecté au de chasseurs le , il était au camp de Montreuil quand il fut nommé aide de camp du général de division Marchand le . Il allait faire avec ce général les campagnes de la Grande Armée et celle d'Espagne.
Chef d'escadron depuis le , il passa au le .
Blessé au printemps 1809, à l'attaque de Manzanares en Espagne. "Son cheval ayant été culbuté à la tête de la colonne par le feu de l'infanterie, 800 chevaux lui sont passés sur le corps, lui ont brisé l'épaule droite et rompu la jambe gauche à deux endroits."
Commandant le à la bataille de Talaveyra, il détruisit à la tête de ce corps le régiment de dragons anglais ( Light Dragoons). À la même époque il prit, avec cinquante cavaliers, la ville de Lodosa sur l'Èbre, défendue par une compagnie de dragons du régiment de Bourbon, en vue de l'ennemi qui campait sur une élévation voisine. À la bataille d'Almonacid, dans la province de la Manche, il entama le premier la charge contre la cavalerie espagnole, forte de , culbuta, avec son escadron, dont l'effectif était de , le régiment de Grenade-dragons, tua de sa main le major du corps et s'empara de de canon, qu'il remit toutes attelées au roi d'Espagne Joseph Bonaparte.
Malgré cette initiative, Louis Caillemer voyait la guerre d'Espagne avec découragement. On en trouve la preuve dans une lettre qu'il adressait de Madrid, en , à l'un de ses anciens camarades retiré à Carentan.
Major en second le , il fut nommé adjudant-commandant le suivant.
Légionnaire depuis le , Louis Caillemer fut créé officier de la Légion d'honneur le et chevalier de l'Empire avec majorat héréditaire en Westphalie par lettres patentes du .
Il était en non-activité le lorsqu'il fut appelé, comme chef d'état-major, à la division de cavalerie du général Reille. Nommé adjudant-général peu de jours avant la bataille de Waterloo, il commandait une brigade de cuirassiers de la division Watiez dans cette sanglante journée. En chargeant à la tête d'une brigade de cuirassiers qu'il commandait, il eut l'œil droit emporté par un coup de feu dont la balle pénétra dans l'orbite et sortit par la fosse temporale au-dessus de l'oreille. Dans cet état, fait prisonnier par les Anglais, il fut conduit par eux à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, où il se guérit de cette affreuse blessure.
Admis à la retraite le après 23 ans de service, 18 campagnes et de nombreuses blessures, Louis Caillemer mourut à Saint-Lô le , à l'âge de 63 ans.
Vie familiale
Il eut un fils, Louis Charles Urbain Caillemer, médecin-major de au d'artillerie à Grenoble, chevalier de la Légion d'honneur.
État de service
Engagé volontaire () ; Lieutenant au bataillon de la Manche () ; Lieutenant au de chasseurs à cheval () ; aide de camp du général de division Burey ; Capitaine () ; Réformé () ; Affecté au de chasseurs à cheval () ; aide de camp du général de division Marchand () ; Chef d'escadron () ; Chef d'escadron au de chasseurs à cheval () ; Major en second () ; Adjudant-commandant () ; Mis en non-activité () ; Chef d'état-major à la division de cavalerie du général Reille (Cent-Jours) ; Adjudant-général () ;
Campagnes
Armée de la Moselle : Attaque de la grande redoute de la forêt de Haguenau; Armée de Sambre-et-Meuse ; Armée du Rhin Camp de Montreuil ; Campagnes de la Grande Armée ; Campagne d'Espagne : Bataille de Talavera, prise de Lodosa, bataille d'Almonacid ; Campagne de Belgique (1815) : Bataille de Waterloo
Faits d'armes
À la tête du de chasseurs à cheval, il détruisit le régiment de dragons anglais ( Light Dragoons) à la Bataille de Talavera ; Il prit, avec cinquante cavaliers, la ville de Lodosa sur l'Èbre, défendue par une compagnie de dragons du régiment de Bourbon, en vue de l'ennemi qui campait sur une élévation voisine ; Bataille d'Almonacid.
Blessures
Atteint d'un coup de feu à la jambe gauche lors de l'attaque de la grande redoute de la forêt de Haguenau ([) ; 800 chevaux passèrent sur son corps, lui brisant l'épaule droite et la jambe gauche à Manzanares (1809) ; À Waterloo, il eut l'œil droit emporté par un coup de feu dont la balle pénétra dans l'orbite et sortit par la fosse temporale au-dessus de l'oreille.
Autres fonctions
Décorations
Légion d'honneur : Légionnaire () Officier de la Légion d'honneur ().
Titres
Chevalier de l'Empire (lettres patentes du ).
Règlement d'armoiries
100px|Louis Caillemer
Annexes
Bibliographie
Notes et références
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