Émilie de Fontaine, née en 1802, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac. Elle a vingt-deux ans en 1824-1825 dans Le Bal de Sceaux, où elle apparaît pour la première fois. On apprend qu'elle est entrée dans le monde à l'âge de quatorze ans, au moment du célèbre bal de César Birotteau.
Son père est issu d'une des plus anciennes familles du Poitou, ce dont elle tire grande fierté. Aussi refuse-t-elle d'épouser quiconque ne sera pas pair de France et joli garçon. Cette décision lui fait rater de très beaux mariages et surtout un mariage d'amour avec Maximilien de Longueville, jeune homme secret et dévoué à sa famille. Ce garçon, rencontré au bal de Sceaux, se tient fort discrètement à l'écart et veille sur une jeune fille fragile, sa sœur. Émilie le remarque aussitôt et l'attire au château de Fontaine. Mais Maximilien ne donne aucune indication sur ses origines. Il s'appelle d'ailleurs seulement « Longueville » et il ne porte pas de particule.
Émilie, très amoureuse de lui est cependant prête à l'épouser. Mais une enquête de son père finit par découvrir que ce discret jeune homme est marchand drapier dans une boutique du quartier du Sentier.
Dépitée, Émilie épouse le vieux comte de Kergarouët, en 1827, dans Le Bal de Sceaux. En 1829, dans Le Père Goriot, elle est au bal de la vicomtesse de Beauséant, elle est citée parmi les femmes les plus élégantes de Paris. Peu généreuse, elle refuse d'aider sa parente, la vicomtesse de Portenduère dans Ursule Mirouët.
En 1836, dans Béatrix, elle épouse Charles de Vandenesse. À cette époque, dans Une fille d'Ève, Béatrix de Rochefide fait la comparaison entre Émilie et sa belle-sœur, Marie-Angélique de Vandenesse. Comparaison tout à l'avantage de Marie-Angélique qu'Émilie hait et qu'elle cherche à perdre, sans y parvenir.
Notes et références
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