thumb|« Laptot sarakhollais » (1890) thumb|Savorgnan de Brazza et ses « braves laptots » (1887) thumb|Les laptots de la mission, à Saint-Louis (1898)

Un laptot était un matelot indigène, parfois piroguier, porteur ou docker, à l'ère de la colonisation française, principalement sur le fleuve Sénégal ou le long de la côte sénégalaise, mais également sur le fleuve Niger ou encore dans d'autres ports africains.

Les laptots ont parfois été employés comme auxiliaires militaires ou comme miliciens privés au service des commerçantsF. Manchuelle, « Les laptots : migrants royaux », in Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960) : migrants volontaires, Karthala, Paris, 2004, .

Étymologie L'origine du mot – attesté en 1754 – reste incertaine. Il pourrait s'agir d'un terme wolof (làppatoo, laptoGeneviève N'Diaye-Corréard, « Laptot », Les Mots du patrimoine. Le Sénégal, Archives contemporaines, 2006 , .), si l'on en croit un Dictionnaire wolof-français de 1825Jean Dard, Dictionnaire français-wolof et français-bambara, suivi du dictionnaire wolof-français, Imprimerie Royale, Paris, 1825, 212 qui propose cette définition : « Laptot : matelot, homme qui sert à la manœuvre d'un vaisseau ».

Histoire Au Sénégal la plupart des laptots habitaient Gorée, Saint-Louis, ou des villages avoisinants, tels que Gandiol. Mais d'autres venaient de comptoirs européens plus éloignés, par exemple de Sierra LeoneA. F. Clark et L. Colvin Phillips, « Laptot », in Historical Dictionary of Senegal, The Scarecrow Press, 1994, 181-182.

Il pouvait s'agir d'esclaves ou d'hommes libres. Les esclaves amélioraient un peu leur sort grâce au commerce qu'ils étaient autorisés à pratiquer à leur compte pendant le voyage. Les hommes libres le pouvaient aussi, mais ils espéraient surtout devenir traitants ou posséder leur propre embarcation.

Ils étaient le plus souvent WolofsAbbé Boilat, Esquisses sénégalaises, Paris, Karthala, 1984, ou Soninkés.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie : source utilisée pour la première version de l'article Andrew F. Clark et Lucie Colvin Phillips, « Laptot », in Historical Dictionary of Senegal, The Scarecrow Press, Metuchen (N. J.) et Londres, 1994 ( éd.), 181-182 Lucie Cousturier, Mes inconnus chez eux, vol. II : Mon ami Soumaré, laptot. Suivi d'un rapport sur le milieu familial en Afrique occidentale, L'Harmattan, 2003 ( éd. 1925), 183 p. Philip D. Curtin, Economic change in precolonial Africa : Senegambia in the era of the slave trade, University of Wisconsin Press, Madison, 1975, 363 p. François Manchuelle, « Les laptots : migrants royaux », in Les diasporas des travailleurs soninké (1848-1960) : migrants volontaires (traduction de Raphaëlle Masseaut), Karthala, Paris, 2004, et suiv. Geneviève N'Diaye-Corréard, « Laptot », Les Mots du patrimoine. Le Sénégal, Archives contemporaines, 2006 , .

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