Le mixte de zouaves et de tirailleurs () où , créé sous le nom de de marche de zouaves et de tirailleurs était un régiment d'infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée de terre française.
Création et différentes dénominations : création du régiment de marche de zouaves et de tirailleurs de la du Maroc. prend le nom de mixte de zouaves et tirailleurs (). : dissolution du bataillon de zouaves. Le régiment qui comprend dès lors 3 bataillons de Tirailleurs conserve son titre de mixte. 1920 : devient le de tirailleurs algériens.
Chefs de corps jusqu’au : Lieutenant-colonel Vreniere - : Lieutenant-colonel Cazenove (malade évacué) - : Commandant puis lieutenant-colonel () Lainne 1917 (blessé) du au : Lieutenant-colonel Moreaux (évacué) du 12 au : Lieutenant-colonel Alaret du : Lieutenant-colonel Calmon
Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectations 3e brigade du Maroc
37e division d'infanterie de à Division d’Infanterie d’ à .
De 1914 à 1918, les pertes du RMZT s'élèvent à ou disparus (82 officiers, 216 sous-officiers, 238 caporaux et )Historique du de tirailleurs, Constantine, Lefter, p.37.
1914 Le régiment de marche de zouaves et de tirailleurs de la du Maroc est formé le , à Mérignac et constitué avec trois bataillons venus du Maroc : le du 2e zouaves du groupe de Taza le du 3e tirailleurs du Maroc occidental le du 3e tirailleurs du Maroc occidental Ce nouveau régiment est placé sous les ordres du lieutenant-colonel Vrenière.
La brigade, dont l'autre régiment était le 9e zouaves était commandée par le Colonel Cherrier.
Le , le régiment de marche de zouaves et de tirailleurs de la du Maroc quitte Bordeaux en chemin de fer et débarque le lendemain à Clermont de l'Oise. Le , il est dirigé sur Estrées-Saint-Denis. Le , 4 jours après sa formation, la du Maroc reçoit l'ordre de marcher sur Carlepont. Un bataillon du 9e zouaves est dirigé vers les premières maisons de Carlepont, en marchant à travers bois afin de protéger les deux régiments de la brigade. La 37e division d'infanterie qui se trouve dans une situation des plus périlleuses a besoin d'être dégagée. Ordre est donné d'attaquer Carlepont. À la sortie des bois, le du régiment reçoit le baptême du feu. Le vient le renforcer. A la tombée de la nuit les troupes s'établissent sur les emplacements de combat et les Allemands menacés, évacuent Carlepont pendant la nuit.
À partir de cette date, le régiment de marche de zouaves et de tirailleurs et la du Maroc, poursuit la lutte dans le secteur Tracy-le-Val-Bailly La bataille de Tracy. Les combats sont incessants, les unités s'enterrent, la guerre de tranchée a commencé.
Le régiment tient ce secteur jusqu'au .
1915 Le , le commandant Cazenove est nommé lieutenant-colonel et prend le commandement du régiment qui prend le nom officiellement de 1er régiment mixte de zouaves et tirailleurs ().
Le , la 3e brigade du Maroc est retirée de la région de Compiègne et transportée en Artois, où elle entre dans la composition de la 153e DI.Alors que l'unité devait prendre part à l'attaque du mois de mai elle fut brusquement enlevée et convoyée en camions pour être employée en Belgique ou les Allemands, grâce à l'emploi de gaz asphyxiants avaient gagné 7 kilomètres à l'ouest de la ligne Langemark-Pilkem.Débarqué à Crombeck, le est mis à la disposition du général Quiquandon commandant la 45e DI puis tient le secteur Het Sas-Boesinghe Carte où il reçoit mission d'assurer coûte que coûte l'intégrité du front. Il est ensuite relevé et mis au repos à Westvleteren où il s'exerce à préparer une nouvelle attaque.
Ramené vers le canal de l'Yperlée, le va relever les unités de la en face de Lizerne avec mission d'enlever ce village et d'atteindre Steenstrate. Le , 2 bataillons du régiment qui essaient d'attaquer la position allemande sont rejetés sur leurs positions de départ. Jusqu'au 15 Mai, les essais d'attaque ne réussissent pas, il faut opérer méthodiquement et faire des travaux d'organisation. Un troisième bataillon, grâce à des cheminements a pu gagner 60 mètres dans la direction du canal de l'Yperlée. La position allemande est habilement organisée et défendue. Malgré toutes les difficultés, le à 15 heures, les Tirailleurs du enlèvent d'assaut, les premières tranchées allemandes et poussent jusqu'au village de Steenstrate, s'emparant des premières maisons. À la droite, la liaison est établie avec le qui s'est rendu maitre de Het Sas tandis que 2 bataillons du régiment tiennent solidement les positions conquises et repoussent deux contre-attaques ennemies. Mais, pendant les deux journées du 15 et du , le bombardement est effroyable et le régiment subit des pertes sensibles. Malgré cela, toutes les attaques ennemies sont repoussées. Le régiment reste maitre du terrain, mais le sol est jonché de cadavres et les tranchées conquises pleines de morts et de blessés allemands. Les allemands, cernés, coupés de leurs communications avec la rive est du canal, sont dans l'obligation de se rendre. Le régiment va être relevé, il l'a bien gagné; il a emporté des tranchées solidement organisées, garnies d'un grand nombre de mitrailleuses, conquis de haute lutte un village-redoute et s'est emparé du seul pont reliant les deux rives du canal de l'Yperlée.
Le , la brigade passe sous le commandement du colonel Mangin et les 30 et , elle coopère aux attaques de la dans la direction de Boesinghe et le quitte définitivement la Belgique après avoir entièrement rempli la mission qui lui avait été confiée et mérite sa première citation.
25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne
1916
1917
1918
Inscriptions portées sur l’étendard du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : L'Yser 1914 Verdun 1916 La Somme 1916 Les Monts 1917 L'Aisne 1918 Montdidier 1918 100px|left 400px
Décorations Croix de guerre 1914-1918 avec 5 palmes. Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de la Médaille militaire ()
Devise
Personnalités ayant servi au régiment
André Parant (1897-1941), résistant français, Compagnon de la Libération.
Citations militaires Première Guerre mondiale Texte des citations à l'ordre de l'Armée obtenues au cours de la Première Guerre mondiale
La brigade marocaine ( régiment de marche de zouaves et régiment mixte de zouaves et tirailleurs) : n’a cessé de se distinguer depuis le début de la campagne, vient, sous les ordres du général Cherrier et des lieutenants-colonels Cazenove et Mingasson, de faire preuve de persévérance et d’un entrain héroïque, en enlevant à l’ennemi, par une lutte pied à pied qui a duré plus de seize jours, tous les points d’appui fortifiés qu’il tenait à l’ouest du canal de l’Yser, le rejetant définitivement sur la rive orientale, lui infligeant d’énormes pertes et lui faisant de nombreux prisonniers.
La division d’infanterie ( et bataillons de chasseurs à pied, régiment de zouaves, régiment mixte de zouaves et tirailleurs, et régiments d’artillerie de campagne, compagnies du génie 9/7 et 9/57) : après avoir montré, sous les ordres du général Deligny, un esprit offensif très remarquable, les 24, 2 et a fait preuve, les jours suivants, d’une ténacité, d’une endurance, d’un entrain, d’une volonté de rien céder à l’ennemi, au-dessus de tout éloge. A tenu pendant onze jours consécutifs nuit et jour, en terrain découvert sans relève possible sous un effroyable bombardement de tous calibres, un secteur dont elle n’a pas perdu un pouce et dont elle ne sortait que pour tenter des contre-attaques en vue d’arrêter l’offensive ennemie.
Régiment d'élite, sous les ordres de son chef, le lieutenant-colonel Moreaux, le régiment mixte de Zouaves et Tirailleurs a pris, à la bataille du 18 au , la part la plus glorieuse, s'emparant successivement, sur 7 kilomètres de profondeur, de trois positions fortement défendues, capturant 27 canons, 170 mitrailleuses, prisonniers et infligeant à l'ennemi de fortes pertes.
À peine retiré d'une glorieuse bataille à laquelle il avait pris la part la plus active après l'avoir préparé par toute une série de combats préliminaires, insouciant de ses pertes récentes, se jette, sous le Commandement du Lieut-Colonel Moreaux dans une nouvelle bataille avec plus d'ardeur encore, marchant en dépit des barrages d'artillerie et de mitrailleuses à une allure d’étapes, brisant les résistances successives sur une profondeur de 20 kilomètres, capturant à l'ennemi défait 300 prisonniers, un nombreux matériel et contribuant, par son avance irrésistible à l'encerclement d'un bien plus grand nombre.
Régiment d'élite, toujours fidèle à ses belles traditions d'héroïsme. Le , s'est porté à l'attaque des lignes allemandes qu'il a enlevées de haute lutte, capturant 110 prisonniers et un matériel considérable. A bousculé l'ennemi sur le Chemin des Dames et l'a refoulé au nord de l'Ailette. Après 14 jours de combats incessants, a forcé le passage et en deux jours de poursuite a réalisé une avance de 18 kilomètres, délivrant cinq villages, réduisant plusieurs centres de résistance défendus avec acharnement. Le , s'est emparé d'un point d'appui fortement organisé où il a fait 105 prisonniers. Le , d'un nouveau bond victorieux de 3 kilomètres, a brisé la résistance de la Hunding Stellung et atteint la rive de la Souche
Sources et bibliographie Anthony Clayton, Histoire de l'Armée française en Afrique. 1830-1962, éd. Albin Michel, Paris, 1994 Robert Huré, L'Armée d'Afrique : 1830-1962, éd. Charles-Lavauzelle, Paris, 1977 , .
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Troupes d'Afrique Tirailleur
Liens externes Historique du régiment mixte de zouaves et tirailleurs
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