Paul-Alain René Léger, alias d'Azermont, né le à Sidi Ali d'Azemmour (Maroc) et mort le à Clamart (France), est un officier parachutisteBrevet (1944) : de l'armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale., des guerres d'Indochine et d'Algérie. Ancien des SAS ()https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/recherche_transversale/bases_nominatives_detail_fiche.php?fonds_cle=24&ref=3066098&debut=0e Né à Alger le 29 novembre 1922, selon son dossier de résistant. et du GCMA en Indochine, spécialiste de la guerre contre-insurrectionnelle dans les services du SDECE. Il est impliqué dans la bataille d'Alger, la crise de mai 1958, la Bleuite, l'affaire Si Salah, la lutte contre les trafiquants d'armes, et le putsch des généraux.
Biographie Paul-Alain Léger est issu d'une famille de militaires. Élevé à Sétif en Algérie, il parle couramment l'arabe algérien et le kabyle.
Seconde Guerre mondiale Le Paul-Alain Léger a 19 ans, il manifeste à l'Arc de triomphe aux côtés de ses camarades lycéens contre l'occupant allemand. Fuyant la zone occupée, Léger gagne l'Algérie où les Américains débarquent. Il s'engage alors au , puis, soldat de première classe, entre à l'école d'officiers de Cherchell dont il sort aspirant de la première promotion en .
Il rejoint ensuite les Forces françaises combattantes et part pour l'Angleterre comme parachutiste au de chasseurs parachutistes. Il y rencontre Pierre Chateau-Jobert, alias Conan. En , Conan parachute Léger avec une quinzaine d'hommes en Maine-et-Loire dans le cadre de l'opération du Bois d'Anjou. ayant pour objectif de faire sauter des voies ferrées et de désorganiser les transports de troupes allemands, épisode mémorable dans l'histoire des SAS.. En , Léger saute en Hollande pour l'opération Amherst, avec les mêmes objectifs..
Guerre d'Indochine En 1946, Léger est en Indochine dans la demi-brigade parachutiste de choc de Bollardière. Il saute à Nam Định en sous les ordres du capitaine Louis Ducasse.
En 1948, il est instructeur à Vannes avec son ami le lieutenant Jean Graziani.
Il embarque l'Indochine le « Léger (Paul), lieutenant, demi-brigade coloniale de commandos parachutistes, hors tour (régularisation). » et devient instructeur à l'école de guérilla du GCMA, au cap Saint-Jacques, que dirige le capitaine Daniel Pradère-Niquet« Léger (Paul-René), lieutenant, T. C., groupement de commandos mixtes aéroportés. ».
Après un séjour à Paris et en Afrique-Équatoriale française, il retourne en Indochine pour y diriger la base de l'île de Cu Lao Ré. Là, il a sous ses ordres trois cents parachutistes vietnamiens parmi lesquels beaucoup de Viet-Minhs prisonniers, qui sont ensuite retournés. Léger les constitue en une force sans uniformes et infiltre les réseaux logistiques du Viet Minh.
En il est promu capitaine et en 1955, après un long stage d'études africaines et asiatiques, il entre au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) L'Afrique et l'Asie - Edizioni 33-36 - Pagina 74 books.google.it › books1956 · Visualizzazione brani · Altre edizioni Capitaine LÉGER, Paul, 52, rue Boissonnade, Paris (XIV). . Il effectue des missions secrètes à l'étranger..
Guerre d'Algérie
Après sa participation à l'expédition de Suez en 1956, Léger demande son affectation en Algérie. Il entreprend de mettre à profit son expérience indochinoise durant le conflit algérien.
Bataille d'Alger
Début de la bataille d'Alger, le gouvernement donne les pleins pouvoirs au général Massu qui commande la DP. Léger, alors agent de renseignements dans les services du SDECE, est proposé à Massu comme expert en « subversion » par Ducasse, Trinquier, et Chateau-Jobert. Cette fois, il y a un fait nouveau : d’anciens militants du FLN, retournés et habillés en bleu de chauffe travaillent pour une unité créée par Léger (avec l'accord du colonel Godard), le Groupe de renseignements et d'exploitation. Non seulement ils renseignent sur les réseaux, mais ils les infiltrent..
Fin août
Lors d’une opération, 14 bombes sont découvertes et le reste de l’état major de la Zone autonome d'Alger (ZAA) est soit mort, soit en prison, soit retourné, à l’exception de deux hommes : Yacef Saâdi, chef de la ZAA et son adjoint, Ali la Pointe. Le , Yacef Saadi est à son tour arrêté et le , Ali la Pointe meurt dans l'explosion de sa cache.
Il a contribué avec le colonel Trinquier à la création du Dispositif de protection urbaine (DPU) qui a joué un rôle capital dans le démantèlement de la Zone autonome d'Alger (ZAA).
13 mai, Bleuite et affaire Si Salah 1958-1959 Lors des événements suivant le 13 mai 1958, Léger joue un rôle important dans les manifestations de fraternisation qui vont amener la population musulmane de la Casbah sur le forum d'Alger.
Léger est affecté à la lutte contre la Wilaya III du colonel Amirouche en réaction à l'échec de l'opération Oiseau bleu. Une technique de guerre psychologique redoutablement efficace restera dans les mémoires sous le nom de la « Bleuite ». Léger met en œuvre un système de rumeurs et de faux indices pour induire des suspicions mutuelles dans les révolutionnaires de la Wilaya III, notamment en relâchant des membres du FLN après leur avoir laissé entendre que certains de leurs chefs travaillaient pour l'armée française.. Cette opération d'intoxication à grande échelle fonctionna au-delà des attentes de l'armée française, et provoqua une campagne de purges dévastatrices au sein des combattants de l'ALN. En effet, une vague de tortures et d'épuration s'ensuit, où deux à six mille cadres et militants du FLN s'entretuent. Les purges touchent ensuite toutes les wilayas voisines.
À la fin de 1958, à la suite de changements de cadres, il demande sa mutation dans une unité opérationnelle et rejoint le RPIMa du colonel Trinquier, à Sidi Ferruch, où on lui confie une compagnie de harkis parachutistes.. En 1960, comme capitaine responsable de la Wilaya IV au Bureau d'études et liaison (BEL), il est fortement impliqué dans « l'affaire Si Salah », alias affaire Tilsitt, un ensemble de négociations secrètes entre de Gaulle et Si Salah, commandant de la Wilaya IV..
En 1961, il se trouve incarcéré au fort de Nogent à la suite de son soutien au putsch d'avril 1961 à Alger, dans lequel il est entraîné et ce malgré des sympathies gaullistes et son appartenance antérieure au RPFRétrogradé du grade de commandant à celui de capitaine en 1962, il est placé hors cadre "C'est le cas du capitaine Paul Alain Léger, qui sera incarcéré au fort de Nogent en mai 1961. S'il n'a jamais travaillé pour le bureau, il n'en est pas moins un expert redoutable de la guerre psychologique.". Il est mis en disponibilité au dépôt du transit de la Légion étrangère à Marseille. Muté en MauritanieHistoire secrète de la République, : "En Mauritanie, le colonel Bouteiller installe le poste du SDECE avec pour adjoint un des chefs de la guerre contre-insurrectionnelle en Algérie, le capitaine Paul-Alain Léger, qui s'était fait une renommée en détruisant la wilaya du FLN grâce à son opération d'intoxication, la « bleuite... " Journal officiel de la République française - Volume 96 - Pagina 8480 books.google.it › books France. 1964. Visualizzazione brani. Altre edizioni M. Léger (Paul - René), B. P., en remplacement de M. Rolland de Chambaudoin d'Erceville, promu" il y reste jusqu'en 1965 et quitte ensuite l'Armée.
Il laisse des Mémoires sur son action et des portraits des nombreux officiers supérieurs qu'il a côtoyés tels Jacques Massu, Jean Crépin, Maurice Challe, Raoul Salan, Fernand Gambiez, Marcel Bigeard, Pierre Paul Jeanpierre, Roger Trinquier, Roger Faulques et Hélie de Saint Marc..
Citations
Notes et références
Aux carrefours de la guerre, Albin Michel, 1989
Voir aussi Bibliographie
Roger Faligot, Jean Guisnel et Rémi Kauffer, Histoire politique des services secrets français. De la Seconde Guerre mondiale à nos jours, éditions La Découverte, 2013 .
Liens externes
Document audio : La bleuite : le virus anti-FLN avec le témoignage du capitaine Léger . Vrai du faux : La chronique de Franck Cognard - (4 min 34 s). France Info, (). « La Bleuïte ou l’art de la guerre », une émission de La Fabrique de l'histoire. France Culture () Archives vidéo : Arrestation de Yacef Saadi JT 20H - 27/09/1957 - INA Article de presse - « Comment la Bleuite a empoisonné le FLN », Le Nouvel Observateur. (). Documentaire audiovisuel : La bleuite, l'autre guerre d'Algérie, Public Senat ()
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