Le fer 60, noté Fe, est l'isotope du fer dont le nombre de masse est égal à 60 : son noyau atomique compte et avec un spin 0+ pour une masse atomique de . Il est caractérisé par un excès de masse de et une énergie de liaison nucléaire par nucléon de .

vignette|Structure en couches (hors échelle) d'une étoile supermassive au terme de son évolution, avant l'explosion en supernova.

C'est un radioisotope qui donne du nickel 60, stable, après deux successives via le avec des périodes respectives de et : ⟶ + e + ; ⟶ + e + .

Origine cosmogénique Le se forme essentiellement lors de l'explosion des supernovas massives de type II, qui sont des étoiles supermassives de l'ordre de la dizaine (ou plus) de masses solaires, et de façon minoritaire par spallation d'atomes de nickel 60 présent dans des poussières atmosphériques.. C'est un excellent traceur de la proximité temporelle et spatiale de tels évènements lorsqu'on retrouve sa trace dans les planètes, les météorites et les poussières cosmiques.

Vestiges On détecte des descendants du fer 60 en quantités non négligeables — notamment à travers l'abondance relative du nickel 60 (radioactivité éteinte) — dans les météorites retrouvées à la surface de la Terre. et dans le régolithe lunaire. Cela plaide en faveur d'une théorie faisant de l'explosion d'une supernova au voisinage de la nébuleuse primitive, l'évènement déclencheur de la formation du système solaire, il y aurait 4,6 milliards d'années.

Présence dans des couches géologiques récentes

En 2016 deux études ont mis en évidence une présence anormalement élevée de dans le plancher océanique, datant de moins de 10 millions d'années. La demi-vie de cet isotope étant trop faible pour qu'il puisse provenir de la formation de la Terre, il s'ensuit que plusieurs supernovas ont nécessairement apporté du à la Terre à cette période. Elles se seraient produites à moins de 300 années-lumière du système solaire. Ces travaux ne permettent cependant pas de dire si les supernovas en question ont eu une influence sur le climat terrestre. Une étude publiée en 2021 montre que ces atomes de sont accompagnés de , atome radioactif également produit dans des supernovas et ne pouvant lui non plus être un isotope primordial du fait de sa demi-vie plus de cinquante fois plus courte que l'âge de la Terre..

En 2019, du a été détecté dans des couches de neige superficielles en Antarctique, très certainement d'origine interstellaire.. Le fait que ces atomes se trouvent dans des couches récentes montre que la Terre traverse un nuage de matière qui en contient, sans doute le nuage interstellaire local. Une étude de la même année parvient à déterminer les corps résultant des deux supernovas supposées à l'origine de cette présence de ...

En 2026 est mesurée la teneur en fer 60 d'une carotte de glace de l'Antarctique dont la formation remonte à entre et ans, à un rythme de . Il en ressort que la quantité de fer 60 reçue par la Terre a augmenté il y a ans. Ces travaux permettent de considérer que le nuage interstellaire local garde la mémoire des supernovas passées et que cette mémoire peut-être consultée sur Terre dans les dépôts anciens.

Notes et références

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Fer Isotopes du fer Table des isotopes Nickel 60

Catégorie:Radioactivité éteinte