Boniface Paradis, chevalier de Joncreux, (° , Auxerre - ✝ , Auxerre), est un magistrat et homme politique français des XVIII et s.

Biographie Né le , à Auxerre (Yonne), Boniface Paradis fut baptisé le même jour en l’église Saint-Loup.

Avocat au barreau de sa ville natale, il embrassa le parti de la Révolution française et fut officier municipal à Auxerre. Administrateur du département de l'Yonne, substitut du procureur général syndic (1791), il devint commissaire du pouvoir exécutif près de l’administration centrale (1794).

Écarté pour faction hostile au club révolutionnaire, il fut néanmoins réélu le (). Il chercha en vain la cause et les auteurs de sa mise à l'écare.

Élu, le (1795), député de l'Yonne au Conseil des Anciens, par 212 voix (284 votants), il se rangea du côté des clichyens. Secrétaire, puis président ( - ) du Conseil, il protesta contre la loi qui excluait les parents d'émigrés de toute fonctions publiques, fit approuver la résolution relative aux tribunaux de familles, combattit le projet sur le complément du corps législatif, indiqua une façon de soumissionner la ventes des biens nationaux, désapprouva la création du Tachygraphe, parla en faveur de la résidence exigée pour voter dans les assemblées primaires de canton, proposa une motion concernant le service et les fonctions de la garde nationale, et demanda la fermeture de toutes les sociétés politiques.

Déporté au 18 fructidor, il fut interné à l'Île d'Oléron, malgré les démarches de sa femme, et fut rappelé, après le coup d'État du 18 brumaire, par le gouvernement consulaire. Sous l'Empire, il fut nommé président de la cour criminelle de l'Yonne (1808).

Décoré de la Légion d'honneur, il devint, en 1811, substitut du procureur général à la cour impériale de Paris, et fut destitué, en 1816, à la seconde Restauration.

Paradis de Joncreux mourut à Auxerre, le et fut inhumé dans le cimetière Saint-Amâtre. Sa sépulture n'existe plus de nos jours.

Vie familiale

Fils du légitime mariage de Antoine Paradis, marguillier d’église et commissionnaire de vins, et de Marie Marion. Marié à Marie-Pierrette Guenot, celle-ci lui donnera un fils, Edmond Paradis de Joncreux (1822 ✝ - Paris), attaché au ministère de l'Intérieur.

Fonctions

Officier municipal à Auxerre ; Administrateur du département de l'Yonne ; substitut du procureur général syndic (1791) ; Commissaire du pouvoir exécutif près de l’administration centrale (1794) ; Député de l'Yonne au Conseil des Anciens (, secrétaire, puis président du Conseil ( - )) ; Président de la cour impériale de justice criminelle de l'Yonne (1808) ; Substitut du procureur général à la cour impériale de Paris (1811-1815, destitué en 1816).

Titres Chevalier de Joncreux et de l'Empire ().

Règlement d'armoiries

Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur (décret impérial du : ).

Voir aussi Bibliographie , passage PANAT_PARIS ;

Articles connexes Liste des députés de l'Yonne Histoire de l'Yonne Conseil des Anciens ; Liste des membres du Conseil des Anciens ; Présidents du Sénat français et chambres assimilées ;

Liens externes

Fiche de PARADIS de Joncreux - Magistrat sur lesapn.forumactif.fr Les Amis du Patrimoine Napoléonien ;

Notes et références

Catégorie:Naissance en septembre 1751 Catégorie:Naissance à Auxerre Catégorie:Avocat français du XVIIIe siècle Catégorie:Magistrat du Premier Empire Catégorie:Membre du Conseil des Anciens Catégorie:Président du Conseil des Anciens Catégorie:Député de l'Yonne Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Décès en mars 1823 Catégorie:Décès à 71 ans