Le Hockey Club de Reims, couramment appelé Flammes Bleues de Reims est un club de hockey sur glace de la métropole rémoise disparu en 2002 et double champion de FranceSource principale de l'article : la mémoire d'un supporter. Le club fut fondé en 1969 et faisait partie de la génération des clubs créés à la suite des Jeux olympiques de GrenobleJeux Olympiques de Grenoble 1968. En 1983, après avoir toujours végété au plus bas niveau, sans véritable projet sportif et formateur, Charles Marcelle prend en main les rênes du club dans lequel évolue son fils.

L'historique des années Flammes Bleues

Le président et dirigeant historiqueLes Flammes Bleues En Deuil, 6 juin 2007, André Catelin du club, Charles Marcelle, permettra au Hockey Club de Reims de bénéficier de l'expérience d'entraîneurs internationaux tels que Vladimir Kovine (Russie), Mikael Lundström (Suède), Bohuslav Ebermann (République tchèque) et Jari Gronstand (Finlande) pour atteindre les sommets hexagonaux tout en développant la formationCompléments d'informations pris sur les archives du site HockeyarchivesCompléments d'informations pris sur « L'annuaire du hockey français » et « Le journal du hockey », magazines papier. L'équipe mélange traditionnellement internationaux français, bons renforts étrangers majoritairement issus des pays d'origine des entraineurs et jeunes formés au club. Si le président Marcelle a toujours confié l'équipe fanion au plus haut niveau à des entraineurs étrangers, sa politique concernant les joueurs était tout autre. Il s'est toujours refusé de garnir son effectif de franco-canadiens comme la plupart des clubs à la fin des années 1980 - début 90, préférant un groupe majoritairement composé de joueurs français encadrés par quelques renforts étrangers de choix. Au fil des années sa gestion de l'effectif évoluera et il s'adaptera aux règlements, mais il ne détournera jamais les quotas avec les "franco", et s'il ne réalisera jamais son rêve de remporter le titre avec une équipe 100 % française il s'en approchera fortement en 2002, avec en plus une majorité de joueurs formés au club.

Le président Marcelle s'impose rapidement comme une figure dans le monde du hockey français, son efficacité à faire du club l'un des meilleurs de France n'aura d'égal que sa « grande gueule » et ses qualités humaines. Il est naturellement indissociable des « années Flammes Bleues », nom qu'il donnera rapidement au Hockey Club de Reims après son arrivée et qui restera cher dans le cœur des supporters, et son ombre planera toujours à la patinoire de la chaussée Bocquaine, accoté du banc de l'équipe hôte, derrière la porte menant de la glace aux vestiaires, où il se tenait à chaque match près de ses gamins, comme il les appelait affectueusement.

Le club passera sous sa présidence d'environ 80 à 270 licenciés.

L'accession en Nationale 1 (1983 - 1989) Le Hockey Club de Reims débute en championnat de Nationale 1A (aujourd'hui Ligue Magnus) en 1989. Le HCR, emmené par le champion olympique russe Vladimir Kovine, termine alors second de N1B, battu à domicile par Viry lors de la dernière journée et doublé par Caen alors que la première place synonyme d'accession semblait acquise. Mais le hockey français entre alors dans une longue période d'instabilité et le club est repêché à la suite de la défection de Gap en N1A. L'ascension a été rapide puisque seulement 6 ans plus tôt le club, qui n'avait jamais approché le haut niveau, était engagé en Nationale 3, le national. Après une première montée en Nationale 2 en 1986, puis une seconde en Nationale 1B 2 ans plus tard, une seule saison à ce niveau sera nécessaire pour que le club intègre l'élite du hockey hexagonal.

L'apprentissage du haut niveau (1989 - 1994) L'équipe mise en place par Vladimir Kovine se structure autour de joueurs confirmés comme les internationaux Pierre Schmitt et Laurent Lecomte, les expérimentés Luc Baud, Olivier Bordas, Michel Tavernier, Serge Djelloul, Bruno Margerit et Kazimierz Jurek et les jeunes David Ribanelli, Bruno Maynard puis Arnaud Briand, futur capitaine de l'équipe de France. Arrivent aussi le défenseur Russe Sergueï Gorbouchine, qui deviendra avec Kovine le second joueur emblématique de cette période, et se succèdent les buteurs Serguei Toukmatchev, Roman Steblecki et André Svitac.

Pour sa au plus haut niveau Reims termine sur les 10 clubs engagés, avec au passage quelques belles performances face à des ténors de la N1A et surtout une victoire à domicile 5-1 face au champion sortant et leader Rouen, pour finalement décrocher la à l'issue des matchs de classement. puis saison suivante, se qualifiant pour la première fois de son histoire pour les play-offs, éliminé par Bordeaux en 1/4 de finale sur le score de 3 manches à 0. Bien que l'équipe de France s'apprête à signer le meilleur résultat de son histoire, le hockey français va mal, et il ne reste que 5 clubs au départ de la Nationale 1 pour la saison 91/92, l'année des Jeux olympiques d'Albertville. Le championnat à 8 est sauvé grâce à 3 clubs repêchés contraints et forcés, et Reims termine à l'issue du double aller-retour.

Dans ce contexte difficile où un grand nombre de clubs dont les meilleurs des années 1980 ont été rayés du paysage du hockey françaisDéroutes financières, Reims est touché une première fois par les problèmes financiers. La municipalité, qui vient de vivre les mises en liquidation du Stade de Reims et du Reims Champagne Basket, veut sauver le dernier sport de haut niveau de sa ville, qui est aussi le moins endetté, et s'engage à largement subventionner le club. Un plan de redressement est accepté par le tribunal de grande instance de Reims le , avec un remboursement sur 11 ans de la dette qui s'élève environ à 5 millions de francs.

En 92/93 2 poules géographiques de 8 clubs sont créées. Le président Marcelle doit faire de sérieuses économies et intègre de nombreux juniors à l'effectif dont Anthony Mortas alors que dans le même temps est inauguré la patinoire d'entraînement Jacques Barot. Second de la poule Nord, Reims « arrache » la du carré final aux Gothiques d'Amiens au Goal-average, Christophe Renard, auteur d'une saison qui l'amènera au championnat du monde, détournant un pénalty décisif d'Antoine Richer dans les ultimes secondes du dernier match de la saison. Mais Svitac, meilleur marqueur du club, se blesse et la qualification en finale est manquée face aux Huskies de Chamonix, malgré une victoire en mort subite lors de la , au terme d'un retourné par "Cham" dans les 10 dernières minutes, l'expérience de Christophe Ville et d'une équipe qui compte dans son effectif de nombreux internationaux faisant la différence. La saison suivante marque coup d'arrêt dans la progression. 4 poules de 4, et le "tour de chauffe" se transforme rapidement en cauchemar. Reims explose lors d'un second tiers temps catastrophique à Grenoble puis manque de réussite lors du match décisif à Brest. À 1 partout dans le second tiers Christophe Renard se blesse, reste à terre, et Brest marque le . Puis un sur le que le junior Sébastien Ruffier, remplaçant de Renard, doit essuyer. En fin de match le HCR pousse mais Edouard Dmitriev, le jeune renfort russe, manque 2 énormes occasions. Victime de cette formule aberrante où tout s'est joué sur 6 matchs, mais aussi de son manque de préparation, de son excès de confiance et de ses erreurs de recrutement, Reims va jouer en N1B et Dmitriev, présenté à son arrivée comme un grand espoir du hockey russe, rentre chez lui. L'équipe du président Marcelle, qui a remplacé Kovine qui dirigeait l'équipe depuis son accession en élite, se promène lors de la seconde phase avec un total de 13 victoires et un nul, dont une victoire 16-4 lors de la dernière journée face au second Anglet.

La montée en puissance (1994 - 1998) Charles Marcelle remanie fortement l'effectif et seuls les jeunes les plus prometteurs et une poignée de cadres dont le nouveau capitaine Arnaud Briand restent au club. Le suédois Mikael Lundström prend les rênes de l'équipe, et Reims verra passer des pointures étrangères comme les gardiens Åke Lilljebjörn, gardien de haut niveau Suédois et ancien international sélectionné à la Coupe Canada 1987 et Olof Modig, les défenseurs Mojmir Bozik, Miroslav Marcinko, Lars Modig, Calle Carlsson et Jari Gronstrand, qui a joué 5 saisons en NHL et la majeure partie de sa carrière à Tampere, et les attaquants Jens Hellgren, Dino Grossi, Charles Poulin et Patrice Tremblay. Arrivent aussi les jeunes espoirs internationaux Maurice Rozenthal, François Rozenthal, Jean-Christophe Filippin et Jonathan Zwikel. Le club est maintenant l'un des plus stable et attractif de France.

Lors de la saison 94/95 le HCR ne trouve pas la régularité et termine malgré un effectif pléthorique, mais élimine en 1/4 de finale les Brûleurs de loups de Grenoble emmenés par la « ligne BBC » (Bozon-Bekboulatov-Catenacci), sur le score de 3-0 avant de sombrer face à la puissance de Rouen en 1/2 pour terminer finalement . La saison suivante, avec une Grossi-Briand-Poulin puissante et efficace, une Rozenthal-Zwikel-Rozenthal rapide et dynamique, une défense sérieuse et un Lilljebjörn qui s'impose comme le meilleur gardien qu'aura connu le club, Reims gagne en régularité et termine . Le 1/4 est de nouveau remporté 3-0 face à Grenoble, et les rémois offrent une opposition sérieuse à Rouen en 1/2 finale malgré la défaite 3-0. La se joue face à Amiens et c'est 2 clubs très motivés qui s'affrontent, Reims à l'idée de terminer pour la première fois sur le podium et Amiens, tout nouveau pensionnaire du Coliseum qui veut y décrocher très rapidement une . Pour cela ils ont signé un pigiste de luxe venu de NHL, Ievgueni Davydov, qui dès son arrivée en France affole les compteurs. Reims perd 6-1 le premier match à Amiens, mais va retourner la situation à domicile. À 2-1 et de retour au Coliseum les Rémois l'emportent en mort subite, et se voient remettre leur médaille sous la bronca d'un public hostile.

À la fin de l'été 1996 Reims est un sérieux prétendant au titre mais les frères Rozenthal, qui veulent obtenir une forte hausse salariale, quittent le club peu avant le coup d'envoi de la saison. Ce qui n'empêche pas de virer en tête de la première phase avec 20 victoires (dont 17 consécutives) pour seulement 2 défaites. Mais Gronstrand est blessé par une charge d'Antoine Richer lors d'un match à Amiens (les rencontres seront systématiquement tendues entre ces 2 joueurs les saisons suivantes), la première ligne Tremblay-Briand-Poulin, soutenue jusque-là par un Carlsson très offensif et par un Gronstrand qui assurait les arrières perd en efficacité et en équilibre, et la défense est désorganisée. Finalement à l'issue de la phase, Reims écarte Angers 3-0 en 1/4. Lors du en 1/2 Amiens prend l'avantage 2-1 en égalisant à moins de 2 minutes de la fin, Laurent Lecomte donnant la victoire aux Gothiques aux tirs au but. Le ressort, déjà bien usé, casse. De retour au Coliseum les Flammes Bleues prennent une claque 6-1 qui clôt la série. Déçus, les Rémois laissent filer la face à Grenoble, et cette saison se termine par une grosse désillusion. Boja Ebermann, qui a conduit Grenoble au titre de Champion de France 1991, prend alors les commandes du groupe, et c'est une colonie tchèque qui débarque à Reims pour la saison 97/98. Colonie tchèque qui laisse entrevoir une grosse efficacité avant de rapidement décevoir. Reims termine , le jeu produit est insipide, et alors que le 1/4 de finale (au meilleur des 7 manches, une première) face aux Dragons s'annonce serré, les Flammes Bleues se font sortir sur le score net de 4-0.

Les sommets (1998 - 2002) gauche|vignette|upright=0.8|Reims double champion de France en 2000 et 2002