thumb|right|300px|Jeu de dames au Café Lamblin par L.-L. Boilly, av. 1808 Le Café Lamblin est un ancien café parisien, fondé en 1805, (l'année de la bataille d'Austerlitz) par un ancien serveur au Café de la Rotonde, nommé Lemblin. À cette époque, il était situé au de la galerie de Chartres (de nos jours galerie Beaujolais) du Palais-RoyalParis, Hachette-Guide bleu, 1988 , p. 430.. Le nom du café a été orthographié, par la suite, tantôt « Lamblin », tantôt « Lemblin ».

Rendez-vous des femmes galantes et des bonapartistes dans la première moitié du , il fut à partir de 1815 un foyer d'opposition pour les bonapartistes. Les demi-soldes de l'armée de l'Empereur venaient y raconter leurs souvenirs de la guerre d'indépendance espagnole et de la campagne de Russie« Les cafés de Paris », in: Le Monde illustré, Paris, 5 décembre 1863, — sur Retronews..

Par la suite, le décor mural fut créé par l'architecte Gustave Alavoine.

C'est là que Philippe Bridau, personnage de La Rabouilleuse d'Honoré de Balzac, vient jouer et comploter en compagnie des nostalgiques de l'Empire. Stendhal et Charles Baudelaire ont fréquenté ce café. C'est dans ce café, selon Charles Asselineau, qu'Hippolyte Babou trouva le titre Les Fleurs du mal ().

Ce café est encore actif en 1863, quand Léo Lespès écrit dans Le Monde illustré une petite histoire en feuilletons des cafés de Paris : il rappelle que Brillat-Savarin, après 1815, venait y déjeuner accompagné de son chien nommé Sultan.

Il disparaît au moment de la Commune de 1871.

Notes et références

Bibliographie Balades littéraires dans Paris du , coll. Terres d'écrivains, Nouveau Monde éditions, 2004 . Luc Bihl-Willette, Des tavernes aux bistrots. Une histoire des cafés, L'Âge d'Homme, Paris, 1997 . Paris, Hachette-Guide bleu, 1988 . La Rabouilleuse, Bibliothèque de la Pléiade, 1976, t. IV .

Lamblin Catégorie:Restaurant à Paris Catégorie:1er arrondissement de Paris Catégorie:Palais-Royal Catégorie:Fondation en 1805 Catégorie:Disparition en 1870 Catégorie:Café disparu