Jean Marc Pictet, né le à Genève et mort le dans la même ville, est un magistrat et une personnalité politique de la République de Genève, de l'éphémère département du Léman, et de la Suisse.

Biographie Origines Jean Marc Jules nâit le Le Journal de Genève du donne la date de naissance au ., à Genève (République de Genève). Il est le fils de Pierre Pictet, seigneur de Sergy (par mariage), et de Jacqueline-Françoise Buisson, sa cousine.. Il est issu de la branche cadette des Pictet de Vernier, une importante famille genevoise, ayant compté de nombreux membres du Petit Conseil et des syndics, et dont Pierre est admis à la bourgeoisie genevoise, en 1474. Son père est un officier au service de France, il prend part à l'Assemblée de la noblesse du bailliage de Gex, en 1789, fait chevalier de la Légion d'honneur en 1804, puis chevalier de l'Empire, par lettres patentes du ..

Formation Il étudie les belles-lettres et la philosophie à l'Académie, puis est admis dans l'auditoire de droit. Il passe ses examens d'avocat avec succès et est reçu au barreau genevois en 1789. Il entreprend ensuite un voyage en France et en Angleterre avant de revenir à Genève en 1792, alors que la Révolution mettait fin aux institutions de l'Ancien Régime.

Carrière politique En 1799, une année après l'annexion de Genève à la France, Pictet est nommé juge au Tribunal civil du nouveau département du Léman. Il est nommé quinze jours plus tard, le , par le Sénat conservateur, député du même département au Corps législatif. À la fin de son mandat (quinquennat), il est nommé président du Tribunal criminel avant de retrouver le Corps législatif le jusqu'à sa dissolution. Il se lie d'amitié avec de nombreuses personnalités de l'époque comme Jean-Louis Girod de l'Ain, Madame de Staël ou encore Jacques Necker.

S'étant installé à Paris, il se lie avec plusieurs dignitaires de l'Empire comme le baron de Château Latour, membre du Tribunat, ou Louis de Fontanes, grand maître de l'Université. Il rencontre même Napoléon en 1801.

À la chute de l'Empire, il rentre à Genève. Il fait partie dès du nouveau conseil représentatif où il siège dans les rangs des libéraux modérés. Il poursuit également sa carrière juridique et est nommé président de la Cour suprême, fonction qu'il remplira jusqu'à sa mort. Il est également membre correspondant de l'Institut de France.

Famille Jean Marc Jules Pictet épouse, le , Octavie Diodati ( ✝ ), issue d'une famille du Refuge lucquois. Le couple à trois enfants : Amédée-Pierre-Jules, député au conseil représentatif de la république suisse, ∞ (1°, 1825) Adélaïde de Candolle, (2°, 1833) Anne Pictet, sa cousine ; Camille (1796-1862) ; Auguste (1798, mort en bas âge).

Décoration (1810).

Armoiries Les armes de la famille Pictet se blasonnent ainsi : De sinople, à un mur non-crénelé d'argent, maçonné de sable, acc. en chef d'un lion naissant d'or, mouvant du mur.Armorial de J. B. Rietstap - et ses Compléments

Armes de chevalier de l'Empire De sinople, au lion naissant d'argent, à la bordure componée de gueules et d'argent, le tout soutenu d'une muraille d'azur ; champagne de gueules du tiers de l'écu chargée du signe des chevaliers légionnaires..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

Liens externes

.

Jules Catégorie:Magistrat suisse Catégorie:Député au Corps législatif Catégorie:Député du Léman Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Personnalité politique liée au canton de Genève Catégorie:Personnalité politique de la république de Genève au XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité politique de la république de Genève au XIXe siècle Catégorie:Naissance à Genève Catégorie:Naissance en juin 1768 Catégorie:Décès en juin 1828 Catégorie:Décès à Genève