thumb|right|Au Tour de l'Avenir 2001. thumb|right|Sylvain Chavanel en 2003. thumb|right|Sylvain Chavanel, vêtu du maillot à pois lors du Tour de France 2007. vignette|Sylvain Chavanel en . Sylvain Chavanel, né le à Châtellerault dans la Vienne, est un coureur cycliste français. Professionnel de 2000 à 2018, il a notamment été champion de France de cyclisme sur route en 2011, six fois champion de France du contre-la-montre, en 2005, 2006, 2008, 2012, 2013 et 2014 (il devance Eddy Seigneur et ses quatre succès), vainqueur du Grand Prix de Plouay en 2014 et a remporté trois étapes du Tour de France, en 2008 et 2010. Il a également porté le maillot jaune en tant que leader du Tour en 2010 et remporté plusieurs titres de champion de France sur piste. Il détient le record de participation au Tour de France avec 18 départs consécutifs entre 2001 et 2018. Son frère cadet Sébastien Chavanel est également cycliste professionnel.
Durant le Tour de France 2019, il devient consultant pour le journal L'Équipe et tient une émission tous les jours sur l'étape du jour.
Biographie Jeunesse Sylvain Chavanel naît à Châtellerault dans la Vienne le . Son frère cadet Sébastien, né en 1981, est également passé professionnel en 2003. Ses trois autres frères, Frédéric, Bertrand et Cyril pratiquent également le cyclisme et leur oncle Michel est président du Comité Régional Cyclisme du Poitou-CharentesMichel Chavanel nouveau président du comité régional de cyclismeComposition du Comité Directeur du Comité Régional Cyclisme du Poitou-Charentes.
Ses racines familiales sont en Espagne. Ses arrière-grands-parents étaient originaires de Huesca, dans la région d'Aragon. Son grand-père est né à Barcelone et a déménagé à Châtellerault pendant la guerre civile espagnole. D'autres membres de la famille vivent encore en Aragon. Il a déclaré: Procycling, UK, novembre 2008. Enfant, il joue avec ses frères dans le jardin avec des modèles de cyclistes de course. Il commence à faire du vélo à l'école de Châtellerault à l'âge de huit ans. Il abandonne pour essayer le football, puis revient au vélo : Procycling, UK, février 2003.
Débuts Il commence la compétition à l'âge de . Il remporte 29 courses sur la route jusqu'à la catégorie des juniors (17/). Il gagne également sur piste le championnat de France de poursuite juniors en 1997. Son oncle, Philippe Raby, un ancien coureur vendéen, le recommande à Jean-René Bernaudeau, qui est en train de mettre en place une équipe de professionnels basée dans la région. Bernaudeau voit Chavanel courir pour la première fois à Montrevault, en Maine-et-Loire, alors qu'il affronte des coureurs de l'équipe Vendée U junior de Bernaudeau.
Bernaudeau et Chavanel sont convenus que ce dernier passerait une autre année avec son club, l'AC Châtellerault, qui avait consacré du temps et de l'argent à sa formation. L'assistant de Bernaudeau, Thierry Bricaud, est chargé de dispenser à Chavanel un programme d'entrainement. Chavanel participe au Tour de l'Avenir en 1999 puis, en 2000, à , il devient professionnel.
2000-2003 : l'espoir du cyclisme français Très jeune, Sylvain Chavanel est considéré comme un des grands espoirs du cyclisme français. Faisant ses armes dans la toute jeune équipe Bonjour, il obtient sa première victoire en professionnel en 2000 en remportant la première étape du Circuit franco-belge au sommet du mont Kruisberg et ne perd son maillot de leader que le dernier jour. Il gagne également le classement des grimpeurs du Tour de l'Avenir. Quelques jours plus tard, il est auteur en solitaire d'une échappée infructueuse de lors de Paris-Tours. Sur le Tour de France 2001, son premier grand tour, il est équipier de François Simon, plusieurs jours maillot jaune. Il se classe de la course, puis termine troisième du Tour de l'Avenir derrière Denis Menchov et Florent Brard.
En 2002 et 2003, il confirme ces espoirs. Il remporte le Trophée des grimpeurs 2002, les Quatre Jours de Dunkerque 2002 et le Tour du Haut-Var 2003, se forgeant une carte de visite intéressante pour son jeune âge. Il termine également deuxième du Tour du Poitou-Charentes en 2002 et 2003 et d'À travers le Morbihan 2003, troisième du Tour de Belgique 2002 et du Tour méditerranéen 2003. Il prouve en même temps ses qualités de rouleur sur les prologues et contre-la-montre courts, comme sur le Dauphiné libéré, le Critérium international ou Paris-Nice : de ces deux courses en 2003, il obtient là ses premiers grands résultats internationaux à . Lors du Tour de France 2003, il est troisième de la septième étape qui se termine à Morzine. Il est également échappé dans la quinzième étape dont il aborde la dernière montée en tête avant d'être dépassé par les protagonistes du classement général.
Chavanel termine la saison 2003 à la mondiale.
2004-2007 : la difficile confirmation Durant la seconde partie de sa carrière, Chavanel tarde à se montrer à la hauteur du talent pressenti, ne parvenant jamais à dépasser le classement qui avait été le sien en 2003.
Au cours de cette période, marquée notamment par son transfert chez Cofidis fin 2004, Chavanel remporte quelques belles victoires : la Polynormande 2004, le Tour du Poitou-Charentes 2005 et 2006, dont il remporte trois étapes, les Quatre Jours de Dunkerque de nouveau, en 2004, le Tour de Belgique 2004, le Circuit de la Sarthe 2005 ou encore le Championnat de France contre-la-montre en 2005 et 2006.
Malgré ces succès de prestige, il ne parvient pas à s'imposer au niveau supérieur. du Championnat de Zurich 2005, encore du Critérium du Dauphiné libéré 2006, avec notamment une belle au sommet du mont Ventoux, en 2007, du Tour d'Espagne 2007, il ne pèse jamais réellement sur ces courses par étapes, et ne parvient pas à briller sur le Tour de France, où il ne remporte pas d'étape. Durant le Tour de France 2006, il fait partie lors de la de l'échappée de cinq coureurs qui arrive avec près de d'avance sur le peloton et permet à l'Espagnol Óscar Pereiro d'être le vainqueur surprise de ce Tour.
2008-2009 : la maturité 2008 voit le retour d'un Chavanel offensif, qui trouve enfin un terrain à sa convenance sur les classiques flamandes du mois de mars.
Vainqueur d'étape en début de saison sur le Tour méditerranéen, puis deuxième du Tour de l'Algarve, il arrive en pleine confiance sur Paris-Nice où, profitant d'une course de mouvement les trois premiers jours, il s'empare du maillot jaune à l'issue de la , à Saint-Étienne. Perdant son maillot le lendemain sur les pentes du mont Serein au profit du Néerlandais Robert Gesink, il part à nouveau à l'offensive et remporte à Cannes la . Il termine neuvième de ce Paris-Nice 2008 qu'il aura animé de bout en bout.
À la fin du mois de , il participe pour la première fois à À travers les Flandres et à la Flèche brabançonne, qu'il remporte toutes deux, à quatre jours d'intervalle, chaque fois en solitaire. En , il remporte pour la troisième fois le Championnat de France contre-la-montre.
Le , il gagne la du Tour de France à Montluçon, en battant au sprint son compagnon d'échappée Jérémy Roy. Il est élu coureur le plus combatif du Tour de France.
En , il s'engage pour deux saisons avec l'équipe Quick Step, où il retrouve son ancien coéquipier Jérôme Pineau« Sy. Chavanel s'engage avec Quick Step », L'Équipe, 24 juillet 2008.
Chavanel participe alors pour la deuxième fois à la Vuelta. Le , il termine deuxième de l'étape contre-la-montre à Ciudad Real de la Vuelta 2008, et prend la deuxième place dans le classement général, à de Levi Leipheimer. Le lendemain, entre Ciudad Real et Tolède, Chavanel et son équipe travaillent pour lui permettre de prendre deux fois de bonification aux sprints intermédiaires, et pour empêcher ses adversaires de faire de même. Il enfile ainsi le , à l'issue de la , le maillot d'or de leader du Tour d'Espagne. Il le perd le lendemain sur la route d'Andorre au profit d'Alessandro Ballan, avant d'abandonner à quelques jours de l'arrivée. Cette saison qu'il termine avec sept victoires lui permet de remporter le Vélo d'or français.
2009 commence aussi bien pour Chavanel que 2008. quatrième du Trophée Bunyola, à nouveau deuxième du Tour de l'Algarve, il participe à Paris-Nice, où il réalise une bonne contre-la-montre en prenant la septième place, puis remporte, grâce à une bordure provoquée par l'équipe Rabobank, la . Porteur durant trois jours du maillot de leader, il le perd dans l'ascension de la Montagne de Lure au profit d'Alberto Contador, mais termine tout de même troisième du classement général. Il finit cinquième du Grand Prix E3 et septième d'À travers les Flandres. Lors du Tour des Flandres, il passe à l'offensive de loin, notamment en compagnie de Manuel Quinziato mais il ne peut suivre son coéquipier Stijn Devolder dans le Mur de Grammont, lorsque celui-ci accélère après être revenu de l'arrière. Disputant Paris-Roubaix pour la première fois depuis 2001, il termine septième. En juin, il prend une décevante deuxième place au championnat de France du contre-la-montre, battu par le vététiste Jean-Christophe Péraud. Il participe au Tour de France, s'échappe à plusieurs reprises et prend la quatrième place de la en ayant été victime d'une fringale. En août, il se met en évidence lors de l'Eneco Tour en remportant le prologue et en terminant à la seconde place du classement général.
2010 : leader de la Quick Step Après avoir terminé de Paris-Nice, Chavanel dispute les classiques. Il termine de Milan-San Remo, de Gand-Wevelgem et du Tour des Flandres. Il est à nouveau lors de la Flèche brabançonne, qu'il a gagnée en 2008. Il dispute les classiques ardennaises et termine de l'Amstel Gold Race. Il est victime d'une chute près de l'arrivée de Liège-Bastogne-Liège alors qu'il allait revenir dans le groupe Cunego-Voeckler après avoir attaqué dans la descente de la côte de la redoute. Souffrant de fractures dentaires et d'une commotion cérébrale, il doit être opéré et n'est plus en mesure de s'entraîner pendant huit semaines. Cette chute et ses conséquences doivent le priver d'une participation au Tour de France 2010.
Cependant, il revient à la compétition dès le Tour de Suisse et figure dans la sélection de Quick Step pour le Tour de France. Une semaine avant le départ du Tour, il est, comme en 2009, deuxième du championnat de France du contre-la-montre, devancé cette fois-ci de par Nicolas Vogondy.
Lors du Tour de France, il remporte, à l'issue d'une échappée terminée en solitaire, la deuxième étape. Cette étape est marquée par les chutes de leaders comme Andy Schleck, Lance Armstrong ou encore Alberto Contador. Le peloton, attendant ces coureurs, laisse partir le Français qui endosse ainsi le maillot jaune avec près de d'avance sur le Suisse Fabian Cancellara, précédent leader. Il ne le garde qu'une journée. Lors de l'étape d'Arenberg, il est en effet retardé par une chute de Fränk Schleck puis par deux crevaisons qui lui font perdre 4 minutes permettant ainsi à Cancellara de lui reprendre le maillot jaune. Il remporte le la septième étape au terme d'une nouvelle échappée et reprend le maillot jaune aux dépens du Suisse, victime d'une défaillance. Il perd à nouveau ce maillot dès le lendemain, lors de la première étape alpestre. À la fin du Tour, il est élu le coureur le plus combatif. C'est la deuxième fois, après 2008, qu'il obtient le prix. À la fin de la saison, il est sélectionné par Laurent Jalabert pour participer à la course en ligne et au contre-la-montre au championnat du monde à Melbourne, en AustralieRoute - Championnats du monde - Élites - La sélection tricolore sur ffc.fr.
2011 : champion de France et deuxième du Tour des Flandres
thumb|Chavanel avec son maillot de champion de France sur le tour de France.