Paul Ély, né le à Thessalonique (Grèce, à l'époque dans l'Empire ottoman) et mort le à Paris, est un général français.
Biographie Famille Paul Ély est le fils de Henri Ély et de Thérèse Coste. Il est l'époux de Marie OrtoliArchives en ligne de Paris, arrondissement, année 1975, acte de décès , cote 5D 314, vue 5/31.
Première Guerre mondiale Il participe à la Première Guerre mondiale comme engagé volontaire en sur le front français puis dans l'Armée française d'Orient (Balkans) à partir de dans un régiment de Zouaves. Il est blessé une fois et cité deux fois.
Il est promu Lieutenant en .
École spéciale militaire de Saint-Cyr Après son retour d'Orient en , il rentre à École spéciale militaire de Saint-Cyr et en sort officier en universalis.fr.(promotion des Croix de Guerre) .
Occupation de Constantinople Il sert ensuite à l'armée d'Orient au corps d’occupation de Constantinople entre et .
École supérieure de Guerre (1928-1930) Il intègre l'École supérieure de Guerre de à .
Seconde Guerre mondiale En 1939, il est membre du du quartier général.
Lors de la bataille de France, Il est gravement blessé au bras droit en puis promu officier de la Légion d'honneur avec la citation suivante : Citation accompagnant la promotion comme officier de la Légion d'honneur, JORF du 29 août 1940, p. 4830.En ligne..
En 1941, il commande le 10e bataillon de chasseurs à pied (Neuville-sur-Ain) dans l'armée d'armistice. Il est décoré de la Francisque après que son bataillon a été chargé de la Garde d’Honneur à Vichy. Fin 1942, quand les Allemands occupent la zone libre, il entre dans l'organisation de résistance de l'Armée (ORA). En , il sert dans l'organe liquidateur de l'armée. En , il est chef adjoint de l'ORA en zone sud et effectue des missions clandestines à Londres et à AlgerRobert O. Paxton L'armée de Vichy, Points-Histoire, 2004, p. 447..
En 1944, il est délégué militaire national du général de Gaulle, officier de liaison entre Londres et la clandestinité. En mission à Londres le , Paul Ely essaie sans succès de convaincre le général de Gaulle du double jeu du maréchal Pétain. Sa femme est arrêtée en par l'occupant et déportée au camp de concentration pour femmes de RavensbrückCentre des archives diplomatiques de La Courneuve, 1AJ/6340.. En , il devient directeur adjoint des Forces françaises de l'intérieur (FFI) au ministère de la Guerre.
Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en avec la citation suivante : Dossier au Service Historique de la Défense : cote 14 YD 670..
Représentant de la France au groupe permanent de l’OTAN (1949-1953) En 1949, il dirige la délégation française au comité militaire permanent de l'Union occidentale à Londres. Il se rend à Washington au comité militaire permanent et au standing group de l'OTAN.
À l'époque, entre 1950 et 1954, il est l'un des rares généraux français qui prend position pour la Communauté européenne de Défense, voyant dans une Europe unifiée sur le plan militaire un contre-poids utile pour limiter l'influence américaine..
Chef d’état-major général des forces armées (août 1953- juin 1954) Il est chef d’état-major général des forces armées d' à .
Haut-commissaire et commandant en chef en Indochine (juin 1954- juin 1955) Après Diên Biên Phu, en , il est nommé Haut-commissaire et commandant en chef en Indochine, avec le général Salan puis Jacquot comme adjoint militaire. En , il est cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants : .
Après la défaite de la France, Paul Ély commande un rapport pour analyser les causes de la défaite française. Ce rapport interroge de manière détaillée l'ensemble des officiers ayant servi en Indochine, en se focalisant sur la dimension idéologique du nationalisme vietnamien. Ce rapport de 450 pages intitulé Enseignements de la guerre d'Indochine, vise à répondre à la question clé : "comment expliquer la victoire du Viet-Minh, alors même que la France disposait d'une supériorité technique, militaire, industrielle et budgétaire indiscutablement établie ?".. Deux éléments centraux ressortent du rapport. Tout d'abord que le champ de bataille est devenu, dans le cadre des guerres modernes asymétriques, une part mineure de la guerre prise comme phénomène global, et d'autre part que la partie vitale des guerres de décolonisation se trouve sur le terrain des idées. Les rédacteurs du rapport pointent qu'une guerre asymétrique ne peut être gagnée sans une « mystique », compris comme une grande idée mobilisatrice. Ces réflexions inspireront les généraux chargés de la Guerre d'Algérie.
Chef d’état-major général des forces armées puis de la défense nationale (1956-1961) Après son retour d'Indochine en , il est nommé chef d'État-Major général des armées, en . Démissionnaire en , il est remplacé durant une courte période par le général Lorillot puis rappelé par de Gaulle, il reprend ce poste en .
En , il devient chef d'état-major général de la Défense nationale (alors « la plus haute autorité militaire »), poste qu'il conserve jusqu'à son départ à la retraite en ..
Il reçoit la médaille militaire le , dont il est le dernier officier général décoré au .
Dernières années L’Académie française lui décerne le prix Général-Muteau en 1962 pour son ouvrage L'Armée dans la nation publié chez Fayard en 1961.
Il a laissé deux volumes de mémoires : L'Indochine dans la tourmente (1964) et Suez… le (1969).
Publications L'armée dans la nation, Fayard, 1961. Mémoires 1. L'Indochine dans la tourmente, Plon, 1964. Mémoires 2. Suez, le 13 mai Plon, 1969. Diriger, commander, agir, Revue de Défense nationale, , p. 973-981
Distinctions (décret du ) (Nota : la médaille militaire se porte avant la LH pour les officiers généraux ayant commandé au front, attention selon La Grande Chancellerie aucun texte officiel n'existe et il s'agit d'une simple habitude) (décret du )
(2 citations) (2 citations) (2 citations)
Nombreuses décorations étrangères
Bibliographie . Maurice Faivre, Le Général Paul Ély et la politique de défense (1956-1961), Economica, 1998. Dossier au Service Historique de la Défense : cote 14 YD 670. J.-L. Temple de Rougemont (du), In Memoriam - Le général Paul Ely, pages 5 à 7, n° 342 de La Revue Défense Nationale, Mars 1975. Le général Paul Ely, un chef d’état-major face au pouvoir politique, article de l' Institut de Stratégie Comparée,
Annexes Liens externes
Archives Service Historique de la Défense : fonds du général d'armée Paul Ely (93 cartons en 6 parties) Archives du Service Historique de la Défense : fonds du général Paul Ely (93 cartons en 6 parties)
Notes et références
Catégorie:Naissance en décembre 1897 Catégorie:Naissance à Thessalonique Catégorie:Naissance dans l'Empire ottoman Catégorie:Militaire français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de l'armée de Vichy Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Chef d'État-Major des armées ou équivalent (France) Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Grand-croix de l'ordre national du Mérite Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Décès en janvier 1975 Catégorie:Décès dans le 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Militaire français de la guerre d'Indochine