Virginie Amélie Gautreau, née Avegno le à La Nouvelle-Orléans et morte le à Paris, est une personnalité mondaine parisienne d'origine américaine, de la fin du , qui posa pour plusieurs peintres, et fut le sujet du Portrait de Madame X, de Sargent, une toile qui fait scandale au Salon des artistes français de 1884.
Biographie Famille Elle naît au sein d'une famille de planteurs louisianais. Parlange, la plantation où elle naîtSource: New Orleans parish birth records, 1859. à New Roads, était gérée par sa grand-mère maternelle, . Elle appartient à la communauté créole louisianaise francophone.
Elle a 3 ans quand son père, Anatole Placide Avegno, né en Nouvelle Orléans en 1835 de père Italien, est tué lors de la Guerre de Sécession, à Shiloh, le . En 1866, son frère meurt d'une fièvre congestive.
Départ en France En 1867, sa mère et elle s'installent en France et s'intègrent aux salons parisiens, où Virginie est vite remarquée pour sa beauté.
En , elle épouse Pierre Louis Gautreau (1838-1933), banquier parisien natif de Saint-Malo, qui a deux fois son âge et dont elle vivra séparée. Elle est admise, dès son mariage, dans la « bonne société » parisienne. Leur fille, Louise, naît en 1879 et épouse en 1901 un avocat à la Cour d'appel de Paris, Olivier Jallu (né le à Nancy et mort le ) ; Louise Gautreau-Jallu meurt en 1911.
Portrait de Madame X vignette|gauche|<center>Madame X (1884),John Singer Sargent,Metropolitan Museum of Art. John Singer Sargent peint Madame Gautreau porte un toast en 1883 et l'offre à la mère de Madame Gautreau .
Virginie Gautreau n'a pas commandé Le Portrait de Madame X. John Singer Sargent l'a poursuivie pour obtenir cette chance, contrairement à la plupart de ses portraits, pour lesquels c'était les clients qui le sollicitaient. Sargent a écrit à l'une de leurs connaissances communes : « J'ai grand désir de peindre son portrait et j'ai raison de croire qu'elle le permettra et s'attend à ce que quelqu'un propose un tel hommage à sa beauté. … Vous pouvez lui dire que je suis l'homme d'un prodigieux talent »
Pour l'un et l'autre, ce portrait représente une prise de risque et une chance de percer dans la haute société mondaine de Paris ou dans le milieu artistique parisien. L'ascension sociale de Virginie Gautreau, en dépit de sa fortune, est en effet entravée par ses origines. Au cours de l'été 1883, Virginie Gautreau écrit à Emma Marie Allouard-Jouan, une amie commune du peintre, qu'elle est ravie du tableau .
Celui-ci est présenté au salon des artistes de 1884 et crée le scandale. Sa mère exige alors que le tableau soit retiré du salon. Devant ces réactions, Virginie Gautreau retire son soutien à l'œuvre de John Singer Sargent.
Fin de vie En ., le New York Times parle de sa beauté comme d'une . Elle se lance ensuite dans le théâtre en 1887 et continue une vie sociale jusqu'en 1902.
Elle commande deux de ses portraits aux peintres Antonio de La Gandara et Gustave Courtois., qui sont exposés aux salons des artistes (en 1891 pour Courtois) mais qui ne reçoivent pas l'accueil espéré.
Vers la fin de sa vie, les relations mondaines de Virginie Gautreau s’éloignent d'elle. Elle meurt à Paris, le , et est enterrée dans la crypte de la propriété de la famille Gautreau, le château des Chênes à Saint-Malo.
Dans la littérature La vie de Virginie Gautreau inspire le livre I Am Madame X de Gioia Diliberto, paru en 2004.
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