Victor Gabriel Gilbert, né le à Paris et mort le dans la même villeActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 746, vue 7/31., est un artiste peintre français.

Biographie

Enfance et formation D'origine modeste, il souffre d’une santé fragile durant son enfance, ce qui l’empêche de suivre la carrière de son père, charpentier pour Pleyel et WolfGalerie Ary Jan.. Il est placé en 1860 comme apprenti chez Eugène Adam, peintre et décorateur. Il suit, le soir, des cours d’art sous la direction du père Levasseur, à l'École des Beaux-Arts de la ville de Paris.

Carrière Il débute au Salon des artistes français avec des natures mortes et en 1873, avec deux toiles, Avant le bal et Les apprêts du dinerFiche exposant Salon 1873, base salons du musée d'Orsay.. En 1874, il présente deux autres toiles, dont l’une intitulée Le pot au feu qui est achetée par un collectionneur.

Au milieu des années 1870, il reçoit le soutien financier du Père Martin, dont la boutique de la rue Laffitte était un centre artistique depuis les années 1850. Martin, qui est notamment le marchand de Boudin et Jongkind, apporte au jeune homme une grande aide. Au Salon de 1875, son Portrait de Madame M. lui assure suffisamment de succès, si bien qu’il abandonne la peinture décorative.

Vers la fin des années 1870, son goût pour le naturalisme s'affirme et il se tourne vers la peinture de genre avec des scènes de rues, de cafés, de marchés, en particulier celui des Halles. Au Salon de 1880, il reçoit une première récompense avec une médaille de seconde classe, et son tableau Un coin du marché au poisson, le matin est acquis par l’État. L’exposition de deux autres toiles des Halles au Salon de 1881 fait de lui l’artiste officiel de cette peinture de genre à Paris et assure sa réputation. Son travail devient populaire dans les années 1880, car la maison Goupil & Cie, gros producteur d'estampes, traduit ses toiles en « chromos » photogravés, et les diffuse partoutAgnès Penot, « Les coulisses d’une création de base de données : Les livres d’inventaires de la maison Goupil conservés au Getty Research Institute, Los Angeles », APAHAU, 15 juin 2011..

Récompenses et distinctions Il obtient une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de Paris de 1889 et il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1897Base Léonore.. Il devient sociétaire de la Société des artistes français en 1914.

Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris ().

Œuvre vignette|Victor Gilbert dans son atelier (vers 1885-1890), photographie anonyme, Frick Collection, New York.

Durant la Belle Époque, les trottoirs de Paris étaient peuplés de marchands de toutes sortes. Témoin de son temps, Victor Gilbert s'intéresse à la stature et fierté des travailleurs des Halles, aux marchés de Paris, mais aussi de province. Ses bols de soupe fumante et autre bœuf dépecé, sa vision, sensible, témoigne aussi de la dureté de la vie quotidienne.

Dans ces œuvres de jeunesse, les couleurs de Gilbert sont souvent sombres, tout comme chez Bonvin, et ont l’atmosphère des peintures dites « réalistes ». Ces scènes plaisent beaucoup car elles allient la nature morte et les figures, les classes pauvres et la bourgeoisie. Sous l’influence des impressionnistes, il adoucit peu à peu sa palette et explore les effets de lumière.

Victor Gilbert aime tout autant peindre la fraîcheur et gaîté de l’enfance à Paris ou en province. Durant cette période, enfin le statut de l’enfant évolue. Le mariage arrangé fait place petit à petit au mariage par amour, qui va sacraliser le nouveau-né. Victor Gilbert peint cette période de l’enfant-roi… qui croise celui qui mendie.

Bien qu’il continue à exposer ces scènes de rues au début du , on considère que ces plus beaux sujets se situent entre 1875 et 1890.

Ses peintures n’étaient pas seulement très recherchées en France, il exposa également en 1883 à Munich, en 1894 à Vienne et il connut un grand succès à Londres en 1908Biographie Artnet..

Ses œuvres sont visibles dans les musées de Bayeux, Besançon, Bordeaux, Dieppe, le Havre, Lille, Liège, Nice et Strasbourg.

En France La Halle aux poissons, le matin, 1880, huile sur toile, , Palais des beaux-arts de LilleHalle aux Poissons, Lille. Le Carreau des Halles, vers 1880, , Musée Malraux, Le HavreCarreau des Halles, Histoire-image. La Demoiselle, huile sur bois, , Bayeux, Musée d'Art et d'Histoire Baron-GérardDemoiselle, RMN Nonchalance, Château de Dieppe. Marchande de volailles lisant, huile sur toile, , Musée d'Art moderne et contemporain de StrasbourgMarchande de volailles, Notice Joconde. Tentation, 1892, photogravure sur papier, , Musée Goupil, Bordeaux Un coin des Halles, Huile sur toile, , Musée des Beaux-Arts de BordeauxCoin des Halles, Musée de Bordeaux.

Aux États-Unis Coquelicots dans un champ, attribué à Victor Gilbert, 1880, huile sur panneau, , Anciennement attribué à Mary Stevenson Cassatt, Philadelphia Museum of Art.

Collections privées Marché aux Fleurs, huile sur toile, Marché aux fleurs, Schiller & Bodo. Les cuisiniers, huile sur panneau, Les Cuisiniers, Ary Jan.

Distinctions .

Notes et références

Bibliographie .

Liens externes

Pages consacrées à Victor Gilbert sur le site de Noé Willer, expert

Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1897 Catégorie:Naissance en février 1847 Catégorie:Naissance dans l'ancien 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juillet 1934 Catégorie:Décès dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montmartre