La rue Paradis est une voie de la ville de Marseille.

Situation et accès Cette rue qui traverse les 1, 6 et de Marseille, va de la place du Général-de-Gaulle à l’avenue du Prado.

Il s'agit de l'une des plus longues voies de Marseille avec une longueur de mètresAdrien Blès, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 2001, p. 415.

La rue Paradis est desservie par la ligne de métro à la station Estrangin ainsi que par la ligne de bus du réseau RTM.

Origine du nom Le nom fait référence à l'ancien prieuré de Saint-Pierre de Paradis qui était situé à proximité du point le plus haut de cet axe.

Historique Un quartier de Marseille portait le nom de Paradis dès 1044, car il y avait un prieuré du nom de Saint-Pierre de Paradis en ce inclus un cimetière. Une église dédiée à Sainte-Marie du Paradis est fondée par Hugues Fer ainsi que l’atteste un acte du Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, tome 4 p. 229.

Cette église et ce prieuré seront détruits en 1524 pour aménager la défense de la ville à l’approche de l’armée du connétable de Bourbon. Pendant le reste du cette rue s’appela « rue Saint-Catherine » mais prendra par la suite le nom de « rue de Paradis »Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon et Mireille Pagni,Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, Actes du colloque international d’archéologie, 3-5 novembre 1999, Etudes massaliètes Numéro 7, éditions édisud, Aix-en-Provence, 2001, p. 332, .

L’urbanisation de cette rue se fera en deux temps.

Une première section, s'étendant de la Canebière, à l'emplacement de l'actuelle place du Général-de-Gaulle jusqu'à la place Estrangin-Pastré, sera aménagée à partir de 1666 lors de l’agrandissement des remparts de la ville sous Louis XIV. Cette rue se terminait à la porte Paradis, où se trouve l’actuelle place Estrangin-Pastré.

La deuxième section, s'étendant jusqu’à l’avenue du Prado se fera en plusieurs étapes, d’abord jusqu’à la rue Falque en 1803, puis jusqu’à la place Ernest-Delibes en 1848 et enfin jusqu’à l’avenue du Prado en 1880Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 273, .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire A un numéro inconnu vécu Hélène Cogoluègnes et son mari.. Aux n°31 et 33 se trouvait la maison Castelmuro. Ce confiseur-chocolatier-traiteur était une véritable institution marseillaise. Fondé en 1802 cet établissement a fermé ses portes en 1999. De 1807 à 1999, il est resté dans la même famille: les Imbert, puis leurs cousins les Vernet. Au n°38 se trouvaient les bureaux de l'épicerie Charles Meunier dans lesquels Stendhal entra comme commis en 1805 et qui seront transférés rue Venture pendant le séjour de l’écrivainAndré Bouyala d'Arnaud, Évocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961, p. 298. Au n°38 se situe la galerie Capitale & Victor Orly. Au n°54 vécut Louis-Philippe Lagarde, maire de Marseille Au n°56 vécut Adrien Artaud, député des Bouches-du-Rhône Au n°58 se trouve un bel hôtel à façade Louis XV construit de 1728 à 1737 par Alexandre Louit, commissaire principal à l’arsenal des galères et appartiendra par la suite au banquier Pascal d’où son nom d’hôtel PascalAdrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 294, . Au n°75, se situe le siège historique de la Société marseillaise de crédit Au n°96 se situe le siège de la Société Les Maisons vertes Provençales Au n°124, se situe l'église Saint Joseph, œuvre de l'architecte Pascal Coste, construite en 1837 sous l’épiscopat de Mazenod. Au n°148, se situe l'immeuble de l'ancienne école supérieure de commerce de Marseille.  Créée en 1872, trop à l’étroit dans ses anciens locaux, elle doit déménager en 1891. Au n°150, il y avait les établissements Noilly Prat qui produisaient un célèbre apéritif , remplacés par un ensemble immobilier à la fin du XXe siècle. Au n°167, juste en face du n°150, se trouve l'hôtel particulier qu'habitait la famille Noilly-Prat, aujourd'hui divisé en appartements. Au n°231 se situe le lycée privé catholique Notre-Dame de Sion. Aux n°253-255 des masques mythologiques ornant la façade des immeubles sont dus au sculpteur François Roume. Au n°270 se situe le lycée Périer qui accueille près de élèves. Aux n°292 et 294 se trouvent les deux hôtels particuliers jumeaux de la famille Gasquy, aujourd'hui divisés en appartements. Au n°343 se situe l'appartement dans lequel Alain Storione, minotier fondateur de l'enseigne commerciale Banette, a vécu dans les années 1960 et 1970. Au n°425, une plaque rappelle que, derrière les nouveaux immeubles, se trouvait, installé dans une luxueuse villa, le siège de la Gestapo de Marseille, où des centaines de résistants et de familles juives furent interrogés et torturés voire retournés avant d'être déportés ou exécutés de 1943 jusqu'à fin .

Consulats Consulat de Syrie Consulat des Pays-Bas Consulat d'Algérie Consulat de Finlande

Références

Voir aussi Articles connexes 588, rue Paradis, film d'Henri Verneuil, de ses souvenirs de fils d'Arméniens à Marseille

Bibliographie André Bouyala d'Arnaud, Évocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961 Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon et Mireille Pagni, Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, Actes du colloque international d’archéologie, 3-, Etudes massaliètes Numéro 7, éditions édisud, Aix-en-Provence, 2001.

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