La rue Rataud est une voie située dans le quartier du Val-de-Grâce dans le de Paris.
Situation et accès La rue Rataud relie la rue Claude-Bernard à la rue Lhomond.
Origine du nom Elle porte, depuis 1877, le nom de Marc Aurèle Rataud, maire du arrondissement de 1860 à 1870. Né le à ParisRelevé partenaire Filae : Marc Aurèle Rataud est né dans le 11e arrondissement de Paris le 12 mars 1799. et décédé le dans le 5e arrondissementArchives de Paris, , vue 129/428, acte 970 : ancien maire du arrondissement, officier de la Légion d'honneur, veuf de Sophie Jeanne Aimée Trémery, Marc Aurèle Rataud est décédé à l'âge de 77 ans, au n°100 rue des Feuillantines.. Marc Aurèle Rataud est le fils de Jean Rateau (1752-1831), secrétaire sous l'Ancien Régime de Michel Bouvard de Fourqueux, alors conseiller d'ÉtatMention du poste de secrétaire de Jean Rataud lors de son mariage en 1778 : Archives Départementales de Seine et Marne, Montigny-Lencoup, vue 14/522, acte de mariage du 6 septembre 1778 avec Alexandrine Jeanne David.. Il devient par ailleurs le gendre de Jean-Louis Trémery (1773-1851), futur inspecteur général des mines, nommé en 1812 adjoint de l'homme de sciences Louis-Etienne Héricart de ThuryMention dans la notice biographique de Charles Axel Guillaumot, 1730-1807, Annales des mines, en lien. . Marc Aurèle Rataud est initialement employé dans l'administration des douanesEmployé à l'administration des douanes : mention dans l'acte de naissance de son fils François Jean Rataud, né le 2 août 1823 à Paris, dossier Légion d'honneur de ce dernier consultable en ligne, sur la Base Léonore., puis dans les finances, avant de devenir maire sous le Second Empire.
Historique thumb|left|115px|La rue en 1899 (photo d'Eugène Atget). Cette impasse, ouverte avant le sur un clos de vignes, a porté de nombreux noms successifs : « cul-de-sac des Vignes », « rue Saint-Étienne » (à partir de 1603), « rue Neuve Saint-Étienne », « rue du Clos des Poteries », « rue des Vignes ».
Au début du , la rue accueille un cimetière de pestiférés et reçoit la qualification de coupe-gorgeFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, (voir en ligne).. En 1695, les Dames de la Providence obtiennent la concession du lieu pour 99 ans, érigent des bâtiments et exploitent les terrains. En 1700, une maison des Orphelines du Saint-Enfant-Jésus et de la Mère de Pureté est ouverte dans une autre partie de la rue pour accueillir les orphelines.
En 1754, cette maison est occupée par les Filles de la communauté de Saint Thomas de Villeneuve puis par les Sœurs de Saint Vincent de Paul tout au long du .
En 1862, elle est prolongée vers la rue Claude-Bernard sur une centaine de mètres par la Société du quartier Rollin. Le , elle prend le nom de « rue Rataud ». Elle est progressivement restructurée à partir du début des années 1900 pour accueillir les locaux de différentes grandes écoles du Quartier latin (ENS et ESPCI).
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
La rue longe l'arrière des locaux de l'École normale supérieure et de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris. : le graveur-éditeur Jean-Paul Dubray y est mort en 1940 ; y vécut également le collaborateur Robert Brasillach de la fin des années 1930 à son arrestation en Alice Kaplan, The Collaborator: The Trial and Execution of Robert Brasillach, University of Chicago Press, 2000 , , 48, et 84..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Rataud