vignette|Patriotes Yankees en 1776. Le terme « Yankee » a plusieurs significations, désignant généralement un natif ou un habitant des États-Unis ou, à l'intérieur des États-Unis, un natif ou un habitant de la Nouvelle-Angleterre.
Il est attesté pour la première fois en 1758 dans une lettre du général britannique Wolfe, qui combattait alors les Français en Amérique du Nord..
Historique vignette|Pancarte à Liverpool pouvant se traduire par "rentrez chez vous les Yankees". Historiquement, le terme « Yankee » a désigné successivement : les Américains néerlandophones descendant des Néerlandais qui, entraînés par une trentaine de familles protestantes wallonnes et flamandes Les origines de New York - Légende et réalité., avaient fondé Nieuw Amsterdam (New York) et colonisé la vallée de l'Hudson, de Nieuw Amsterdam à Beverwijck (Albany) Critique du livre Port Out, Starboard Home: And Other Language Myths de Michael Quinion (Penguin Books, 2004) par Patrick Hanks, sur le site World Wide Words., territoire connu sous le nom de « Nouveaux-Pays-Bas », « Nouvelle-Néerlande » ou « Nieuw Nederland » mais apparaissant parfois sur les cartes anciennes sous le nom de « Nova Belgica », « Novum Belgium » ou « Novo Belgio »Carte Nova Belgica et Anglia Nova de Joan Blaeu (1596-1673), extraite de Atlas Major, Amsterdam, 1662 (reproduite dans Vlaanderen in oude kaarten , de Jozef Bossu, éditions Lannoo, Tielt, 1983) ; les habitants de la Nouvelle-Angleterre ; les habitants de tout État du Nord-Est des États-Unis ; les habitants des États-Unis en général.
Selon la linguiste Nicoline van der Sijs, .
Ailleurs dans le monde En dehors des États-Unis, le terme « Yankee » désigne tout citoyen américain de façon familière, parfois péjorative mais aussi parfois positive .
Au Japon, par exemple, l'emprunt lexical désigne, dans sa connotation péjorative, un jeune délinquant, une « racaille » (au sens populaire du terme) ou un quelconque criminel de petite envergure.
Origine et étymologie De nombreuses hypothèses ont été formulées quant à l'origine du mot « Yankee ». Le linguiste Henry Louis Mencken aurait recensé seize étymologies différentes qui ont été suggérées pour ce mot au cours du temps.
Trois de ces hypothèses reposent sur le fait que les Néerlandais avaient colonisé la vallée de l'Hudson de Nieuw Amsterdam (New York) à Beverwijck (Albany) et font remonter le mot « Yankee » à des prénoms néerlandais ou à un surnom donné aux Néerlandais :
selon Michael Quinion, le mot « Yankee » dériverait du surnom néerlandais « Janneke » ou « Janke » (« Petit Jean », forme diminutive du prénom « Jan »), qui était également utilisé comme patronyme. Selon ces auteurs, après que les Anglais eurent pris le contrôle de la vallée de l'Hudson en 1664, les familles « Janke » de cette région commencèrent à écrire leur nom « Yanke » pour éviter que les Anglais ne déforment leur nom de famille, le « J » se prononçant « Y » en néerlandais mais pas en anglais, où il se prononce « DJ » comme dans « John ». Le patronyme « Yanke » fut ensuite anglicisé en « Yankee » et devint le surnom des américains néerlandophones à l'époque coloniale. On trouve encore aujourd'hui dans la vallée de l'Hudson des familles portant les patronymes « Yanke » et « Janke ». selon certains linguistes comme Nicoline van der Sijs, « Yankee » dériverait du prénom néerlandais Jean-Cornelius, Kees étant le diminutif de Cornelius « Jan-Kees » en fut dérivé Taalschrift .. ou plus exactement des trois prénoms Jan (Jean), Cornelisz (Cornelius) et Jan Cornelisz (Jean-Cornelius), bien représentés parmi les immigrants néerlandais arrivés entre 1621 et 1664 : selon van der Sijs ; une hypothèse émise par Logeman en 1929 .
Trois autres hypothèses attribuent au mot une origine amérindienne :
Nicoline van der Sijs rapporte qu' ; selon van der Sijs, un officier britannique suggéra en 1789 que le mot viendrait du mot eankke (« lâche ») par lequel les autochtones Cherokee auraient désigné les colons de la Nouvelle-Angleterre qui n'auraient pas aidé les Amérindiens durant la guerre d'indépendance des États-Unis, mais l'autrice estime que cet officier ne peut pas être considéré comme objectif car il avait lui-même participé à cette guerre du côté britannique ; enfin, et toujours selon van der Sijs, .
Graphie On trouve parfois, quoique rarement, la graphie francisée « yanqui » comme dans les livres et articles de l'écrivain, comparatiste et critique français René Étiemble.
La graphie yanqui provient de l'espagnol, qui en fait beaucoup usage dans la raillerie.
Aphorisme Un aphorisme attribué à E. B. White offre les distinctions suivantes : To foreigners, a Yankee is an American. To Americans, a Yankee is a Northerner. To Northerners, a Yankee is an Easterner. To Easterners, a Yankee is a New Englander. To New Englanders, a Yankee is a Vermonter. And in Vermont, a Yankee is somebody who eats pies for breakfast. Pour les étrangers, un Yankee est un Américain. Pour les Américains, un Yankee est un Nordiste. Pour les Nordistes, un Yankee est quelqu'un de la côte Est. Pour ceux de la côte Est, un Yankee est un habitant de la Nouvelle-Angleterre. Pour ceux de la Nouvelle-Angleterre, un Yankee est un habitant du Vermont. Et dans le Vermont, un Yankee est quelqu'un qui mange des tartes au déjeuner.
Notes et références
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