Micaela Cousiño, née le à Vichy (Allier) et morte le à Paris (), est la seconde épouse d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France de 1999 à sa mort en 2019. Elle porte les titres de courtoisie de princesse de Joinville, comtesse douairière de Paris et duchesse de France.

Biographie Carrière professionnelle La future comtesse de Paris commence une carrière à Radio France, qui se poursuit dans un groupe de publicité en Espagne, puis une maison d’édition d’art en France. À la fin des années 1970, elle est chargée de la communication au ministère du Budget pour Raymond Barre, jusqu'en Biographie de la « comtesse de Paris », « blog du comte de Paris ». Elle travaille ensuite pour l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC) pendant un an.

Mariages Elle épouse civilement à Saint-Cloud le Jean-Robert Bœuf (1934-2014), opérateur à la télévision française, dont elle a un fils en 1964, Alexis Francis-Bœuf, horloger. Le Tribunal civil de la Seine prononce le divorce le .

Elle épouse civilement en secondes noces à Bordeaux, le , Henri d'Orléans, alors comte de Clermont, fils aîné d'Henri d'Orléans, comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France (1940-1999). Elle le rencontre le , grâce à un ami commun, l’écrivain André CouteauxLa comtesse de Paris, Le blog du comte de Paris. Le premier mariage religieux du prétendant orléaniste ayant bénéficié d'une reconnaissance canonique de nullité, un mariage religieux a eu lieu le , en l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Uhabia, à Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Pays basque où la comtesse de Paris a passé une partie de son enfanceHenri d'Orléans, 25 ans d'attente pour un mariage à l'église lci.fr. gauche|vignette|Le comte et la comtesse de Paris le 27 avril 2014, à l’occasion des 800 ans de la naissance de saint Louis. Henri d'Orléans meurt le au matin, le jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI (dont son ancêtre Philippe Égalité avait voté la mort), le .

Mort et funérailles Micaela Cousino meurt à son domicile, rue de Miromesnil, à Paris le , à l'âge de . Le , une « messe d'À-Dieu » est célébrée par monseigneur Patrick Chauvet, recteur-archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris. Le , après une messe à l'église Saint-Jean-Baptiste à laquelle assistent notamment son fils et la comtesse de Paris, ses funérailles ont lieu au cimetière paysager de Karsinenea à Saint-Jean-de-Luz.La comtesse de Paris assistera à la messe pour la princesse Micaela à Saint-Jean-de-Luz, Noblesse et Royautés, 20 mars 2022...

Origines familiales

Patronyme Le nom de famille Cousiño est dérivé de Couto de Liomil, . Le nom de famille est Coutinho au Portugal et Cousiño en Galice (Espagne)Alejandro Meyer, Fortunas chilenas, http://tienendinero.blogspot.com/2007/08/los-cousio.html. Les deux branches de cette famille ont le même blason. Les Coutinho ont occupé de hautes fonctions publiques au Portugal, ils étaient comtes de Marialva, de Barba et de Redondo et s'allièrent à la famille royale de Portugal par le mariage de Guiomar Coutinho, comtesse de Marialva, avec l', fils du roi Manuel .

Parents père naturelActe de naissance du 3 mai 1938, Cousino, Micaëla Anna Maria del Pilar. Mention : « Légitimée par Luis Maximiliano Cousino et Antonia Maria Micaëla Quinones de Leon, son épouse. Jugement rendu le 14 décembre 1955 par le tribunal civil de Cusset et transféré le 23 février 1956. L'officier de l'état civil. ». de Micaela Cousino : Luis Maximiliano Cousiño y SébireAncêtres de Micaela Cousiño, héritier de l’une des plus riches familles pionnières du Chili (originaire au de La CorogneAncêtres de Micaela Cousiño, en Galice), mère de Micaela Cousino : Antonia Quiñones de Léon y Bañuelos, , épouse de Luis Maximiliano Cousiño y Sébire.

Famille Cousiño Originaires d'Espagne, les Cousiño se sont établis au Chili au dont ils devinrent l'une des plus riches familles au Emol, A 50 años del fuego Cómo fue el incendio que arrasó con parte del Palacio Cousiño y los testigos de su época dorada, https://www.emol.com/noticias/Nacional/2018/10/12/923638/A-50-anos-del-fuego-en-el-Cousino.html.

Les ancêtres en ligne masculine de Micaela Cousiño Juan Antonio Cousiño, père du précédent. Espagnol, il est le premier de sa famille arrivé au Chili (en 1760), d'où : José Agustín Cousiño, fut l’un des plus grands pionniers du progrès économique du Chili au , d'où : Matías Cousiño (1810-1863), homme d’affaires, député et sénateur du Chili, d'où : Luis Cousiño (1835-1873), homme d'affaires, homme politique et philanthrope, député de la République du Chili. Il épousa Isidora Goyenechea (1836-1897) qui possédait l'une des plus grandes fortunes du monde selon le New York Times et Le FigaroBrugmann>El palacio Cousiño Goyenechea, page de Brugmann Restauradores, consultée le 29.06.2015, d'où : Luis Alberto Cousiño (1856-1917), dirigeant des mines familiales d'argent de Chañarcillo, d'où : Luis Maximiliano Cousiño y Sébire (1895-1970), père de Micaela Cousiño.

Armoiries

La comtesse douairière de Paris porte comme armes, deux écus accolés (traditionnellement réservés aux femmes en héraldique), celui de gauche reprenant les armes de son époux le comte de Paris (à savoir : d'azur à trois fleurs de lis d'or), et de droite reprenant les armes de sa mère, la marquise de San Carlos (à savoir : échiqueté de gueules et de vair de quinze pièces et à la bordure componée de Castille et Léon) ; ses armes surmontées de la couronne royale de France.

Les palais Cousiño

Le trisaïeul de Micaela Cousino, Luis Cousiño Cousiño (1835-1873), fit construire plusieurs palais au Chili : à Copiapó, à Lota ( de Santiago), mais le plus connu est le palais de Cousiño construit en 1870 à Santiago sur un terrain de . Trois générations de la famille Cousiño ont habité ce palais pendant six décennies, jusqu'en 1938.

La construction a été confiée à l'architecte français Paul Lathoud. Il se compose de de styles différents. Pour la décoration et la construction du palais, velours, brocart, porcelaine de Sèvres, de Limoges et de Saxe ont été importés d'Europe à bord des navires de la famille. Des décorations en noyer, acajou, chêne américain, ébène, hêtre allemand y ont été sculptées à la main. Les rideaux ont été brodés à la main en France et en Italie.

C’est la première propriété d’Amérique du Sud à posséder une génératrice électrique, achetée à Thomas Edison, un ami de la famille, et la première à posséder également, grâce à son système de chauffage, de l'eau froide simultanément et l'un des premiers ascenseurs existants au Chili.

Aujourd'hui propriété de la ville de Santiago, il est ouvert en tant que musée depuis 1977 et classé monument national. Le gouvernement chilien y a reçu le président français Charles de Gaulle en 1964 à l'occasion de sa tournée en Amérique du Sud, le roi Baudoin de Belgique, la Première ministre d'Israël Golda Meir, les présidents Adolfo López Mateos du Mexique, Heinrich Lübke d'Allemagne, Giuseppe Saragat d'Italie, etc.

Côté maternel mère de Micaela Cousiño : Antonia Quiñones de León, marquise de San Carlos (1895-1982), grand-père de Micaela Cousiño : José Quiñones de León y de Francisco Martin, marquis de San Carlos, marquis de Alcedo (1858-1937), diplomate, secrétaire de la Légation espagnole de La Haye arrière-grand-père de Micaela Cousiño : Cayo Quiñones de León y Santalla, marquis de Montevirgen, marquis de San Carlos (1818-1898), ministre plénipotentiaire trisaïeul de Micaela Cousiño : José María Quiñones de León y Abaurrea, marquis de Montevirgen (né en 1788)

Autres ascendants Micaela Cousiño a aussi des ancêtres anglais : Philip IV Le Despencer, baron Le Despenser (1365-1424) Robert Tibetot, baron Tibetot (1340-1372) Reginald Grey, baron Grey de Ruthyn (1322-1388) William Deincourt, baron Deincourt (1300-1364) etc.

Titulature Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison. Selon son beau-père, feu le comte de Paris, le mariage civil de 1984 ne donnait aucun droit à l'épouse d'utiliser les titres et le prédicat de son époux. - : Micaela d'Orléans, princesse de JoinvilleL'acte souverain du 31 octobre 1990 n'accorde pas le prédicat d'altesse royale à la princesse de Joinville. Elle reçoit en revanche une concession d'armoiries (qu'elle abandonnera le 19 juin 1999 pour prendre celles des marquis de San Carlos, sa famille maternelle). Source : Le Comte de Paris et sa descendance de Philippe de Montjouvent. ; - : Son Altesse Royale la princesse Micaela d'Orléans, duchesse de France, princesse de Joinville ; - : Madame la comtesse de Paris, duchesse de France ; - : Madame la comtesse douairière de Paris, duchesse de France.

Filles de la révolution américaine Le chapitre Rochambeau. rejeta sa candidature au titre de l'une des Filles de la révolution américaine – dont l'objet était, selon l'auteur Yves-Marie des Hauts de Bellevue, Yves-Marie des Hauts de Bellevue , .

Voir aussi Appellations des membres de la maison de France

Filmographie Palabras en el silencio, documentaire portrait de Marc-Laurent Turpin, (50 min) – mesure-6 Films, 2009. Henri VII, Prince de France, Prince de l'Universel'', documentaire historique de Marc-Laurent Turpin, (120 min), mesure-6 Films, 2009 .

Références

Micaela Catégorie:Épouse du prétendant orléaniste au trône de France Catégorie:Personnalité liée au Pays basque Catégorie:Naissance en avril 1938 Catégorie:Naissance à Vichy Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Décès dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 2022 Catégorie:Personnalité inhumée dans les Pyrénées-Atlantiques Catégorie:Comtesse de Paris