Terville est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle fait partie de l’agglomération du pays thionvillois, dont elle est limitrophe à la ville de Thionville.

Ses habitants appelés Tervillois et Tervilloises sont au nombre de en .

Géographie Localisation La commune de Terville se situe dans le nord-est de la France, entre Metz et Luxembourg, à environ trente kilomètres de chacune. Elle jouxte Thionville, deuxième ville du département de la Moselle en termes de démographie.

Le territoire communal de Terville est presque entièrement enclavé dans celui de Thionville, à l’exception de sa limite sud, qui est frontalière avec la commune de Florange.

Géologie et relief

Sismicité Commune située dans une zone 1 de sismicité faibleInformations sur les risques naturels et technologiques.

Voies de communications et transports Voies routières Cette commune est traversée par l'autoroute A31 ainsi que par les routes départementales D13 et D13a.

Transports en commun Fluo Grand Est.

Lignes SNCF thumb|gauche|120px|Gare de Thionville.|alt= Gare de Thionville, Gare de Hayange, Gare d'Uckange, Gare de Yutz, Gare de Basse-Ham.

Transports aériens Aéroport de Luxembourg-Findel, Aéroport de Metz-Nancy-Lorraine.

Hydrographie

Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Veymerange.

Le Veymerange, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Thionville, dans le bois de Thionville, et se jette dans la Moselle dans la même commune, après avoir traversé Terville.

vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Terville.

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification, dont le territoire correspond aux anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants associés, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse..

La qualité du ruisseau le Veymerange peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Terville est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ThionvilleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Thionville comprend une ville-centre et onze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (76,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (74,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (68,2 %), forêts (11,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,8 %), terres arables (1,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie En allemand : TerwenErnest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale.. En francique lorrain : Tierwen. et Tiirwen.

Mentions anciennes Terwen (), Therovie (1269)Académie impériale de Metz, Mémoires de l'Académie Impériale de Metz, année, Metz, Rousseau-Pallez, 1865, , Terven (1282), Teirwel (1292), Treville (1447), Terffen (1524), Tervern (1544), Le quartier du Roi (1756), Therville (, 1793 et 1801), Terville anciennement Thierville (1824)Guillaume-Ferdinand Teissier, Recherches sur l'étymologie des noms de lieu et autres, dans la sous-préfecture de Thionville, Thionville, 1824., Terwen vulgairement Terville (1863).

Étymologie Terwen est possiblement un nom celtique ou une germanisation d'un nom celtique. Quoi qu'il en soit, le mot Ter était un nom donné à une partie de terrain étant élevée au-dessus du niveau des inondations de la Fensch, une rivière qui coule au Sud de cette ville.

Pour Ernest Nègre, le toponyme Terville se compose peut-être du nom de personne germanique Tarbo suivi du suffixe -heim, remplacé plus tard par -villeErnest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Droz, 1990, .

D'autre part, Terwen a donné les noms de famille germaniques Terwer et Terver, signifiant « de Terville » et étant surtout portés dans la région thionvilloise.

Histoire En 1282, un Jean de Thionville et Mathilde, sa femme, léguèrent à l'abbaye de Bonnevoie de seigle à tirer de Terven, un village luxembourgeois qui leur appartenait. Le château féodal est détruit par les Messins en 1386.

La juridiction seigneuriale sur Terville se partageait jadis entre le siège prévôtal de Thionville et la seigneurie de BertrangePublications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, volume 18, 1863, .

En 1643, lors de son siège de ThionvilleClaude Philippe de Viville, Dictionnaire du département de la Moselle, Metz, 1817., Louis II de Bourbon-Condé y a établi son quartier général et de ce fait le village de Terville a été surnommé le « Quartier du roi ». À la suite du siège et la victoire française, Terville est annexée au royaume de France en 1659, via les articles 38 et 41 du traité des Pyrénées.

En 1748, Terville qui dépend alors du bailliage de Thionville est le siège d’un fief et d’une haute justice à la représentation du roi et par aliénation du domaine royal. Jusqu'en 1788, le territoire de Terville, seigneurie foncière, appartient à l'abbaye de Bonnevoye,

Administration et politique En , la communauté des villageois de Terville comptant alors "50 feux", exprime ses plaintes et remontrances dans ses cahiers de doléances et désigne ses deux députés aux États provinciaux.

De 1790 à 1802 Terville, jeune commune autonome fait partie du canton de Florange, puis de celui de Thionville à partir de 1802 jusqu'en 1871 (et l'annexion conséquente au Traité de Francfort).

Le , par décret, le village de Terville perd son autonomie pour être rattaché à la commune de Veymerange , toujours au sein du canton de Thionville.

En 1894, sous l'annexion, Terville devient une commune autonome.

Entre 1967 et 2015, Terville appartient au canton d'Yutz puis rejoint ensuite son ancien canton Thionvillois.

Liste des maires

Tendances politiques et résultats

Élections de 2007 En , le conseil municipal avait démissionné en bloc pour demander la confiance de la population dans le combat mené par l’équipe du maire Patrick Luxembourger contre certaines banques responsables selon lui de l’endettement faramineux de la ville.

Avec une participation de 47 % des inscrits (4993 inscrits en 2007) ce qui constitue une participation honorable dans une élection municipale partielle deux mois avant des élections présidentielles et législatives, le dimanche , la liste emmenée par Patrick Luxembourger l’emportait avec 74,19 % des suffrages exprimés. La liste de gauche et d’union des démocrates, rassemblée autour de Thierry Dosch, a réuni 15,67 % des voix, et celle de Pierre Le Lay 10,13 %.

Depuis , la justice a été saisie par le maire. Une enquête a été ouverte sur des détournements de fonds et des faux en écriture publiques présumés.

Élections de janvier 2011 À la suite de la démission en bloc de vingt élus municipaux, Patrick Luxembourger a été réélu avec 54,96 % des voix au premier tour (23 conseillers). Parmi les autres candidats, la liste PS/Verts menée par Alfred Mescolini obtint 19,22 % (3 sièges) ; Edith Talarczyk (ancienne ) 18,42 % (2 sièges). L'ancien maire PC Pierre Le Lay a obtenu 7,4 % des voix (1 siège).

La participation fut de 43 %.

Budget et fiscalité 2023 En 2023, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d'investissement : , soit par habitant ;