Marco Antonio Rubio, né le à Miami (Floride), est un homme politique américain. Membre du Parti républicain, il est le secrétaire d’État sous la seconde présidence de Donald Trump depuis le .
Marco Rubio est le président de la Chambre des représentants de la Floride entre 2006 et 2008, il est élu sénateur des États-Unis pour la Floride lors de l'élection de novembre 2010.
En 2015, il annonce sa candidature aux primaires présidentielles républicaines, mais il échoue face à Donald Trump. Il décide dès lors d’être candidat à sa réélection au poste de sénateur de Floride. Il est réélu à ce poste en 2016 et en 2022.
En , le nouveau président Donald Trump, qui entame son second mandat après l'élection présidentielle de 2024, le désigne comme secrétaire d’État dans son nouveau cabinet. Il est le premier cubano-américain à accéder à cette fonction.
Biographie Jeunesse Mario et Oria Rubio, les parents de Marco, émigrent de Cuba en 1956.. Son père travaille comme barman et sa mère comme gouvernante dans l'hôtellerie.. Rubio termine sa scolarité secondaire en 1989 et rejoint l'université de Tarkio (Missouri) sur une bourse sportive pour jouer au football américain. Il entre en 1990 au de Gainesville, puis à l'université de Floride.
Rubio obtient son B.S. de l'université de Floride en 1993 et son Juris Doctor de l'université de Miami en 1996. Pendant son cursus, il effectue un stage dans le cabinet de la représentante Ileana Ros-Lehtinen.
Vie privée Rubio est catholique. Il est initialement baptisé dans la foi mormone puis devient baptiste et enfin catholique.
Il est marié à , une ancienne pom-pom girl des Dolphins de Miami. Le couple a quatre enfants : Amanda, Daniella, Anthony et Dominick. La famille vit à West Miami jusqu'à sa prise de fonction en 2025 où il emménage dans une base militaire de Washington, le Fort Lesley J. McNair..
Débuts en politique Lors de l'élection présidentielle de 1996, Rubio dirige la campagne du candidat républicain Bob Dole en Floride.
Rubio est élu de West Miami, avant d'être élu, lors d'une élection spéciale, représentant de la Floride pour le (situé dans le comté de Miami-Dade) le . Il a depuis été réélu en 2002, 2004 et 2006.. En , il est élu président de la Chambre des représentants de la Floride pour la législature 2006-2008 ; il est le premier Cubain-Américain à occuper cette fonction. En 2008, il ne se représente pas dans le et le républicain est élu.
Rubio est l'auteur du livre , un recueil d'idées entendues lors de voyages dans l'État lors d'« idearaisers » ; son livre est remarqué par les conservateurs au niveau national, en particulier Newt Gingrich.
En 2007, Rubio promeut une réforme du système d'imposition de Floride. Il souhaite réduire la taxe foncière et diminuer l'importance de l'État (diminuer le nombre de salariés de l'État, réduire les domaines dans lesquels l'État intervient). Il n'arrive pas à faire passer sa réforme, mais un plan plus réduit, soutenu par le gouverneur Charlie Crist est toutefois voté.
Son ascension rapide sur la scène politique floridienne est expliquée par Manuel Roig-Franzia par la volonté qu'a Rubio de travailler sur des dossiers complexes, comme la commission de découpage électoral, pour apprendre et se faire remarquer des personnalités politiques plus âgées et plus influentes..
Sénateur des États-Unis
upright|vignette|Marco Rubio en 2011. Le , Rubio annonce sur son site Internet qu'il a l'intention d'obtenir l'investiture républicaine pour le poste de sénateur laissé vacant par le républicain Mel Martínez lors de l'élection en 2010. Dans la campagne pour l'investiture républicaine, Rubio est opposé, entre autres, au gouverneur Charlie Crist, considéré comme un républicain modéré. Présenté comme le futur de l'aile conservatrice du parti républicain, Rubio est fortement soutenu au niveau national, médiatiquement comme financièrement. Crist de son côté souffre dans les sondages, peinant à justifier aux électeurs républicains son vote en faveur du plan de relance économique mis en place par l'administration Obama. Crist se retire de la course à l'investiture républicaine le pour se présenter à la sénatoriale en candidat indépendant. Rubio remporte facilement la primaire républicaine du . Le , l'élection oppose Rubio à Charlie Crist et au candidat démocrate Kendrick Meek. Rubio l'emporte avec 48,9 % des voix Secrétariat d'État de Floride. devant Crist (29,71 %) et Meek (20,19 %).
Rubio intègre un groupe bipartisan de sénateurs, le (« groupe des huit »), cherchant à réformer la politique d'immigration. Les principaux points de la réforme proposée sont la régularisation puis la naturalisation de plus de onze millions d'immigrés clandestins, le durcissement de la sécurité aux frontières et la création d'un programme d'accueil des travailleurs immigrés. Cette réforme est critiquée par ceux qui ont soutenu Rubio lors de son élection, comme les . Rubio s'implique pour rassurer ces derniers et multiplie les interventions dans les médias conservateurs. En , le texte est voté au Sénat. ...
Il est mis en avant comme faisant partie de la nouvelle génération de personnalités politiques républicaines, d'origine immigrée, comme la gouverneure de Caroline du Sud Nikki Haley ou celle du Nouveau-Mexique, Susana MartinezAdèle Smith, « Nikki Haley, nouvelle figure républicaine de la diversité », in Le Figaro, mercredi 29 août 2012, page 5..
Le , il annonce son soutien à Mitt Romney à l'investiture républicaine.. Son nom revient souvent pour être le colistier de Romney à l'élection présidentielle, avant que Paul Ryan ne soit désigné..
Primaires présidentielles républicaines de 2016
vignette|Marco Rubio en campagne dans l'Iowa pour l'investiture républicaine, en janvier 2016. Candidat présenté comme modéré et pro-immigration, il apparait avec Jeb Bush comme le favori des dirigeants du Parti républicain. Grâce à un discours chrétien engagé, il réalise un score inattendu (23 %) lors du caucus de l'Iowa, talonnant les deux candidats anti- Donald Trump (24 %) et Ted Cruz (28 %). Il obtient un résultat décevant lors de la primaire du New Hampshire, mais arrive en deuxième position en Caroline du Sud, ce qui fait de lui le favori des primaires aux côtés de Donald Trump.. Sévèrement battu par Donald Trump dans son fief de la Floride le , il arrête sa campagne le soir même.. Finalement, il a remporté seulement trois territoires : le Minnesota, Porto Rico et la capitale Washington.
Au cours de ces primaires, Stan Pate, promoteur immobilier de l'Alabama et soutien de Marco Rubio, a financé une opération anti-Trump spectaculaire le qui a vu cinq avions inscrire plusieurs slogans hostiles au milliardaire dans le ciel de Pasadena, en Californie, parmi lesquels ou encore ...
Retour au Sénat
En 2015, Rubio annonce que si sa candidature à l'investiture républicaine échoue, il ne sera pas candidat pour le renouvellement de son mandat de sénateur de Floride (élection qui a aussi lieu en ). Rubio écarte aussi la possibilité de présenter sa candidature au poste de gouverneur de Floride en 2020... En juin, Rubio change d'avis et présente sa candidature à l'élection sénatoriale de Floride. Carlos López-Cantera qui se présentait du côté républicain pour le remplacer, annonce l'arrêt de sa propre campagne.. En août, Rubio affronte Carlos Beruff lors de la primaire républicaine pour l'investiture à l'élection sénatoriale et l'emporte avec 72 % des voix..
En novembre, il remporte l'élection sénatoriale face au démocrate Patrick Murphy (52 % contre 44 %)..
En , il est à l'initiative d'une proposition d'amendement constitutionnel pour établir une limite de neuf juges à la Cour suprême, après que plusieurs candidats démocrates à l'élection présidentielle de 2020 se soient déclarés ouverts à l'idée de nommer davantage de juges pour renforcer l'aile progressiste de l'institution.
Il remporte un troisième mandat de sénateur dans le cadre des élections de 2022, rassemblant 57,7 % des voix contre la représentante démocrate Val Demings.
En , il dépose avec le sénateur démocrate Tim Kaine une proposition de loi visant à empêcher un président américain de se retirer de l'OTAN sans un vote du Congrès, dans le contexte de déclarations de l'ancien président Donald Trump évoquant un possible retrait de l'alliance en cas de retour à la Maison Blanche. Le texte est adopté par le Congrès et promulgué en .
Dans le cadre des primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2024, il apporte son soutien à son ancien rival Donald Trump la veille du caucus de l'Iowa. Il fait partie en des trois finalistes pour devenir le colistier du candidat républicain à la présidence, Donald Trump, mais le sénateur J. D. Vance de l'Ohio lui est finalement préféré.
Secrétaire d'État des États-Unis Le , plusieurs médias américains avancent qu'il sera désigné par le président-élu Donald Trump pour devenir secrétaire d'État dans sa seconde administration. Trump confirme cette nomination le .
Le , après avoir unanimement été approuvé par la commission des affaires étrangères, il prend ses fonctions après une confirmation par le Sénat par 99 voix contre 0 (Rubio vota aussi, le Sénat compte une vacance dû au remplacement en cours de J. D. Vance). Dès le 24 janvier 2025, il annonce le retour des États-Unis dans le coalition de la Déclaration du Consensus de Genève, initiative internationale contre l'avortement.
Le , ABC News annonce que Donald Trump a limogé l'archiviste des États-Unis, Colleen Shogan, et choisit Rubio comme son successeur à titre intérimaire. La chaîne d'information retire finalement cette information quelques heures plus tard, affirmant que la décision est encore en cours de délibération. Shogan est finalement renvoyée le lendemain, et ses responsabilités sont transférées à titre intérimaire à son adjoint William J. Bosanko. Après le départ de ce dernier, Rubio est formellement nommé archiviste intérimaire par le président le . La loi interdisant qu'un poste soumis à confirmation du Sénat soit occupé pendant plus de 300 jours à titre intérimaire, il se met en retrait de ce rôle le et son autorité est transférée à son conseiller Jim Byron.
À partir du printemps 2025, il remplace Michael Waltz comme conseiller à la sécurité nationale par intérim, cumulant cette fonction avec celle de secrétaire d'État..
Durant sa première année de secrétaire d'État, il participe au démantèlement de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et à la capture de Nicolás Maduro, alignant rapidement ses positions géopolitiques sur celles du président, contrairement à ce qu'avaient prévu de nombreux observateurs à sa nomination en raison de son néoconservatisme passé. L'anticommunisme est au cœur de son engagement. Il est toutefois en retrait sur les dossiers russo-ukrainien, iranien et israélo-palestinien, Steve Witkoff jouant un rôle important comme envoyé spécial du président.
Il affirme en 2026 que les États-Unis allaient démanteler « brique par brique » la Cour pénale internationale (CPI). La campagne de Washington « mobilisera l’ensemble de l’appareil gouvernemental, pour paralyser systématiquement la capacité de la CPI à opérer, à cibler des militaires ou des responsables américains », selon lui. Les États-Unis exercent également des pressions sur d'autres pays pour qu'ils se retirent de la CPI. Plusieurs juges de la CPI sanctionnés par le gouvernement américain ont déposé plainte en juin 2026 contre Marco Rubio et d'autres responsables de l’administration Trump. Les États-Unis reprochent en particulier à la CPI d’enquêter sur de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétré par Israël durant la guerre de Gaza.
Conseil de la paix La Maison-Blanche le nomme en en tant que membre du Conseil de la paix qui doit superviser le comité technocratique chargé d'administrer la bande de Gaza dans le cadre de la deuxième phase du plan de paix du président américain Donald Trump.
Positions politiques