thumb|right|300px|Plage de sable fin et blanc, eau turquoise, végétation luxuriante : symbole des paysages néo-calédoniens à fort potentiel touristique La Nouvelle-Calédonie a connu pendant longtemps, et encore aujourd'hui sous certains aspects, une activité touristique assez marginale malgré des atouts indéniables liés à la diversité de ses paysages (forêts denses humides de la côte est et de la Chaîne centrale, forêt sèche et savanes des collines de la côte ouest, maquis minier du Grand Sud, topographie torturée des îles Loyauté, plages de sable fin et blanc de l'île des Pins ou d'Ouvéa), à l'importance de ses lagons (délimités par la seconde plus longue barrière de corail du monde après la Grande barrière de corail le long de l'Australie et classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008), à son climat favorable (tropical humide tempéré par les influences océaniques) ou à son fort aspect multiculturel.

Le développement du tourisme est assez récent (essentiellement depuis les années 1980, en l'absence auparavant d'une politique de mise en valeur liée à l'importance prioritaire donné à l'exploitation minière durant les années 1960 et 1970 dites du « boom du nickel ») et est encore assez irrégulier, même s'il a tendance à se stabiliser voire à croître légèrement (mais continuellement) depuis 2005. Ceci est surtout dû à un déficit d'image (lié à la comparaison avec la Polynésie française, terre d'attraction touristique majeure dans la région depuis la fin du , mais aussi aux aléas de son histoire tels que les Évènements politiques des années 1980) ainsi qu'au coût important de la destination (avec des tarifs aériens parmi les plus chers du monde, un billet hors-saison Paris-Nouméa atteignant facilement les voire les , à quoi s'ajoutent au sol une vie relativement chère,34 % plus chère qu'en Métropole dans une économie insulaire dépendant en grande partie pour sa consommation des importations et disposant de lourdes barrières douanières, et un coût salarial plus important que dans les îles voisines)..

Données économiques Le secteur employait en 2007 et, selon les prévisions de l'Institut de la statistique et des études économiques local, en 2008, soit entre 4,6 et 5 % de la population active totale, et produisait un chiffre d'affaires estimé à 53,663 milliards de francs CFP en 2006 (soit 449,7 millions d'euros) et une valeur ajoutée de 22,009 milliards de francs pacifiques (184,4 millions d'euros), soit environ 4 % du PIB du territoire..

Touristes hors croisiéristes Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec touristes. Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, à la suite de la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international à la suite des attentats du 11 septembre 2001 puis à ceux de Bali de 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme hors croisière a faiblement repris entre 2005 et 2008, ayant retrouvé son niveau de 2002 mais étant encore loin de son record de 2000. Après deux mauvaises années, liées à une mauvaise conjoncture internationale, en 2009 et 2010, le tourisme néo-calédonien connaît une année record en 2011 grâce à une nette progression des visiteurs métropolitains et du fait de l'organisation des XIV Jeux du Pacifique.

Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre encore du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Toutefois, de nouvelles lignes ont été ouvertes récemment par la compagnie locale Aircalin, dont une vers la Corée du Sud en partenariat avec Korean Air en 2008.

Touristes (hors croisiéristes)Police aux frontières jusqu'en 1999, ISEE à partir de 2000, repris par B. Fadda, « Le Tourisme en Nouvelle-Calédonie », Académie de Nouméa, 11/2006 pour les chiffres de 1996 à 2005ISEE en Nouvelle-Calédonie pour 2000 à 2009 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

Origines géographiques Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec touristes, connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive, et de forte crise économique, financière et sociale qui touche actuellement fortement l'archipel nippon, surtout depuis la crise mondiale de 2008 et 2009. Leur nombre est tombé en 2009 à , soit le plus bas depuis les années 1980, en 2010 à et à en 2011.

En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre et depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 () et 2005 (), est reparti à la hausse et a atteint touristes hors croisière en 2008, bénéficiant notamment de la mise en place d'une nouvelle rotation de la compagnie internationale néo-calédonienne, Aircalin, vers Séoul en juin 2008 et du développement des accords commerciaux avec des compagnies à plus faibles coûts (Cathay Pacific, Finnair, par exemple) qui a permis de baisser le prix du billet Paris-Nouméa tout du moins sur une partie du trajet. Ce nombre semblait pouvoir encore augmenter à partir de 2009 avec l'ouverture d'une ligne directe Paris-Nouméa via Saint-Denis de La Réunion et Sydney en partage de code entre Aircalin et Air Austral en mai 2009. Ainsi, entre janvier et août 2009, touristes français de métropole ont débarqué sur le territoire, alors que pour la même période en 2008 ils étaient Séries statistiques mois par mois du nombre de touristes hors croisière, ISEE. Néanmoins, les chiffres pour l'ensemble de l'année 2009 traduisent une baisse du nombre de Métropolitains venus en Nouvelle-Calédonie, comme de l'ensemble des touristes en général dans un contexte de crise mondiale, à . En 2010, cette baisse se confirme en tombant à , soit la plus faible arrivée de touristes métropolitains depuis 1995, avant que les touristes métropolitains ne reviennent en force en 2011, établissant un nouveau record de fréquentation, avec .

Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007 (passant, pour les deux pays confondus, de à ) et dépassant même pour la première fois depuis 1980 celui japonais (avec ) en 2008. L'Australie pourrait d'ailleurs rapidement devenir à elle-seule le second pôle d'origine des touristes visitant la Nouvelle-Calédonie, d'autant que le chiffre des touristes australiens est l'un des seuls à ne pas baisser en 2009, avec contre l'année précédente. Les touristes australiens dépassent les Japonais en 2010 tout en succombant à la baisse généralisée du nombre de visiteurs, avec venues en Nouvelle-Calédonie. Ce nombre continue à baisser en 2011, malgré pourtant cette année-là un regain d'activité pour le tourisme néo-calédonien, pour retomber à . La part des autres insulaires du Pacifique, essentiellement des autres territoires français d'Océanie (Polynésie française et Wallis-et-Futuna), reste également forte : ils étaient en 2005, en 2008 et en 2009.

De plus, de nouveaux marchés pourraient se développer à l'avenir. En Asie tout d'abord, notamment la Corée du Sud depuis l'ouverture de la ligne Séoul-Nouméa d'Aircalin, mais cela reste encore aujourd'hui marginal malgré une forte hausse ( en 2005, en 2008 et surtout en 2009), l'Europe (en dehors de la seule France métropolitaine, touristes en 2005, en 2009).

Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par zone géographique et pays de résidence en 2009, sur au total : Océanie : (39,77 % du total des touristes) dont : : (3, 18,68 %) : (4, 6,69 %) Autres territoires ou pays d'Océanie (surtout Polynésie française et Wallis-et-Futuna) : (14,4 %) Europe : (31,89 %) dont : : (1, 27,55 %) Autres pays européens : (4,34 %) Asie : (23,84 %) dont : : (2, 19,04 %) : 260 (1,10 %) Autres pays asiatiques : (4,79 %) Amérique : (2,53 %) dont : : 895 (0,9 %) Autres pays américains (dont surtout Guyane et Antilles françaises) : (1,63 %) Afrique (dont surtout la Réunion) : (1,99 %)

Type de tourisme et durée du séjour Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important ( en 2005, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens français), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel ( en 2005). La durée moyenne des séjours est ainsi de 20 jours environ en 2008 (avec une tendance à la hausse, elle était encore de 16,8 en 2005), mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée (33 jours en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical de personnes visitant leur proche et n'ayant pas, tout du moins pour l'essentiel de leur séjour, à se soucier de la question de leur hébergement (la dépense moyenne dans ce domaine des métropolitains est d'ailleurs inférieure à celle des autres touristes pour l'ensemble de la durée de leur séjour : elle est de F CFP par personne en 2008, soit francs de moins que la moyenne de l'ensemble des touristes et un rapport d'environ F CFP, ou 1 euro, par jour) et qui en profitent pour découvrir tout l'archipel. Étant ceux qui restent largement le plus longtemps, ils sont également les touristes dépensant le plus pour la durée totale de leur séjour ( F CFP en moyenne en 2008, hors transport aérien international, par touriste, soit quelque 1 270,3 euros) mais ceux déboursant le moins pour une seule journée (environ F CFP, ou 40 euros)..

Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne entre 5 et 6 jours passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel). Mais, particulièrement regardants en matière de qualité du service, ils sont ceux qui vont dépenser le plus dans l'hébergement (en moyenne en 2008, pour la totalité de leur séjour et par touriste, F CFP soit francs de plus que l'ensemble des touristes, tandis qu'ils constituent 31 % des nuitées dans les hôtels 3 étoiles et plus, seulement 9 % dans les 2 étoiles et 0,6 % dans les 1 étoile.), et venant dans l'optique d'un voyage inoubliable, ils sont également ceux qui achètent le plus de souvenirs (dépensant en moyenne par séjour et par touriste F CFP, soit près du double de la moyenne de l'ensemble des visiteurs étrangers en Nouvelle-Calédonie). Tout poste de dépense confondu, ils sont ceux qui vont débourser le plus par jour avec, en moyenne, par touriste, environ F CFP (environ 176 euros, hors transport aérien international).