La Coupe de Belgique 1953-1954 est la sixième édition de la Coupe de Belgique de football. L'épreuve n'a plus été organisée depuis 18 ans, soit depuis l'édition 1934-1935, remportée par le Daring CB. Après cette pause, les fans considèrent qu'il s'agit de la « première édition de l'ère moderne ».
Le schéma adopté en 1953-1954 sera conservé par la suite : des éliminatoires par provinces suivis l'entrée en lice graduelle des clubs évoluant en séries nationales. Les trois premiers tours sont disputés par les équipes évoluant en provinciales, celles de Promotion les rejoignent au quatrième tour et enfin, à partir du cinquième tour (soit les « de finale »), les équipes de Division 1, Division 2 et Division 3 font leur entrée dans la compétition.
La dernière phase de cette se déroule de mars à , en parallèle du 6 au , avec le Championnat de football du CISM. Celui-ci étant une épreuve sportive entre équipes nationales militaires, dont la française, alors que se déroule la tragique Bataille de Diên Biên Phu, épilogue de la non moins tragique Guerre d'Indochine.
La victoire finale revient au Royal Standard Club Liégeois, qui dispose en finale du RC Mechelen KM pour décrocher le premier titre majeur de l'histoire du club.
Histoire Retombées dans les oubliettes depuis 1935, le retour de la Coupe de Belgique est proposé par le club R. Stade Louvaniste par l'intermédiaire de son Président, Monsieur Vranckx.
L'idée fait d'abord face à des réticences de la part du Comité Exécutif de la fédération qui craint « une trop grande prolongation de la saison en raison des séries à seize clubs » (en 1952, le passage des séries de 14 à 16 clubs au lieu de 14 date n'est vieux que de quatre ans). Mais les meneurs de l'initiative ne se découragent pas et, largement soutenus par d'autres clubs, obtiennent la création d'une commission qui établit un dossier finalement présenté à la Commission Nationale d'Études (C.N.E).
Le projet est d'abord ajourné. Le Comité Exécutif désigne son Secrétaire-Général, José Crahay pour présider une commission spéciale à laquelle participera Monsieur Vranckx et un délégué de chaque groupement de clubs (subdivision par division hiérarchique)Article du journal Le Soir du 30/06/1952.
Il faut ainsi attendre la deuxième session ce l'AG. Celle-ci se tient le samedi .Après concertation entre les différentes composantes de l'URBSFA, en termes de clubs, le projet est adapté. Ainsi seuls les sont retenus « par manque de dates libres ». Le plan définitif scinde l'entrée des formations des divisions nationales en deux groupes et non plus trois. Les 64 équipes de « Promotion » entrent au suivies au tour suivant des 64 équipes des Divisions 1, 2 et 3.
Par ailleurs, faute de suffisamment de journées libres (on ne joue que les dimanches et les joueurs fériés à cette époque), il est considéré impossible de faire rejouer les matchs en cas d'égalité. Pour les départages des égalités, la « notion de tirage au sort » disparaît. Il est précisé que si le botté des penalties est nécessaire, les cinq mêmes tireurs recommencent tous tant qu'une différence n'est pas faite. Une rencontre De coupe de Belgique se joue sur terrain de la première équipe tirée au sort, sauf les demi-finales qui sont joués sur terrain neutre choisi par la « Commission de la Coupe de Belgique ». Précisément, cet organisme est créé spécifiquement afin de gérer toutes l'organisation de l'épreuve et d'examiner les litiges. La Coupe de Belgique doit être jouée lors des journées d'avant-championnat, celle où il y a une rencontre de l'équipe national à l'étranger, ainsi que toutes les autres dates libres excepté le dimanche de Pâques qui est réservé aux tournoisArticle du journal Le Soir du 20/12/1952.
Le projet Coupe de Belgique est approuvé pour un essai d'un an. À noter que l'option « prolongation en cas d'égalité » n'est pas retenue pour les quatre premiers tours. On qualifie l'équipe ayant obtenu le plus de corner et si nécessaire on botte des penaltiesArticle du journal Le Soir du 21/12/1952.
Le dimanche , l'Assemblée Générale de l'URBSFA vote la relance de la Coupe de Belgique, mais pour un essai d'un an avec évaluation d'une prolongation. Les dernières objections s'effacent quand le projet de calendrier de l'épreuve démontre que les « grands clubs » ont encore la possibilité d'organiser des matchs internationaux. Ceux-ci apportent des recettes essentielles aux clubs qui, rappelons le ne sont pas professionnels. À cette époque, les actuelles compétitions continentales n'existent pas. D'autres réticences, notamment relatives aux fais d'organisation, sont aplanis car la procédure envisagée prévoit plusieurs toujours disputés régionalement. Par ailleurs, les concepteurs ont prévu un système dans lequel la « recette guichet » nette est partagée en deux entre les deux clubs concernés.
Après avoir longtemps discuté de l'opportunité de relancer la Coupe de Belgique, les responsables de l'URBSFA décident finalement de l'organiser pour la saison 1953-1954. De nombreuses voix sont très favorables notamment chez observateurs et chroniqueurs. Ainsi dans le « Le Soir » du , le spécialiste Jacques Thibaut exprime déjà ses craintes que sans adaptation du règlement fédéral concernant la gestion du calendrier la survie de la nouvelle Coupe serait déjà menacéeArticle du journal Le Soir du 31/03/1953. En matière de calendrier surchargé, il faut se rappeler qu'au milieu des années 1950, le football belge ne se joueur que les week-ends (majoritairement le dimanche) et certains joueurs fériés.
L'enthousiasme des dirigeants de la fédération et des observateurs extérieurs n'est pas partagé par tous les clubs, surtout ceux de première division, dont la moitié se fait éliminer dès son entrée en lice, généralement par des équipes évoluant deux, voire trois divisions plus bas. Structuration envisagée quatre tours entre équipes provinciales (toutes les divisions), , entrée des clubs de « Promotion » , entrée des clubs de « Division 2 » et de « Division 3 » , entrée des clubs de « Division 1 » (Trente-deuxièmes de finale) Seizièmes, Huitièmes, Quarts, Demis et Finale. Toutes les rencontres jouées en une manche sur le terrain de la première équipe tirées au sort.
Dispositions règlementaires proposées Prolongation de deux fois trente minutes en cas d'égalité après 90 minutes. Toutefois les dépositaires du projet laissent latitude aux différents comités provinciaux de faire jouer ou non une prolongation lors des quatre premiers tours. En cas d'égalité au terme du match (90 ou 120 minutes), l'équipe ayant obtenu le plus de coups de coins (corners) est qualifiée. On procède Si l'égalité subsiste après le départage aux corners, on procède au botté de cinq penalties par cinq joueurs différents. En dernier ressort, on procède à un tirage au sort. Le projet fait également mention « ...qu'à partir des quarts de finale, les clubs pourraient être autorisés à jouer en semaine... » ou encore « ...il serait judicieux qu'en demi-finale le match soit rejoué en cas d'égalité... » en n'oubliant pas de préciser « ...de quoi aurions nous l'air si un finaliste ou même le gagnant de la Coupe de Belgique était désigné par tirage au sort... »Article du journal Le Soir du 28/06/1952.
Fonctionnement et règlement Chaque tour applique le principe de matches à élimination directe en une manche, disputée sur le terrain de la première équipe tirée au sort. Lors des trois premiers tours, si les deux équipes sont à égalité, elles sont départagées au nombre de corners obtenus. Si elles sont toujours ex æquo, le match est rejoué sur le terrain de l'équipe qui s'est déplacée pour le premier match.
En cas d'égalité à la fin du temps réglementaire: on joue une première prolongation de deux fois quinze minutes. Si les deux clubs n'ont pas réussi à se départager lors de cette demi-heure supplémentaire, ils jouent un quart d'heure supplémentaire en deux mi-temps de 7 min 30 s. Le nombre de corners obtenus redevient le critère déterminant si personne n'a pu faire la différence dans le jeu durant chacune des deux prolongations (« 2 × 15 min » puis « 2 × 7 min 30 s »). Si l'égalité subsiste aussi aux coups de coin, on procède au « botté de penalties ». Cinq tireurs différents par équipe bottent un penalty. Si la parité persiste on recommence intégralement avec les cinq mêmes tireurs.
Aucune équipe « protégée » lors des tirages au sort. Ceux-ci sont effectués de manière intégrale entre chaque tour.
Participants Lors de cette édition de reprise, 624 clubs prennent part à la compétition. On compte 496 clubs issus des séries provinciales, qui disputent les trois premiers tours préliminaires par province, qualifiant un nombre fixe de représentants pour chacune d'elles.
Au quatrième tour, les 64 équipes qualifiées au terme des trois tours joués au sein des chacune des neuf provinces sont rejointes par les 64 clubs de Promotion. Enfin, pour le cinquième tour, les 32 équipes de Division 3, les 16 de Division 2 et les 16 de Division 1 font leur entrée dans la compétition, sans bénéficier d'un statut protégé.
Cinquième tour – Soixante-quatrièmes de finale Le tirage au sort se déroule le lundi en début de soirée, dans les locaux de la fédération, à Bruxelles. Les 64 équipes des trois plus hautes divisions sont rejointes par les 64 équipes qualifiées après les quatre tours préliminaires. Ces derniers sont 38 clubs de Promotion et 26 clubs évoluant dans les séries provinciales. En dépit du tirage au sort intégral, les clubs de l'élite s'évitent et ne croisent qu'au mieux une « D3 » ! À en lire la presse de l'époque, il semble que cette relance de la Coupe de Belgique n'intéresse pas trop les clubs de « Division 1 », qui préfèrent de matchs amicaux, « plus juteux en termes de rentrées financières ». Ainsi, le jour (férié) prévu pour ce , des matchs de gala sont prévus. Notamment une opposition de « l'Entente bruxelloise contre une « Football Combination », soit des sélections des meilleurs joueurs des deux capitales plus un joueur de Birmingham City dans l'équipe d'Outre-Manche ; ou encore à Anvers, un match entre une sélection de la métropole portuaire contre le club professionnel anglais de Burnley FC.
Le désintérêt pour la Coupe se remarque aussi avec quelques « éliminations chocs » d'équipe de D1, notamment Anderlecht, futur champion de Belgique, sorti de la compétition par VC Vlug en Vrij Terhagen (Promotion). Comme le règlement l'autorise plusieurs rencontres voient l'ordre initial du tirage au sort être inversé. C'est notamment le cas pour le Daring CB qui doit « recevoir », mais qui choisit de se déplacer car le match contre la sélection londonienne évoqué ci-avant se déroule dans son stade Oscar Bossaert de Molenbeek. Tous les matches de ce cinquième tour sont joués le mercredi , jour férié.
Participants + Répartition des clubs par province et division ProvincesTotal D1 D2 D3 P p1 p2 28 7 2 5 11 2 1 20 2 4 5 6 3 0 14 0 3 3 4 4 0 16 1 2 6 3 4 0 12 2 1 3 3 2 1 17 3 1 5 5 1 2 14 0 3 4 3 3 1 3 0 0 0 3 0 0 3 0 0 1 1 1 0TOTAUX 128 16 16 32 38 21 5
Résultats présentation Le résultat des 64 rencontres du sont présentées ci-après, parce que c'est de cette façon que la majorité des quotidien à l'époque ont procédé: en regroupant les matchs par type d'opposition ( « D1 » contre « D3 », « D1 » contre « Promotion », etc.). Au total, il y a « 16 catégories différentes ». Les noms des clubs sont ceux qu'ils portent lors de la saison 1953-1954. Pour le et les Trente-deuxièmes de finale les « liens Wikipédia » ne sont pas employés pour les noms des équipes. Ce choix est fait en raison du nombre encore important de « petits clubs » n'ayant pas de page attitrée et ainsi donc éviter les liens rouges assez inesthétiques, et étant autant d'appels à créer des pages qui ne sont en fait pas admissibles selon les critères en place.
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